Bienheureux André Bessette , Quèbec

 

Grand événement pour le Québec! Le Dimanche 17 octobre, le Frère André Bessette sera canonisé. Cet homme d'une grande humilité est connu aujourd'hui dans le monde entier. On lui doit le plus grand sanctuaire au monde dédié à Saint Joseph

Frère André est né à St Grégoire d`Iberville, le 9 août 1845, il s'appellait Alfred, le huitième de leurs douze enfants, et toute cette famille vivait dans une petite maison d'une seule pièce.

Ses deux parents étaient très pieux et travailleurs: Isaac était menuisier et charron, et sa mère était ménagère. Étant pauvres, ils n'avaient souvent que du pain de seigle à manger, mais leur amour mutuel, ancré sur celui du bon Dieu, faisait que ça ne les empêchait pas d'être heureux.

Un an après la naissance d'Alfred, la famille déménagea à Farnham pour que le papa puisse avoir un meilleur travail.

Alfred avait un problème d'estomac qui l'empêchait de manger la plupart des aliments. Cette infirmité le rendit plus fragile que ses frères et, bien qu'il désirait ardemment suivre son père et ses frères quand ils allaient bûcher, il était toujours trop malade pour ce faire.
Clotilde avait toujours une place spéciale dans son cœur pour Alfred, et elle s'efforçait de lui préparer des mets qu'il pouvait digérer.

 Mme Bessette était gaie, un beau sourire illuminant toujours son visage.

Mais un jour de février 1851, elle fut incapable de sourire. En effet elle eut le cœur brisé lorsque des voisins se présentèrent ce jour-là à sa porte pour lui annoncer que son mari était mort écrasé sous un arbre qu'il venait d'abattre!

Bien que glacée par la douleur, elle ne se laissa pas décourager, enterra son défunt mari le lendemain, et retroussa ses manches.

À force de travail elle réussit à garder ses enfants près d'elle, mais l'effort était trop grand pour que cela dure, et au bout de quatre ans elle contracta la tuberculose.

Obligée de répartir ses enfants parmi les familles de la parenté, elle garda néanmoins le petit Alfred à ses côtés.

Tous deux déménagèrent chez Marie, la sœur de Clotilde sa maman , et chez son mari qui vivaient alors à Saint Césaire, un village voisin. Clotilde combattit vaillamment la terrible maladie pendant deux ans mais, se sentant près de la fin, elle fit venir tous ses enfants à son chevet, et elle les consola en leur disant: «Mes chers enfants, voici que votre cher père nous a quitté il y a six ans pour se rendre au Ciel. Le bon Dieu désire maintenant que je vous quitte à mon tour. Priez pour moi. N'oubliez pas la tombe de votre père. Enterrez-moi à ses côtés au cimetière de Farnham. Je veillerai sur vous du haut du Ciel.» 

Le dix novembre 1857, elle mourut à l'âge de quarante-trois ans.

Monsieur Nadeau n'étant pas riche, il encouragea Alfred, alors âgé de douze ans, à gagner son pain quotidien.

Il s'arrangea pour que le garçon devienne apprenti auprès d'un cordonnier, mais cela se révéla impossible car Alfred souffrait trop de l'estomac pour pouvoir passer ses journées penché au-dessus de pièces de cuir, pour les couper, et les fixer à grands coups de marteau.

Cela provoquait des crises aiguës de son mal.

C'est durant cette période de douloureux apprentissage qu'Alfred fut préparé à sa première communion par le Curé André Provençal et, lors du grand jour, il décida d'imiter Saint Joseph pour le restant de sa vie.

C'était un garçon jovial et travaillant, et il se plaisait à occuper ses temps libres par des exercices de dévotion, et parmi ceux-ci il développa l'habitude de converser avec Saint Joseph, ce qui augmenta en lui son amour pour ce saint, ainsi que son désir de l'imiter.

Il se décida donc, à l'âge de 18 ans, à joindre la troupe grandissante des jeunes Canadiens-Français qui s'expatriaient aux États-Unis pour y trouver des conditions plus décentes de vie. Or, en 1863, ce pays était en pleine guerre civile, et les manufactures manquaient de bras. Les jeunes Québécois y étaient donc bien accueillis, et rétribués par des gages bien plus élevés que ceux auxquels ils étaient accoutumés chez eux. Alfred se retrouva donc au Connecticut, où il travailla dans les usines de plusieurs villes. À cause de sa santé, il devait de temps à autre quitter ces dernières pour aller travailler au grand air dans des fermes.

Texte extrait du site www.sspx.ca