LETTRE D'UN PARENT APRÈS SON DÉPART VERS LE CIEL: 5 novembre 2007

 Maman,

Votre cher enfant qui s'apprêtait à laisser une profession tant aimée, vient de nous quitter.

Il nous semble que c'est Vous qui avez organisé ce départ, près des eaux limpides de l'ile où vous êtes fêtée sous le nom de Notre Dame de Guadaloupe.

Un décor de paradis, une végétation luxuriante, des fleurs étincelantes sur les flamboyants, des hibiscu jaunes, roses, rouges, un sable blond, des palmes bercées par les alizés, des eaux turquoises...Tout était lumière.

Vous l'avez pris en quelques minutes, au sein de cette quintessence de beauté pour le paradis de Dieu où l'amour qui régne en maître donne à chaque âme une coloration unique et précieuse. Son âme a dû se dilater, comme les poumons du nouveau né se déploient lors de la première inspiration.

Vous nous avez donné de vivre des heures trés belles, exceptionnelles, dans cette petite crique où il nous a quittés, permettant à ses enfants et ses petits enfants de comprendre et de vivre, avec un déchirement intense bien sûr, mais dans la vérité, combien la mort est simple.

C'était une embolie foudroyante et vous l'avez reçu pour que sa tête repose sur votre coeur.

Il pensait, quand il irait vous rejoindre, avoir contribué à un trés beau cadeau à votre intention, l'édification d'une demeure où il ferait bon prier Votre Coeur Immaculé. Le temps ne lui a pas été donné. Il a quitté l'éfficacité terrestre pour la fécondité divine. Il arrive les mains vides mais le coeur chargé d'amour et peut lire maintenant dans vos yeux toute la beauté du Ciel.

MERCI MAMAN POUR TANT DE TENDRESSE.