21) Pourquoi faire la quête en même temps que la préparation des dons ?

 21) Pourquoi faire la quête en même temps que la préparation des dons ?

 

La quête se déroule alors même que l’on procède à la préparation des dons. N’est-il pas légitime de se demander si celle-ci pourrait être faite à un autre moment, comme par exemple à la sortie ?

 

Certes, nos offrandes, aujourd’hui sous forme d’argent, visent à la subsistance matérielle et au fonctionnement de la communauté, ce qui est essentiel. Mais dans notre Foi ce qui est matériel est toujours au service de ce qui est spirituel. Notre participation à la quête se doit d’être vécue intérieurement comme une offrande de soi au travers de biens matériels.

 

Ceci est d’autant plus vrai que l’Eglise a aussi pour missions constante de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. C’est ce que vise Saint Paul lorsqu’il institut la collecte pour l’Eglise de Jérusalem (2 Co 8 et 9). Commentant cet épisode le Pape Benoit XVI nous dit (1) : « La valeur que Paul attribue à ce geste de partage est tellement grande qu'il ne l'appelle pas simplement « collecte » : pour lui celle-ci est plutôt « service », « bénédiction », « amour », « grâce », et même « liturgie ». On est en particulier surpris par ce dernier terme, qui confère à la collecte d'argent une valeur cultuelle : d'une part, celle-ci est un geste liturgique ou « service », offert par chaque communauté à Dieu, de l'autre, elle est une action d'amour accomplie en faveur du peuple. Amour pour les pauvres et liturgie divine vont ensemble, l'amour pour les pauvres est liturgie. »

 

Même si le fruit de la quête, de part sa nature, n’a pas à demeurer sur l’autel pour la prière eucharistique, contrairement au pain et au vin, la dimension spirituelle de l’offrande à laquelle nous sommes invités, éclaire le moment où elle se déroule.

 

(1) Audience du mercredi 1er octobre 2008 : « saint Paul et le Concile de Jérusalem »