Pierre de Porcaro

  Prêtre du diocèse de Versailles, né le 10 août 1904, à Dinan, Côtes-d’Armor (France) et tué le 12 mars 1945, à Dachau, Bavière (Allemagne)
   

"Toute ta journée, offre la toute d'un coeur joyeux avec le maximum d'amour"
 

Pierre est né dans une vielle famille bretonne de tradition militaire mais il préfère entrer dans les ordres

 Il fut ordonné à Versailles en 1929 et fit son professorat d’histoire au petit séminaire aujourd'hui et depuis 1969, le Collège Notre Dame du Grandchamps. Après son ordination, Il y a été  professeur auprès des séminaristes.

A son entrée au Séminaire, il se consacra à la Vierge Marie pour laquelle, il eut toute sa vie une immense dévotion

 Il devint vicaire à Saint germain en laye en 1935. Il organisa beaucoup d'activités pour occuper les jeunes pendant la Guerre. Il aimait beaucoup jouer au Foot avec les enfants et les jeunes .En Novembre 1942, il fonda une chorale pour les jeunes

 
Le 16 avril 1943, encore vicaire à Saint Germain en Laye, son évêque Mgr Rolland-Gosselin, lui demande de devenir  aumônier clandestin des travailleurs français en Allemagne (Service du Travail Obligatoire plus connu sous les initiales STO), il accepte pour être plus prêt de ses frères dans la foi. Il sait que c'est très dangereux et qu'il risque sa vie car les nazis cherchent à supprimer le Christianisme de "L'Europe nouvelle" qu'ils veulent mettre en place. C'est pourquoi, les nazis arrêtent les scouts et les prêtres clandestins et les déportent dans des camps de concentration. " Je veux aider le Christ à porter sa croix .Mon départ n'a pas d'autres signification." dit-il.

Il travaille comme ouvrier dans une fabrique de cartons de Dresde. Et la nuit, il poursuit son apostolat (formation de séminariste le dimanche après midi, lecture de la bible auprès des ouvriers, formation théologique, il organisait des récollections et anime quinze cercle d'études ). L'abbé de Porcaro a un tel rayonnement qu'il se sait menacé et surveillé par la gestapo et la police Allemande. Le nazisme manifestait ainsi sa haine de Dieu.

Un grave accident l'oblige à revenir à Saint Germain en Laye le 10 décembre 1943.

Le 24 janvier 1944, il décide de repartir sachant les risques qui l'attendaient 

Sur une dénonciation écrite d'un Français, il est arrêté le 11 septembre 1944 comme prêtre catholique exerçant sa mission auprès des ouvriers du STO. Arrêté, il est longuement interrogé par la gestapo puis envoyé à Neuengam puis à Dachau le 14 janvier 1944 où il retrouve plusieurs centaines de prêtres catholique

Vers le 20 février, il commence à ressentir les premiers symptôme du typhus. 

Il meurt le 12 mars 1945 "pour le Christ et pour la France" après avoir sans cesse remonté le moral de ses camarades déportés

 

 Il fait l'objet de la Cause de Béatification collective des "Martyrs de l´Apostolat"
comme l´a été Marcel Callo ...