Anne de Guigné

 

Anne de Guigné

Quand Anne de Guigné naît, ses parents tout heureux demandent qu'elle soit vite baptisée pour devenir fille de Dieu. Après Anne, naîtront un petit frère et deux petites sœurs.
Sa maman est bonne : elle aide ses enfants à bien grandir et à être très gentils.
Quand son papa rentre à la maison après son travail, il montre qu'il aime sa femme et ses enfants.
Mais Anne fait souvent des caprices. Elle n'obéit pas et veut n'en faire qu'à sa tête.

Un jour son grand-père offre aux enfants de jolis petits meubles pour jouer. Anne reçoit la chaise, sa cousine, la table. Malheur ! Elle voulait la table. Elle l'arrache à sa cousine et fait une grosse colère.

Le papa d'Anne est militaire. Malheureusement, la guerre commence, il doit aller défendre les Français, il est très courageux. Hélas, un jour, il est tué.
Anne est très triste, sa maman aussi a beaucoup de chagrin. - " Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne ".

A partir de ce moment-là, son cœur change. Peu à peu, pour sa maman, Anne ne sera plus désobéissante ni capricieuse.
Anne sait qu'elle ne peut devenir meilleure que si Jésus l'aide. Elle désire recevoir Jésus- Hostie pour aimer comme Lui.
A cinq ans, elle fait sa première communion. Au fond de son cœur, elle prie :
" Jésus, je vous aime, et pour vous plaire, je décide d'obéir toujours ".
Pour aimer de plus en plus comme Jésus, Anne veut communier souvent.
Elle fait aussi chaque jour des efforts.
Quand elle n'est pas d'accord avec son frère, elle se dit : " Oh ! J'ai envie de me fâcher ". Mais elle pense à Jésus, se calme et retrouve le sourire.
Tous ses efforts, c'est pour faire plaisir à Jésus.

Comme elle est très heureuse en obéissant à Jésus, Anne entraîne les autres à en faire autant.
Elle veut que son frère, ses sœurs et ses amis soient saints. Elle leur montre l'exemple et les aide.
Quand son frère se met en colère, elle lui dit : " Appelle ton ange, autrement, tu ne pourras pas être bon ".

Anne a une forte fièvre. C'est une maladie grave ; elle ne peut pas guérir. Elle ne se plaint pas mais pense plutôt aux autres.
Quand elle a trop mal, elle l'offre à Jésus : " Mon bon Jésus, je veux tout ce que vous voulez ".

A dix ans et demi, Anne rejoint Jésus au ciel, toute heureuse.

 

 Anne de Guigné  (1911-1922) :comprendre le sens du sacrifice 

Cette enfant au caractère très affirmé a mené une vie ordinaire en lui donnant, par la richesse de sa vie intérieure, une dimension extraordinaire.

Volontiers désobéissante, orgueilleuse et jalouse, elle mène à partir de 5 ans un combat de tous les instants pour devenir bonne, combat qu’elle gagnera grâce à sa volonté certes, mais surtout – et c’est elle qui nous le dit – par la prière et les sacrifices qu’elle s’impose. On la voit devenir rouge et serrer ses petits poings pour maîtriser son caractère devant les contrariétés qu’elle rencontre.

« Je veux que Jésus vive et grandisse en moi. Quels moyens prendre pour cela ? Pour devenir meilleur, je veux faire un sacrifice. On a bien des joies sur terre, mais elles ne durent pas. Celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. »

Son amour de Dieu s’applique, au fur et à mesure qu’elle grandit, à un cercle de personnes de plus en plus vaste : ses parents, sa famille, son entourage, les malades, les pauvres, les incroyants.

(Source : Anne de Guigné)