Marie-Eugénie Milleret de Brou

 Anne-Eugénie est née à Metz le 26 aout 1817 dans une famille non pratiquante;

Son papa est banquier et homme politique. Après une enfance très heureuse, ne nombreuse épreuve viennent secouer le calme de sa vie : Son papa est ruiné, ses parents se séparent et sa maman décéde.

A quinze ans, elle se retrouve seule

A dix-neuf ans, à Paris elle écoute le Père Lacordaire prêcher à la Cathédrale Notre Dame de Paris: "J'étais réellement convertie et j'avais conçu le désir de donner toutes mes forces ou plutôt toute ma faiblesse à cette Eglise qui seule, désormais à mes yeux, avait ici-bas le secret et la puissance du bien."

 

Un an aprés, elle rencontre à l'Eglise Saint Eustache à Paris, le Père Combalot. Elle rêve de fonder une congrégation dédiée à la Vierge Marie.

Avec le Père Combalot comme guide, elle s'installe dans un appartement rue Férou à Paris, puis rue de Vaugirard où, avec trois autres jeunes filles, elles font profession religieuses et elles vont ouvrir une première école en 1842;

"Notre spiritualité est notre bien le plus précieux...Jésus, le roi de l'éternité vivant en nous et dans son Eglise, l'extension de son règne en nous et dans le monde, un grand esprit de prière, une certaine liberté d'esprit, un esprit de communauté et d'amour fraternel, un style d'éducation qui découle de notre vie contemplative."

Les fondations se multiplient dans le monde, de nouvelles communautés naissent en France, en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle Calédonie, Amérique Latine, Italie et Philippines.

Elle voyage beaucoup et court de demarches en démarches pour faire ouvrir ses maisons et écoles.

Ses fondations prennent le nom des Religieuses de l'Assomption

Elle est béatifiée à Rome par le Pape Paul VI le 9 février 1975 et canonisée le 3 juin 2007 par Benoit XVI

"Notre congrégation a eu des commencements tellement faibles, impuissants, et peu proportionnés au bien qu'il a plu à notre Seigneur d'en tirer, que l'on n'oserait en quelques sortes les raconter si ce n'était précisément dans l'absence de toute force et de toutes sagesse humaine que les oeuvres se montrent le plus purement de Dieu...L'esprit de foi, l'amour de Jésus-Christ, le désir de son règne, la confiance en sa providence ont été les seuls fondements de l'Assomption"

"Quand j'ai fait ma première communion, il me semblait que celui que je venais de recevoir me portait au trône de Dieu pour lui rendre, en moi, l'hommage que, moi seule, j'étais incapable de lui rendre."