20) Faire face à ce vers quoi l’on tend … une « conversion du corps » ?

 20) Faire face à ce vers quoi l’on tend … une « conversion du corps » ?

avecmarielesenfantsprient

Il est n’est pas rare que l’assemblée soit invitée, en fin de célébration, à se tourner vers la statue de la Vierge Marie pour chanter d’un seul cœur un Je vous salue Marie. Un beau geste par lequel notre attitude extérieure s’accorde avec ce qui est célébré.

Se « tourner vers » n’est pas acte anodin, c’est se rendre pleinement disponible, faire face sans partage, ne plus être « de biais », manifester dans son corps une attention profonde. Si « se tourner vers » signifie étymologiquement « se convertir », mettons donc notre corps au service de la conversion de notre cœur.

Ainsi, pourquoi ne pas étendre cette pratique à d’autres moments importants de nos liturgies dominicales : lorsque le célébrant s’avance vers l’autel lors de la procession d’entrée, puisque c’est le Seigneur lui-même que nous accueillons, lors de la proclamation de l’évangile, puisque c’est le Christ lui-même qui s’adresse à nous, pendant la prière eucharistique, puisque le Ressuscité se rend présent pour nous dans son corps, lorsque la communion est donnée juste à coté de nous ou quand la sainte réserve est replacée dans le tabernacle ?

Nul besoin de nous transformer pour autant en girouettes, la belle attitude du tournesol qui sans cesse cherche le soleil conviendrait davantage ! Si nos attitudes, en soutenant notre attention, s’accordent mieux avec ce qui est célébré, nul doute que nos assemblées, tournées vers un même « but », gagnerons aussi en communion.