Notre Dame de Pontmain

 

Notre Dame de Pontmain

L'histoire se passe le 17 Janvier 1871, dans un village proche de Laval en Mayenne à Pontmain.

C'est l'hiver, il fait froid, le sol est couvert de neige depuis plusieurs jours.

La France est envahie par les Prussiens, Paris est assiégé, l'ennemi est à Laval, à 55 Km de Pontmain, les habitants sont dans l'angoisse.

L'ennemi est là, 38 hommes du village sont partis à la guerre. A leur départ, Monsieur le curé avait demandé à ses paroissiens de venir à la messe chaque jour.

Son appel avait été entendu : l'assistance était nombreuse et priait pour la France et ses soldats.

Les enfants priaient encore plus de ferveur que leurs parents. Parmi eux, ils y avait deux petits Barbedette, Eugène et Joseph.

Ce 17 janvier, à 17 h 3 ,les enfants étaient en train de travailler avec leur père. Une voisine entre, donnant de très bonnes nouvelles des soldats dont Auguste, leur frère dont ils n'avaient pas de nouvelles depuis longtemps.

Eugène en profite pour sortir  et remarque le grand nombre d'étoiles. Soudain, il aperçoit une Dame d'une beauté extraordinaire qui le regarde en souriant.

Elle est vêtue d'une robe foncée sans ceinture, avec des manches larges et sa robe couverte d'étoiles d'or à 5 branches et une couronne d'or.

Eugène contemple le spectacle depuis 10 minutes, lorsque la voisine sort et lui demande de rentrer.

Il lui montre la belle Dame. Mais elle ne voit rien.

Son père et son autre frère sortent. Joseph voit tout de suite la belle Dame alors que le papa ne voit rien.

Celui-ci demande à ses enfants de rentrer, ce qu'ils font et se remettent au travail.

Mais, le père, ému, demande à Eugène de sortir à nouveau.

Et Eugène voit à nouveau la belle Dame, alors le père appelle son épouse mais elle ne voit rien et se fâche pour que ses enfants retournent travailler, ils obéissent.

En sortant le soir de la grange pour aller dîner, ils revoient la belle Dame.

Après le dîner, ils sortent et en voyant la Dame, ils se mettent à genoux et prient. Tout le village vient ensuite à défiler.

On va chercher une religieuse qui ne voit rien, et la maman d'Eugène prend ses enfants pour des menteurs.

La religieuse revient avec trois petites filles qui voient et font une description identique à celle des deux garçons.

Mr le curé vient ensuite , et puis l'assistance augmente (60 adultes dans la grange) et les enfants dehors. Personne se moque, la belle Dame est triste

La belle Dame se trouve dans un ovale bleu foncé. Quatre bougies dans cet ovale, deux au niveau de ses épaules, deux au niveau de ses genoux.

Par contre, trois belles étoiles sont visibles par tous à l'extérieur.

Dés que le chapelet commence, la Dame grandit, des étoiles viennent sous ses pieds et Elle sourit en regardant l'assistance . De nombreuses étoiles couvrent sa robe.

Une banderole apparaît, et lettre après lettre, une phrase:" Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher."

L'assistance est heureuse et se sent protégée.

Une femme incrédule rentre chez elle, tombe et ne peut se relever qu'en priant.

Les chants reprennent et la Dame rit.

La foule rit à son tour et pleure d'émotion

Une croix, tenue par la Vierge, d'un rouge vif apparaît en avant de la Sainte. Elle porte un Christ tout couvert de sang avec une inscription : Jésus-Christ.

La Sainte Vierge, pleine de douleur abaisse les yeux pour regarder le Christ en croix.

Elle prie à son tour pour demander elle-même pardon pour les pécheurs.

Il est 21 h, le crucifix disparaît, une petite croix blanche apparaît sur chaque épaule.

Enfin, une sorte de voile blanc fait disparaître peu à peu la Sainte Vierge.

Au même moment, les troupes ennemies se replient et les 38 soldats reviennent à la fin de la guerre.

Des miracles ont suivis.

Le 2 février 1872, l'évêque de Laval, reconnait l'authenticité de l'apparition.

"Notre Dame de Pontmain, protégez les petits enfants de France"