40 : Fin de la Captivité de Babylone

Après sa victoire sur le roi de Babylone, Cyrus continua ses conquêtes; il soumit notamment à sa domination la Palestine, d'où les Babyloniens étaient définitivement chassé.

Cyrus était l'homme que la Providence avait suscité pour rendre le peuple élu à la terre de ses pères.

Un premier édit de lui, en l'an 536 avant l'ère chrétienne, permit aux Juifs de retourner dans leur pays.

C'était la fin de la captivité; toutefois, le retour du peuple ne se fit pas d'un seul coup.

Zorobabel, prince de la famille de David, présida à la première migration.

Des juifs de toutes tribus occupèrent les anciennes villes d'Israël et de Juda.

On mit un zèle empressé à relever le Temple de Jérusalem, dont la reconstruction dura vingt années. La dédicace en fut faite en grande solennité.

Ce temple n'avait pas la splendeur du premier; mais sa gloire devait être plus grande, car c'est en ses parvis que plus tard viendrait en personne le Christ si longtemps attendu.

L'Arche d'Alliance ne put être replacée dans le nouveau Temple; elle avait été cachée, avant le départ pour l'exil, par le prophète Jérémie, qui avait annoncé que plus jamais ensuite on ne la retrouverait.

Une seconde fois, un grand nombre de Juifs revirent avec Esdras, pieux personnage, docteur de la loi; lui s'appliqua surtout à réformer le peuple de Dieu et à rétablir dans sa pureté la religion d'Israël. Artaxerxès, l'un des successeurs de Cyrus, régnait alors en Babylone: il remit aux Juifs, en leur permettant ce nouveau départ, des présents destinés au Temple de Jérusalem.

Une troisième migration eut lieu sous la conduite de Néhémie.

Cette fois, les Juifs avaient même obtenu la permission de rebâtir les murailles de Jérusalem. Néhémie contribua puissamment à réunir les éléments épars de la nation judaïque.

Toutefois, l'ancienne organisation par tribus ne survécut pas d'une manière officielle. Il n'y eut pas non plus de roi à la tête du peuple: le pays fut divisé en quatre provinces, et l'autorité suprême fut exercée par le Grand Conseil, appelé Sanhédrin.