Notre Dame du Mont Carmel

 

                                                

 

NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL
Offert par Mrg Masson et www.hermas.info

Le 16 juillet, l’Eglise fête Notre-Dame du Mont Carmel. Le Mont Carmel : pourquoi ? Cette fête est
peu connue des fidèles, et fait penser au Carmel, aux Carmélites. C’est pour quoi il m’a semblé utile
de « m’arrêter » quelques instant sur ce Mont, bien connu dans la Bible, et riche de signification,
pour en arriver ensuite à la Fête de Notre-Dame du Mont Carmel.

LE MONT CARMEL DANS LA BIBLE
Le Mont Carmel est une montagne côtière du nord de la Palestine, qui surplombe la Méditerranée.
Au temps de la Palestine de l’Ancien Testament, il était situé en Syro-Phénicie et avait une frontière
commune avec la Galilée à l’est. Les montagnes de Galilée descendant du Nord, celles de Judée
venant du Midi, se joignent en Samarie sur la chaîne assez courte qui tire de lui son nom et fait
converger vers lui tous leurs grands souvenirs. Dom Guéranger (Année Liturgique)écrit à son
sujet : « L'on dirait que par la situation dominante de son promontoire au centre même du littoral
sacré, il a pour mission d'annoncer au loin sur la mer d'Occident l'Orient divin qui s'est levé du sein
des ténèbres (cf. Luc. I, 78-79 : « Œuvre de la miséricorde divine qui nous amènera d’en-haut la
visite du Soleil Levant »), « c’est-à-dire les temps messianiques ou le Messie lui-même » (cf. Bible
de Jérusalem, note h).
Chez le prophète Jérémie, ce seul nom résumait à ses yeux tous les biens de la terre des promesses ;
et quand les crimes du peuple élu menacent d'amener la ruine sur la Judée : « J'ai vu le Carmel
désert, s'écrie le Prophète, et toutes ses villes détruites au souffle de la fureur de Dieu (Jérémie
IV, 26) ». Mais voici qu'au sein des peuples païens, la future Sion succède à la première ; et huit
siècles à l'avance, Isaïe la reconnaît à la gloire du Liban devenue sienne, à la beauté du Carmel et de
Saron qui luit est donnée (Isaïe 35, 2 : « La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel
et de Saron ; on verra la gloire de Yahvé, la splendeur de notre Dieu »).
Le Mont Carmel est tellement connu et renommé que, dans le Cantique des Cantiques (Cantiques,
7, 5), les suivantes de l'Epouse, célébrant pour l'Epoux celle qui sans retour a ravi son cœur,
chantent que « sa tête est comme le Carmel, et sa chevelure comme les fils précieux de la pourpre
du roi tressés avec soin dans les eaux colorantes (2) », car la pêche des coquillages fournissant la
couleur royale était, en effet, abondante au cap Carmel.
Le Carmel et sa région sont aussi le lieu de nombreux épisodes bibliques, qui nous sont peu
connus. Tout près de ce Mont, coulait le fleuve Qishôn célèbre par la victoire de Débora sur
les Cananéens dont il avait roulé les cadavres, comme le raconte le Livre des Juges (5, 21).
Débora avait été choisie comme prophétesse pour chasser les Cananéens dirigés par Sisera, qui
avaient envahi le pays car le peuple élu avait recommencé à faire ce qui est mal aux yeux de
Dieu. Dieu écouta leurs supplications et leur demande de pardon. Aussi Sisera fut-il tué, ainsi
que toute son armée. Et Débora, appelée « mère en Israël » (ibid, verset 5) entonna ce cantique :
« Du haut des cieux les étoiles ont combattu, de leurs chemins, elles ont combattu Sisera. Le
torrent du Qishôn les a balayés, le torrent sacré, le torrent du Qishôn ».
Mais le peuple d’Israël, sorti d’Egypte et entré en possession de la Terre Promise est incorrigible.
Il retombe sans cesse dans le péché d’idolâtrie. Ils recommencent à faire ce qui déplaît à Yahvé
(Juges, chapitre 6°), et Dieu les livra pendant sept ans aux mains de Madiân « dont la main se fit
lourde sur Israël (ibid, verset 2). Aussi « Madiân réduisit Israël à une grand misère, et les Israélites
crièrent. vers Yahvé « (ibid. 6).
Le peuple invoqua le Seigneur qui lui envoya un prophète, et suscita Gédéon. Madian succomba
à son tour dans la même plaine où Sisara avait senti la puissance de celle qu'on appelait la Mère
en Israël : contre Madian, Gédéon lui aussi n'avait marché qu'au nom de la femme terrible comme
une armée rangée en bataille (Cant. VI, 9 : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle
comme le lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons », texte repris
dans la liturgie, antienne de l’Antienne Communion de la Vigile de l’Immaculée Conception, et
attribué à la Sainte Vierge « terrible comme une armée rangée en bataille » : « Quae est ista quae
progreditur quasi aurora consurgens, pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut castrrorum acies
ordinata »). Pour Gédéon, le signe avait été pour lui la toison rafraîchie par la céleste rosée dans
la sécheresse de la terre entière (Juges, VI, 36-40.), texte que je tiens à citer, car il est appliqué à
la Sainte Vierge : c’est l’épisode et l’épreuve de la toison (sans oublier la vision de la Femme de
l’Apocalypse, revêtue du soleil, et la lune sous les pieds)
Juges, chapitre 6° :
7. Lorsque les Israélites eurent crié vers Yahvé à cause de Madiân,
8. Yahvé envoya aux Israélites un prophète qui leur dit : « Ainsi parle Yahvé, Dieu d'Israël. C'est
moi qui vous ai fait monter d'Égypte, et qui vous ai fait sortir d'une maison de servitude.
9. Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous ceux qui vous opprimaient.
Je les ai chassés devant vous, je vous ai donné leur pays,
10. et je vous ai dit : «Je suis Yahvé votre Dieu. Vous ne craindrez pas les dieux des Amorites dont
vous habitez le pays. » Mais vous n'avez pas écouté ma voix. »
11. L'Ange de Yahvé vint et s'assit sous le térébinthe d'Ophra, qui appartenait à Yoash d'Abiézer.
Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir pour le soustraire à Madiân,
12. et l'Ange de Yahvé lui apparut : « Yahvé avec toi, lui dit-il, vaillant guerrier! »
13. Gédéon lui répondit : « Je t'en prie mon Seigneur! Si Yahvé est avec nous, d'où vient tout
ce qui nous arrive ? Où sont tous ces prodiges que nous racontent nos pères quand ils
disent : «Yahvé ne nous a-t-il pas fait monter d'Égypte ?» Et maintenant Yahvé nous a
abandonnés, il nous a livrés au pouvoir de Madiân... »
14. Alors Yahvé se tourna vers lui et lui dit : « Va avec la force qui t'anime et tu sauveras Israël
de la main de Madiân. N'est-ce pas moi qui t'envoie ? » -
15. « Pardon, mon Seigneur! lui répondit Gédéon, comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le
plus pauvre en Manassé et moi, je suis le dernier dans la maison de mon père. »
16. Yahvé lui répondit : « Je serai avec toi et tu battras Madiân comme si c'était un seul homme. »
17. Gédéon lui dit : « Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c'est toi qui me
parles.
33. Tout Madiân, Amaleq et les fils de l'Orient se réunirent et, ayant passé le Jourdain, ils vinrent
camper dans la plaine de Yizréel.
36. Gédéon dit à Dieu : « Si vraiment tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu l'as dit,
37. voici que j'étends sur l'aire une toison de laine; s'il y a de la rosée seulement sur la toison et
que tout le sol reste sec, alors je saurai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l'as
dit. »
38. Et il en fut ainsi. Gédéon se leva le lendemain de bon matin, il pressa la toison et, de la
toison, il exprima la rosée, une pleine coupe d'eau.
39. Gédéon dit encore à Dieu : « Ne t'irrite pas contre moi si je parle encore une fois. Permets
que je fasse une dernière fois l'épreuve de la toison : qu'il n'y ait de sec que la seule toison et
qu'il y ait de la rosée sur tout le sol! »
40. Et Dieu fit ainsi en cette nuit-là. La toison seule resta sèche et il y eut de la rosée sur tout le
sol.
Saint Bonaventure dans ses « Œuvres Spirituelles », chante et énonce les louanges de la
Bienheureuse Vierge Marie en ces termes : « MARIE FIGURÉE PAR LA TOISON DE GÉDÉON ».
« Vous êtes la toison que le ciel, dans sa bonté, offrit à Gédéon, toute humide et remplie
d'une rosée divine; la toison qu'il pressa sous ses doigts. Les eaux dont vous fûtes arrosée sont
demeurées toujours inaltérables, et vous êtes devenue la consolation de ceux que le malheur
éprouve, alors que la terre entière se trouvait desséchée.
« La rosée véritable , descendue du fleuve céleste, a pénétré le manteau de votre pureté,
alors que, par la faveur du Dieu suprême, vous fûtes remplie du soleil de justice; que vous êtes
devenue la Mère de Dieu et de l'homme, et que la fleur de votre virginité réunit sans les altérer
ses parfums à ceux de la maternité ».
« Sur la toison de Gédéon, sans aucun bruit, du ciel, la rosée tomba par l’action de Dieu (Juges
6, 36). De même, dans le sein de la Vierge, sans relation avec un homme, du ciel, le Fils de Dieu
descendit selon l’antique promesse ».
Dans l’anaphore de Marie Vierge, Fille de Dieu, composée par Abba Ciriaque, Evêque
de Bahnas, l’Eglise éthiopienne présente les images de Marie dans l’Ancien Testament :
« Par toi le premier né de toute la création a été renouvelé. Tu fus l'espoir d'Adam quand il fut
chassé du Paradis, la piété d'Abel tuée injustement, la bonté de Seth, les bonnes oeuvres d'Enoch,
l'arche de Noé qui le sauva du désastre du déluge, la bénédiction de Sem et sa part, la pérégrination
d'Abraham, le parfum d’Isaac et l'échelle de Jacob, la consolation de Joseph, les tables de Moïse, la
ronceraie du Sinaï, les sonnettes du vêtement du prêtre Aaron, ainsi que le bâton qui produit fleurs
et fruits, la stèle du témoignage de Josué, LA TOISON DE GÉDÉON, le vase d'onguent et la corne
d'huile de Samuel, la verge dont Jesse se glorifiait, le chariot d'Aminadab, la cithare de David, la
couronne de Salomon, le jardin fermé, la source scellée, le panier d'or d'Élie, le calice d'Elisée,
la conception virginale d'Isaïe, la primogéniture sans noces d'Ezéchiel, l'émanation de la Loi à
Bethléem, la terre d'Ephrata de Michée, l’arbre de vie de Silonidis, le pansement de la blessure de
Nahum, la félicité de Zacharie, le temple pur de Malachie ».
« O Marie, tu es la nuée de Job, la TOISON DE GÉDEON et la corne d'huile de Samuel, et pour toi
tous les fruits de la terre répandirent un parfum suave… O Marie, calice d'intelligence de Samuel,
salut de Daniel au milieu des lions, VIE D'ÉLIE ».
Mais, revenons à Gédéon. Convaincu par ces deux signes, Gédéon leva une armée. Mais le peuple
était trop nombreux pour Dieu qui lui ordonna de faire un choix parmi ces 30.000 hommes. Les
emmenant au bord de l'eau pour boire, il ne conserva dans ses troupes, comme Dieu le lui avait
recommandé, que les hommes qui lapaient l'eau à la manière des chiens. Avec quelques hommes
(300 environ) Gédéon partit à la rencontre des armées madianites.
Les armées ennemies étaient beaucoup plus nombreuses. Pour attaquer leurs camps, Gédéon divisa
ses hommes en 3 équipes. Chaque homme reçut une trompette, une cruche-et une torche. Gédéon
mit au point une tactique: « Quand vous arriverez près du camp, soufflez dans les trompettes, et
hurlez : Pour Dieu et pour Gédéon . Ensuite, cassez vos cruches ». Les Madianites, trompés par tout
ce bruit, prirent peur et s'enfuirent. La paix régna alors sur Israël tant que Gédéon vécut.
Dom Guéranger souligne le plan de Dieu sur ce Mont Carmel, en y voyant l’annonce, en ces termes,
de la venue de la Mère par excellence, : C’est « comme si cette plaine glorieuse d'Esdrelon, qui
vient mourir au pied du Carmel, ne devait offrir aux horizons de ses divers sommets, aux échos de
ses multiples vallées, que les prophétiques figures et les titres variés de la triomphatrice annoncée
dès le premier jour du monde : non loin d'Esdrelon quelques défilés conduisent à Béthulie, terreur
des Assyriens, qu'illustra Judith, la joie d'Israël et l'honneur de son peuple (Judith, XV, 10) ; tandis
que dans les hauteurs du septentrion se cache Nazareth, blanche cité, fleur de la Galilée (Hieron.
Epist. XLVI, Paulae et Eustochii ad Marcellam) ».
Dom Guéranger déroule ainsi devant nos yeux, le plan éternel de Dieu : « Quand son amour
se jouait dans l'affermissement des collines et des monts (Prov. VIII, 22-31), l'éternelle Sagesse
avait en effet choisi le Carmel pour être, aux siècles des figures, l'apanage anticipé de la fille d'Eve
qui briserait la tête de l'ancien ennemi. Aussi lorsque le dernier des longs millénaires de l'attente eut
commencé de dérouler ses interminables anneaux, quand l'aspiration des nations (Genèse. XLIX,
10.) devenue plus instante obtint du Seigneur l'épanouissement de l'esprit prophétique dont cette
époque parut marquée, ce fut au sommet de la montagne prédestinée qu'on vit le père des Prophètes
venir dresser sa tente et observer l'horizon, avec le Prophète Elie.
Citons ce textes en entier, car la liturgie l’a repris pour les attribuer à Marie :
Proverbes, chapitre 8°
22. « Yahvé m'a créée, prémices de son œuvre, avant ses œuvres les plus anciennes.
23. Dès l'éternité je fus établie, dès le principe, avant l'origine de la terre.
24. Quand les abîmes n'étaient pas, je fus enfantée, quand n'étaient pas les sources aux eaux
abondantes.
25. Avant que fussent implantées les montagnes, avant les collines, je fus enfantée;
26. avant qu'il eût fait la terre et la campagne et les premiers éléments du monde.
27. Quand il affermit les cieux, j'étais là, quand il traça un cercle à la surface de l'abîme,
28. quand il condensa les nuées d'en haut, quand se gonflèrent les sources de l'abîme,
29. quand il assigna son terme à la mer - et les eaux n'en franchiront pas le bord -, quand il traça les
fondements de la terre,
30. j'étais à ses côtés comme le maître d'œuvre, je faisais ses délices, jour après jour, m'ébattant
tout le temps en sa présence,
31. m'ébattant sur la surface de sa terre et trouvant mes délices parmi les enfants des hommes.
LE PROPHÈTE ELIE
Les triomphes de David, les gloires de Salomon sont terminés : le royaume de Juda, brisé par le
schisme des dix tribus, menaçait prématurément d'échapper à ses mains ; Baal régnait en Israël.
Nous sommes en 854, Achab règne en Israël.
I Rois, chapitre 16° :
29. Achab fils d'Omri devint roi sur Israël en la trente-huitième année d'Asa, roi de Juda, et il régna
vingt-deux ans sur Israël à Samarie.
30. Achab fils d'Omri fit ce qui déplaît à Yahvé et fut pire que tous ses devanciers.
31. La moindre chose fut qu'il imita les péchés de Jéroboam fils de Nebat : il prit pour femme
Jézabel, fille d'Ittobaal, roi des Sidoniens, et se mit à servir Baal et à se prosterner devant lui ;
32. il lui dressa un autel dans le temple de Baal qu'il construisit à Samarie.
33. Achab installa aussi le pieu sacré et fit encore d'autres offenses, irritant Yahvé, Dieu d'Israël,
plus que tous les rois d'Israël ses prédécesseurs.
34. De son temps, Hiel de Béthel rebâtit Jéricho ; au prix de son premier-né Abiram il en établit le
fondement et au prix de son dernier-né Segub il en posa les portes, selon la parole que Yahvé
avait dite par le ministère de Josué, fils de Nûn.
C’est alors qu’apparaît Elie qui, va trouver Achab et lui dit (I Rois, 17) :
1. Élie le Tishbite, de Tishbé en Galaad, dit à Achab : « Par Yahvé vivant, le Dieu d'Israël que je
sers, il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie sauf à mon commandement. »
2. La parole de Yahvé lui fut adressée en ces termes :
3. « Va-t-en d'ici, dirige-toi vers l'orient et cache-toi au torrent de Kerit, qui est à l'est du Jourdain.
4. Tu boiras au torrent et j'ordonne aux corbeaux de te donner à manger là-bas. »
La sécheresse dura trois ans, image de l'aridité des âmes, une sécheresse qui épuisa toutes les
sources de la vie. Hommes et animaux près de leurs citernes vides attendaient la mort, . C’est alors
qu’Elie le Thisbite convoqua tout le peuple sur le Mont Carmel, pour l’arracher aux idoles et
aux prêtres de Baal. Cet épisode est connu sous le nom de « Sacrifice du Carmel ». En voici le texte
dans son entier :
1 Rois, chapitre 18°
1. Il se passa longtemps et la parole de Yahvé fut adressée à Élie, la troisième année, en ces
termes : « Va te montrer à Achab, je vais envoyer la pluie sur la face de la terre. »
2. Et Élie partit pour se montrer à Achab. Comme la famine s'était aggravée à Samarie,
3. Achab fit appeler Obadyahu, le maître du palais - cet Obadyahu craignait beaucoup Yahvé :
4. lorsque Jézabel massacra les prophètes de Yahvé, il prit cent prophètes et les cacha cinquante à
la fois dans une grotte, où il les ravitaillait de pain et d'eau -
5. et Achab dit à Obadyahu : « Viens ! Nous allons parcourir le pays, vers toutes les sources et
tous les torrents ; peut-être trouverons-nous de l'herbe pour maintenir en vie chevaux et mulets
et ne pas abattre de bétail. »
6. Ils se partagèrent le pays pour le parcourir : Achab partit seul par un chemin et Obadyahu partit
seul par un autre chemin.
7. Comme celui-ci était en route, voici qu'il rencontra Élie ; il le reconnut et se prosterna face
contre terre en disant : « Te voilà donc, Monseigneur Élie ! »
8.
Il lui répondit : « Me voilà ! Va dire à ton maître : voici Élie. »
9.
Mais l'autre dit : « Quel péché ai-je commis, que tu livres ton serviteur aux mains d'Achab,
pour me faire mourir ?
10.
Par Yahvé vivant, ton Dieu ! il n'y a pas de nation ni de royaume où mon maître n'ait envoyé te
chercher, et quand on eut répondu : «Il n'est pas là», il a fait jurer le royaume et la nation qu'on
ne t'avait pas trouvé.
11.
Et maintenant tu ordonnes : «Va dire à ton maître : voici Élie»,
12.
mais quand je t'aurai quitté, l'Esprit de Yahvé t'emportera je ne sais où, je viendrai informer
Achab, il ne te trouvera pas et il me tuera ! Pourtant ton serviteur craint Yahvé depuis sa
jeunesse.
13.
N'a-t-on pas appris à Monseigneur ce que j'ai fait quand Jézabel a massacré les prophètes de
Yahvé ? J'ai caché cent des prophètes de Yahvé, cinquante à la fois, dans une grotte, et je les ai
ravitaillés de pain et d'eau.
14.
Et maintenant, tu ordonnes : «Va dire à ton maître : voici Élie. » Mais il me tuera ! »
15.
Élie lui répondit : « Aussi vrai que vit Yahvé Sabaot que je sers, aujourd'hui même je me
montrerai à lui. »
16.
Obadyahu partit à la rencontre d'Achab et lui annonça la chose ; et Achab alla au-devant d'Élie.
17. Dès qu'il vit Élie, Achab lui dit : « Te voilà, toi, le fléau d'Israël ! »
18. Élie répondit : « Ce n'est pas moi qui suis le fléau d'Israël, mais c'est toi et ta famille, parce
que vous avez abandonné Yahvé et que tu as suivi les Baals.
19. Maintenant, envoie rassembler tout Israël près de moi sur le MONT CARMEL, avec les quatre
cent cinquante prophètes de Baal, qui mangent à la table de Jézabel. »
20. Achab convoqua tout Israël et rassembla les prophètes sur le MONT CARMEL.
Le Sacrifice du Mont Carmel
21. Élie s'approcha de tout le peuple et dit : « Jusqu'à quand clocherez-vous des deux jarrets ? Si
Yahvé est Dieu, suivez-le ; si c'est Baal, suivez-le. » Et le peuple ne put rien lui répondre.
22. Élie poursuivit : « Moi, je reste seul comme prophète de Yahvé, et les prophètes de Baal sont
quatre cent cinquante.
23. Donnez-nous deux jeunes taureaux ; qu'ils en choisissent un pour eux, qu'ils le dépècent et le
placent sur le bois, mais qu'ils n'y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l'autre taureau et je n'y
mettrai pas le feu.
24. Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j'invoquerai le nom de Yahvé : le dieu qui
répondra par le feu, c'est lui qui est Dieu. » Tout le peuple répondit : « C'est bien. »
25. Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous
êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. »
26. Ils prirent le taureau et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à
midi, en disant : « O Baal, réponds-nous ! » Mais il n'y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient
en pliant le genou devant l'autel qu'ils avaient fait.
27. A midi, Élie se moqua d'eux et dit : « Criez plus fort, car c'est un dieu : il a des soucis ou des
affaires, ou bien il est en voyage : peut-être il dort et il se réveillera ! »
28. Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances
jusqu'à l'effusion du sang.
29. Quand midi fut passé, ils se mirent à vaticiner jusqu'à l'heure de la présentation de l'offrande,
mais il n'y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d'attention.
30. Alors Élie dit à tout le peuple : « Approchez-vous de moi » ; et tout le peuple s'approcha de lui.
Il répara l'autel de Yahvé qui avait été démoli.
31. Élie prit douze pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Yahvé s'était adressé
en disant : « Ton nom sera Israël »,
32. et il construisit un autel au nom de Yahvé. Il fit un canal d'une contenance de deux boisseaux
de semence autour de l'autel.
33. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois.
34. Puis il dit : « Emplissez quatre jarres d'eau et versez-les sur l'holocauste et sur le bois », et ils
firent ainsi ; il dit : « Doublez », et ils doublèrent ; il dit : « Triplez », et ils triplèrent.
35. L'eau se répandit autour de l'autel et même le canal fut rempli d'eau.
36. A l'heure où l'on présente l'offrande, Élie le prophète s'approcha et dit : « Yahvé, Dieu
d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, qu'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis
ton serviteur et que c'est par ton ordre que j'ai accompli toutes ces choses.
37. Réponds-moi, Yahvé, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c'est toi, Yahvé, qui es
Dieu et qui convertis leur cœur ! »
38. Et le feu de Yahvé tomba et dévora l'holocauste et le bois, et il absorba l'eau qui était dans le
canal.
39. Tout le peuple le vit ; les gens tombèrent la face contre terre et dirent : « C'est Yahvé qui est
Dieu ! C'est Yahvé qui est Dieu ! »
40. Élie leur dit : « Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d'eux n'échappe ! », et ils les
saisirent. Élie les fit descendre près du torrent du Qishôn, et là il les égorgea.
La fin de l’apostasie d’Israël permit l’intervention de Dieu, et la fin de la sécheresse :
I Rois chapitre 18°
41. Élie dit à Achab : « Monte, mange et bois, car j'entends le grondement de la pluie. »
42. Pendant qu'Achab montait pour manger et boire, Élie monta vers le sommet du Carmel, il se
courba vers la terre et mit son visage entre ses genoux.
43. Il dit à son serviteur : « Monte donc, et regarde du côté de la mer. » Il monta, regarda et dit : «
Il n'y a rien du tout. » Élie reprit : « Retourne sept fois. »
44. A la septième fois, le serviteur dit : « Voici un nuage, petit comme une main d'homme, qui
monte de la mer. » Alors Élie dit : « Monte dire à Achab : Attelle et descends, pour que la pluie
ne t'arrête pas. »
45. Sur le coup, le ciel s'obscurcit de nuages et de tempête et il y eut une grosse pluie. Achab
monta en char et partit pour Yizréel.
46. La main de Yahvé fut sur Élie, il ceignit ses reins et courut devant Achab jusqu'à l'arrivée à
Yizréel. En route vers l'Horeb.
Le prophète traverse la grande plaine d'Esdrelon, et le terme de sa course est Yizréel ,près du Mont
Carmel, seconde capitale pour les rois d’Israël. Elie est ensuite emporté sur un char de feu (2
Rois, chapitre 2°) et sera présent à la Transfiguration de Jésus. Et Elisée, son disciple, est investi
par le manteau d’Elie, et de l'esprit du père sur les bords du Jourdain, et, de Béthel, « il alla delà
au Mont Carmel » (2 Rois, 2, 25a), ce Mont « sacré » « depuis que la Reine des Prophètes s’y
était manifestée. Désormais le Carmel fut sacré pour tous ceux dont les espérances de l'humanité
tenaient le regard au-dessus de la terre » (Dom Guéranger, op. cit.). Et depuis lors, les ancêtres à la
foi exemplaire et qui attendaient le venue de Celui qui devait venir choisirent leur lieu de prière et
de repos dans les mille grottes que leur ouvraient ses flancs.

NOTRE-DAME DU MONT CARMEL ET LE SCAPULAIRE
Enfin, se réalise ce qui est annoncé par le prophète Isaïe (Isaïe, 45,8), « Rorate caeli desuper,
et nubes pluant Justum » : « Cieux, répandez comme une rosée la victoire (= justice, Juste dans
la Vulgate), et que les nuées le fassent pleuvoir ! Que la terre s’entrouvre pour que mûrisse le
salut ! Qu’elle fasse aussi germer la délivrance que moi, Yahvé, e vais créer ». Et, sa Mission
accomplie « consummatum est », il remonte vers le Père. « Mais il laissait au monde, déclare
Dom Guéranger (op. cit.) la Divine Mère, et il envoyait l'Esprit-Saint à l'Eglise : et le moindre
triomphe de cet Esprit d'amour, qui parlait par les Prophètes autrefois n'était point de révéler Marie
aux nouveau-nés de la glorieuse Pentecôte. « Quel ne fut pas, disions-nous alors, le bonheur de
ceux des néophytes auxquels il fut donné, en cette heureuse journée, d'approcher d'une si auguste
Reine, de la Vierge-Mère, à qui il avait été donné de porter dans ses chastes flancs celui qui était
l'espérance d'Israël ! Ils contemplèrent les traits de la nouvelle Eve, ils entendirent sa voix, ils
éprouvèrent le sentiment filial qu'elle inspire à tous les disciples de Jésus. Dans une autre saison,
la sainte Liturgie nous parlera de ces hommes fortunés. Or c'est en cette fête que cette annonce
est réalisée. Dans les Leçons de la fête, l'Eglise nous dit que tous les disciples d'Elie et d'Elisée,
devenus chrétiens à la première prédication des Apôtres, sentirent croître leur vénération pour la
Vierge bénie dont il leur fut loisible de recueillir les paroles si suaves, de goûter l'ineffable intimité.
Plus que jamais affectionnés à la montagne où, moins fortunés qu'eux pourtant, leurs pères avaient
vécu d'espérance, ils y construisirent, au lieu même d'où Elie avait vu la nuée monter de la mer, un
oratoire qui fut dédié dès lors à la très pure Vierge, et leur valut le nom de Frères de la bienheureuse
Marie du Mont-Carmel » (lecture des Nocturnes de la Fête)
Au douzième siècle, à la suite de l'établissement du royaume latin de Jérusalem, beaucoup
de pèlerins d'Europe venant augmenter le nombre des solitaires de la sainte montagne, il parut bon
de donner à leur vie, jusque-là plus érémitique que conventuelle, une forme mieux en rapport avec
les habitudes des Occidentaux ; ce fut alors que le légat Aimeric Malafaida, patriarche d'Antioche,
les réunit en communauté sous l'autorité de saint Berthold qui, le premier, reçut à cette occasion le
titre de Prieur général.
Le Bienheureux Albert, patriarche de Jérusalem et également légat apostolique, acheva dans les
premières années du siècle suivant l'œuvre d'Aimeric, en donnant une Règle fixe à l'Ordre qui
commença de se répandre en Chypre, en Sicile et dans les pays d'au delà de la mer, favorisé par les
princes et les chevaliers revenus de Terre Sainte.
Mais l’oppression des Sarrasins fut telle qu'une assemblée plénière, tenue au Carmel sous Alain
le Breton, décréta l'émigration totale, ne laissant à la garde du berceau de l'Ordre que quelques
religieux qui ne redoutaient pas le martyre. L'année même où elle se consommait (1245), Simon
Stock fut élu général dans le premier Chapitre d'Occident, réuni à Aylesford en Angleterre. Et,
dans la nuit du 15 au 16 juillet de l'année 1251. Notre-Dame du Carmel conférait à ses fils,
de ses propres mains le scapulaire, vêtement distinctif jusque-là de la plus grande et de la plus
ancienne des familles religieuses de l'Occident. Saint Simon Stock qui recevait de la Mère de Dieu
cet insigne, ennobli encore par le contact de ses doigts sacrés, l'entendait en même temps lui dire : «
Quiconque mourra dans cet habit, ne souffrira point les flammes éternelles ». Et Jean XXII
cite dans la Bulle où il rend témoignage des manigfestations de Notre-Dame du Mont Carmel, les
paroles même de Marie : « Moi leur Mère, je descendrai par grâce vers eux le samedi qui suivra
leur mort, et tous ceux que je trouverai dans le purgatoire je les délivrerai et les emmènerai à la
montagne de l'éternelle vie ».
Notre Dame du Mont Carmel remettant le Scapulaire à saint Simon Stock.
Lorsque Benoît XIII, au XVIII° siècle, étendit la fête du 16 juillet à l'Eglise entière, il ne fit pour
ainsi dire que consacrer officiellement l'universalité de fait que le culte de la Reine du Carmel avait
conquise presque partout dès lors.
Voici l'exposé de la Liturgie sur l'historique et l'objet de cette fête dans les lectures des
Nocturnes.
« Lorsque au saint jour de la Pentecôte les Apôtres, inspirés d'en haut, parlaient diverses langues
et faisaient de nombreux miracles en invoquant le très auguste Nom de Jésus, on rapporte que de
nombreux disciples des saints prophètes Elie et Elisée, préparés par la prédication de Jean-Baptiste
à l'arrivée du Christ, ayant vu et reconnu la vérité, embrassèrent aussitôt la foi de l'Evangile. Or la
bienheureuse Vierge, dont il leur fut loisible de goûter les entretiens et la familiarité, devint pour
eux en ces heures fortunées l'objet d'un amour si spécial et d'une vénération si profonde, que les
premiers de tous, à l'endroit de la montagne du Carmel où Elie autrefois avait vu monter la nuée
figure de la Vierge, ils construisirent une chapelle à cette même Vierge très pure.
« Tous les jours ils se réunissaient souvent dans le nouvel oratoire, honorant par de pieuses
cérémonies, des prières et des louanges la bienheureuse Vierge comme singulière protectrice de
leur Ordre. Aussi, de divers côtés, commencèrent-ils à être appelés par tout le monde Frères de
la bienheureuse Marie du mont Carmel. Les Souverains Pontifes confirmèrent cette appellation,
et même accordèrent des indulgences particulières à ceux qui la donneraient soit à l’Ordre, soit
à chacun des Frères. Mais ce ne fut pas seulement le nom et la protection que leur donna la
très magnifique Vierge : l'insigne du saint Scapulaire fut remis par elle au bienheureux Simon
d'Angleterre, pour que ce vêtement du ciel fît reconnaître le saint Ordre et le gardât contre les maux
suspendus sur sa tête. Cet Ordre étant autrefois inconnu en Europe, beaucoup faisaient instance
auprès d'Honorius III pour sa suppression ; mais la très pieuse Vierge Marie s'apparut de nuit à
Honorius, et lui fit savoir qu'il eût à couvrir de sa bienveillance l'institut et ses membres.
« Ce n'est pas seulement dans le siècle présent que la bienheureuse Vierge voulut signaler par des
privilèges nombreux un Ordre qui lui est si cher partout, et trouvent crédit sa miséricorde et sa
puissance ; et c'est une pieuse croyance que, dans le siècle futur, la faveur de son maternel amour
console au milieu des flammes du purgatoire, et conduit au plus vite à la céleste patrie ses fils
de la confrérie du Scapulaire, qui ont observé la légère abstinence et les quelques prières à eux
marquées, en gardant la chasteté selon leur état. En reconnaissance donc de tant et de si grands
bienfaits, l'Ordre a établi pour être célébrée à perpétuité tous les ans en son honneur cette solennelle
commémoration de la bienheureuse Vierge ».
« Reine du Carmel, agréez les vœux de l'Eglise de la terre qui aujourd'hui vous dédie ses chants…
Depuis qu'en toute vérité Dieu est descendu par vous, ce n'est plus seulement le pays de Judée,
mais toute la terre, que vous couvrez comme une nuée répandant l'abondance et les bénédictions…
Et nous les fils de la vieille Europe, c'est à bon droit que nous faisons écho à l'expression de leur
pieuse allégresse; car depuis que leurs tentes se sont posées autour des collines où sur Pierre est
bâtie la nouvelle Sion, la nuée s'est épanchée de toutes parts en pluies plus que jamais précieuses,
refoulant à l'abîme les flammes éternelles, éteignant les feux du séjour de l'expiation… Puissent les
austères parfums de la sainte montagne continuer d'assainir autour d'elle l'air que tant de miasmes
corrompent ; puisse le Carmel offrir toujours à l'Epoux le type des beautés qu'il aime à trouver en sa
bien-aimée ! » (Invocation de Dom Guéranger, l’année liturgique).
NOTRE-DAME DU MONT CARMEL PRIEZ POUR NOUS
LITANIES DE NOTRE DAME DU MONT CARMEL
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Reine du Ciel, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Epouse très dévouée, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d'espérance, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Refuge dans l'affliction, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Aide dans le danger, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Lumière dans les ténèbres, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, notre Consolation à l'heure de la mort, priez pour nous pécheurs
Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour nous pécheurs
Pour ceux qui sont endurcis dans le vice, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui négligent de prier, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont
Carmel
Pour ceux qui sont à l'agonie, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui diffèrent leur conversion, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Pour ceux qui souffrent en purgatoire, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont
Carmel
Pour ceux qui ne Vous connaissent pas, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du
Mont Carmel
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.
Notre-Dame du Mont Carmel, Espérance des désespérés,
intercédez pour nous auprès de Votre Divin Fils.
Prions
Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, Canal de la plus tendre miséricorde
de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous
avec confiance, vous suppliant de m'obtenir.(grâce demandée). En retour, je vous promets
solennellement d'avoir recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations,
et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous
invoquer dans tous leurs besoins. Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j'ai reçues de
Votre miséricorde et de Votre puissante intercession. Continuez d'être ma défense dans le danger,
mon guide pendant la vie et ma consolation à l'heure de la mort. Ainsi soit-il ! Notre-Dame du Mont
Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l'âme du pécheur le plus abandonné
de l'univers (ou pour l'âme de...). Alors les Anges du Ciel se réjouiront et l'enfer sera privé de sa
proie. Je viens à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel.
Le Scapulaire.