Histoire du Roi et des trois maisons

 Histoire du Roi et des trois maisons

Il y avait  une fois trois maisons sur le bord d'une route.

Les trois maisons étaient pareilles et dans les trois maisons vivaient un papa, une maman et plusieurs enfants.

Un jour, le Roi, qui était en voyage, envoya son page dire aux trois maître de maison: "préparez tout ce qu'il faut pour me recevoir car, en passant, je m'arrêterai chez vous."

Le page fit la commission et retourna prés de son maître.

Mais les habitants de la première maison étaient des gens méchants qui n'aimaient pas le Roi.

Ils se dirent entre eux: " Il peut toujours venir, ce n'est pas nous qui nous dérangerons pour le recevoir! " Et ils mangèrent, ils se couchèrent comme d'habitude, sans rien nettoyer, sans rien préparer.

Le lendemain, lorsque le Roi entra dans cette maison, il la trouva très sale, avec des toiles d'araignée, des miettes et des épluchures par terre. Les chaises étaient tellement encombrées qu'il n'en trouva pas une pour s'asseoir et, comme il avait faim et soif, on lui apporta tout juste, en lui faisant la grimace, un croûton de pain et un peu d'eau dans un verre ébréché.

Le Roi ne dit rien pendant un moment. Mais, à la fin, perdant patience, irrité de la méchanceté de ce gens, il sortit de la maison et appela ses soldats pour qu'on les mette tous en prison.

Puis il entra dans la deuxième maison. 

Là, on avait bien essayé de se préparer à la venue du Roi, mais on était étourdi, un brin paresseux, et tout avait marché de travers.

Le plancher était balayé, bien sûr. Seulement, il y avait de la poussière sur tous les meubles. On avait fait un gâteau pour le Roi...hélas ! on l'avait oublié au four, de sorte qu'il ressemblait plutôt à un morceau de charbon...Et comme, au fond, on n'était pas très fier, on ne trouva rien à dire pour saluer le Roi.

Après la première bouchée, le Roi n'eut pas le courage de manger le gâteau brûlé. Il n'offrit pas les cadeaux qu'il avait apportés et sortit au plus tôt d'une maison où l'on était si mal.

Je suis pourtant bon pour mes sujets, songeait-il avec tristesse, et c'est ainsi qu'ils me reçoivent?

Et lentement, sans beaucoup d'espoir, il se dirigea vers la troisième maison.

Mais là, quelle différence!

Le Roi n'eut même pas à frapper; la famille au complet l'attendait dehors et l'on avait ouvert la porte toute grande. Le papa, la maman, les enfants, tout le monde le salua avec beaucoup de respect et le remercia, lui, le Roi, d'être venu dans la maison. Puis on le fit entrer. Le ménage avait été fait en grand, le carrelage, les meubles...tout avait été impeccablement nettoyé. On avait astiqué les  cuivres, les vitres étaient toutes propres. Dans la salle de séjour, le canapé et les fauteuils étaient recouverts d'un tissu tout neuf; les vases débordaient de fleurs. La maison toute entière prenait un air de fête vraiment très agréable. Dés que le Roi fut assis, on lui apporta des gâteaux, des fruits, une boissons fraîche et le plus jeune lui récita un joli compliment.!

Heureux et consolé, le Roi demeura très longtemps dans la maison. Lorsque vint l'heure de se retirer, il appela ses pages et leur fit distribuer des cadeaux aux petits comme aux grands, sans oublier personne. Il promit enfin à cette famille de toujours l'écouter lorsqu'elle aurait une faveur ou une permission à lu demander.

Alors le papa lui dit, au nom de la famille:

Seigneur, la plus grande grâce, c'est que vous reveniez chez nous, parce que nous vous aimons.

Ton âme est comme l'une de ces trois maisons, mais chez toi, c'est bien plus qu'un roi, c'est Jésus, le Seigneur Dieu qui va venir.