21: L'Exode, Le passage de la Mer Rouge

Les Hébreux partirent donc, guidés par Moïse.

Mais leur voyage vers la terre de Chanaan devait être long et plein de vicissitudes. Non seulement c'était un peuple entier qui se déplaçait ainsi, mais encore, le Seigneur voulait éprouver Israël pour le discipliner , lui montrer sa toute-puissance et tout ensemble se l'attacher davantage

On a donné ce nom d'exode, c'est à dire "sortie", à l'histoire des Hébreux conduits par Moïse hors d'Egypte

Le Pharaon ne tarda pas à se repentir de s'être privé d'un peuple dont les services étaient utiles à son orgueilleuse puissance. Il entreprit de faire poursuivre par ses armées les Israélites fugitifs.

Moïse avait déjà parcouru un assez long chemin, et le peuple de Dieu était campé près de la mer rouge, qu'on devait remonter jusqu'au haut du golfe qu'elle formait dans l'isthme actuel de Suez.

Bientôt Moïse se rendit compte du danger: les troupes égyptiennes entouraient les Hébreux: la mer était, de l'autre côté un obstacle à leur course.

Que faire?

Moïse, sur l'ordre de Dieu, frappa de son bâton les eaux de la mer rouge: ces eaux furent séparées par le vent impétueux qui releva les flots comme deux murailles, au milieu desquelles passèrent les Israélites. A leur poursuite s'élança l'armée égyptienne; mais avant quelle eût atteint le rivage auquel Moïse et les siens avaient abordé, le prophète étendit de nouveau la main vers les flots: l'onde revint en son état habituel et engloutit les soldats du Pharaon, avec leurs chars, dans un désastre universel.

Moïse chanta en l'honneur de Dieu d'Israël le cantique enthousiaste de la délivrance, splendide accent de reconnaissance d'un peuple rendu à sa liberté.