La basilique de l'Annonciation à Nazareth est servie par les Franciscains
Noël 2010 : Remise des prénoms des enfants priant pour la Paix ainsi que les noms des Mouvements participants :

198.62.75.5/www1/ofm/san/TSnzmain.html
Le sanctuaire est construit sur la grotte qui est une partie de la maison de la Vierge Marie...
Le sanctuaire que nous visitons est construit sur une grotte qui constituait une partie de l’habitation de la sainte famille, l’autre partie était construite en pierre de taille, pierres qui furent acheminées en Italie, à Lorette (Loreto) en l’an 1294 (cf. le sanctuaire de ce nom).
...Pour honorer l’Annonciation et l’Incarnation,
deux facettes d’un même évènement.
Nazareth est une humble bourgade inconnue de l’Ancien Testament. Située aux marges de la terre d’Israël, dans la « Galilée des nations ».
Dans ce lieu humble et déjà universel, l’ange Gabriel vient annoncer à une vierge qu’elle serait la mère du Sauveur (c’est « l’Annonciation »). Le nom de cette vierge est Marie, promise en mariage à Joseph, charpentier de métier. L’ange la salue en lui disant “Réjouis-toi”, comme à la fille de Sion. Et il répond à sa question concernant la conception de l’enfant : elle concevra virginalement, par la puissance du Très Haut, l’Esprit Saint, car il s’agit de l’Incarnation du Fils de Dieu. L’ange attend la réponse de Marie, qui donne son consentement - Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne pour moi selon ta parole, autrement dit, selon le sens que tu donnes à cette parole.
Alors Jésus, le Fils de Dieu, s’unit à notre humanité dans le sein virginal de Marie (c’est « l’Incarnation »).
La vierge Marie a dit Oui comme jadis le peuple hébreu au mont Sinaï : une « nouvelle Alliance » commence.
Dans l’évangile de saint Matthieu, il est dit que Joseph lui aussi a son annonciation, l’ange lui parle dans un songe : « Ne crains pas de prendre Marie ton épouse car celui qu’elle porte vient de l’Esprit saint. ».
Vénérer Marie et adorer Jésus.
La façon dont saint Luc écrit son évangile révèle la vénération de la communauté primitive envers Marie, celle qui est la mère du roi messianique, mère virginale, mère du Fils de Dieu.
Visiter ce sanctuaire c’est s’approcher du mystère de Marie, fille de Sion, femme de l’Alliance, mère virginale du Fils de Dieu.
L’évangile de Luc raconte au chapitre 4 que les habitants de Nazareth ne s’ouvraient pas au mystère de Jésus, et quand il prêcha dans la synagogue, ils s’indignèrent de son autorité et voulurent le tuer, mais Jésus passa son chemin. Les disciples, au contraire, s’ouvrent à son mystère, ils constatent qu’il parle avec l’autorité de Moïse, et qu’il est plus grand que Moïse et Elie, il prend les prérogatives du temple et de la Torah, il est législateur comme Dieu, il pardonne comme Dieu, il recrée comme Dieu. Et les disciples s’ouvrent à sa divinité.
Visiter ce sanctuaire, c’est aussi s’ouvrir au mystère de Jésus, Fils de Dieu incarné.
L'archéologie révèle les constructions successives.
En 1730, les franciscains de Terre sainte ont construit une petite église au-dessus de la Grotte de l’Annonciation, sans avoir la permission de travailler plus de 6 mois, donc sans faire de fouilles archéologiques.
Pendant longtemps, la custodie de Terre sainte voulait construire une église plus digne du grand mystère commémoré à Nazareth. Finalement, le projet pris forme en 1951 avec l’architecte Antonio Barluzzi. Mais avant la construction proprement dite, les fouilles systématiques furent effectuées en 1955, sous la conduite du père Bellarmino Bagatti, O.F.M. c’est alors que l’on découvrit les restes d’une église-synagogue, d’une église byzantine et d’une église des croisés. L’architecte s’ingénia à mettre ne valeur ces vestiges au sein de la nouvelle construction. Une esplanade protège aussi les restes du vestige du village de Nazareth.
Le témoignage des textes anciens.
Au temps de la persécution de Dèce (249-251), Conon, l’un des chrétiens persécuté dira qu’il est de Nazareth et de la famille de Jésus, et qu’il rend un culte à Jésus comme ses ancêtres. Ce qui correspond au plan archéologique à la première église-synagogue des judéo-chrétiens primitifs.
Durant le siècle suivant, saint Jérôme (IV° siècle) témoigne que ce lieu était un but de pèlerinage. Ce témoignage correspond à ce que les fouilles vont découvrir du sanctuaire byzantin.
Ensuite, la présence musulmane a rendu ce lieu de plus en plus difficile d’accès pour les chrétiens.
Quand les Croisés arrivent en 1102, la ville est rasée sauf à l’endroit du sanctuaire où s’élève un joli monastère. Les Croisés construisent alors une très belle église romane, que les fouilles vont retrouver.
Les visites des papes.
Le pape Paul VI visita le sanctuaire en 1964 et donna un merveilleux résumé des trois leçons de Nazareth : « leçon de silence, leçon de travail quotidien, leçon de vie de famille. »
Le pape Jean Paul II est venu célébrer la messe le 25 mars 2000, pour le grand jubilé de l’Annonciation - Incarnation. Nous donnons son homélie entièrement dans l’article suivant.
_____________
S'immerger dans Nazareth
L'Eglise ne peut croître et prospérer, si elle ignore que ses racines cachées plongent dans l'atmosphère de Nazareth. Car travailler avec Jésus travailleur, s'immerger dans "Nazareth", devient le point de départ d'une nouvelle conception de l'Eglise pauvre et humble, d'une Eglise famille, d'une Eglise nazaréenne.
Nazareth recèle un message permanent pour l'Eglise. Ce n'est ni dans le Temple, ni même sur la montagne sainte que commence la Nouvelle Alliance, mais dans la masure de la Vierge, dans la maison de l'ouvrier, en un lieu oublié de la "Galilée des païens", dont personne n'attendait quelque chose de bon.
C'est toujours en revenant à ce point de départ que l'Eglise doit se régénérer. Elle ne saurait donner de juste réponse à la rébellion de notre siècle contre le pouvoir de la richesse si Nazareth ne demeure pas en elle comme une réalité vécue.
Cardinal Joseph Ratzinger
Cite par la revue Magnificat 19 mars 2007
MULTIMEDIA :
Vergine Madre, Figlia del tuo Figlio (Dante)
Une journée à Nazareth pour Benoît XVIDu Mont du Précipice à la Grotte de l’Annonciation
ROME, Jeudi 14 mai 2009 (ZENIT.org) - La famille et les écoles doivent être des lieux où les enfants apprennent « à aimer et à chérir les autres, à être honnête et respectueux envers les autres, à pratiquer les vertus de la miséricorde et du pardon », recommande Benoît XVI.
Benoît XVI a quitté ce jeudi matin la Délégation apostolique de Jérusalem pour se rendre en voiture à l'héliport du Mont Scopus, et il est parti en hélicoptère en Galilée, à Nazareth, où il est arrivé à 9 h 15.
Cette journée en Galilée a semblé plus légère, plus joyeuse, après les rudes journées d'évocation de la tragédie de la Shoah ou de la situation des Palestiniens.
Le pape a été accueilli par le maire de Nazareth, M. Ramiz Jaraisy, par l'évêque auxiliaire de Jérusalem des Latins pour Israël, Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, et par Mgr Paul Nabil El-Sayah, archevêque de Haïfa et de Terre Sainte des Maronites.
Il s'est ensuite rendu en voiture au Mont du Précipice pour la célébration de la messe, en rite latin, concluant l'Année de la famille, proclamée par l'Eglise catholique de Terre Sainte.
La célébration eucharistique, très festive, à laquelle assistait le président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres, a été introduite par la salutation de l'ordinaire grec-melkite pour la Galilée, Mgr Elias Chacour, évêque de Saint-Jean-d'Acre. Quelque 45.000 personnes étaient au rendez-vous.
Après la proclamation de l'Evangile, le pape a tenu l'homélie qui a ensuite été traduite en arabe par le patriarche de Jérusalem des Latins, Fouad Twal, et en hébreu par le Custode de Terre Sainte, le P. Pierbattista Pizzaballa.
A l'offertoire, la jeune fille qui conduisait les chants au micro a rejoint l'autel pour se précipiter aux pieds de Benoît XVI, puis est redescendue bouleversée aux larmes.
Au terme de la célébration, le pape a béni les premières pierres de 5 fondations qui attestent de la vitalité de l'Eglise en Israël (l'assemblée a applaudi à chaque fois) et il a remercié le gouvernement israélien pour son aide : le Centre international de la Famille, sous la responsabilité du Conseil pontifical du même nom, la nouvelle Académie de Nazareth et de Galilée qui sera l'Université Benoît XVI, l'Ecole Don Bosco des Salésiens, l'Ecole secondaire du Patriarcat latin, et, ce qui a récolté le plus d'applaudissements, le Mémorial Jean-Paul II à Korazym, en souvenir de la messe de mars 2000 au Mont des Béatitudes.
Le pape a déjeuné avec les évêques de Terre sainte et les Franciscains. Il a ensuite rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d'une audience privée.
Il a ensuite participé à une rencontre interreligieuse qui s'est achevée par une prière pour la paix : le pape et les représentants des différentes confessions chrétiennes et des différentes religions se sont levés, se sont donné la main pendant un chant demandant en anglais, en hébreu en arabe, en latin et en allemand, « donne nous la paix ». Le pape a demandé qui était l'auteur du chant, il voulait le saluer.
La journée officielle du pape s'est achevée par une visite à la grotte de l'Annonciation et par la célébration des vêpres dans la basilique qui abrite ce lieu vénéré de l'Incarnation, dans une atmosphère de paix et de fête.
Dans son homélie, le pape a salué spécialement les catholiques de langue hébraïque présents à la célébration et qui rappelle « les racines de notre foi ».
Le pape est ensuite rentré en hélicoptère à Jérusalem.
Demain, le pape se rendra à la basilique du Saint-Sépulcre avant de se rendre à l'aéroport de Tel Aviv pour la cérémonie d'adieu.
Anita S. Bourdin