Paroles d'enfants

 J'invite mes enfants à s'associer aux enfants du monde entier pour prier pour la Paix

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Pourquoi faire prier les enfants ?

 

 

Pourquoi faire prier les enfants ?

  • C’est parce que les enfants sont petits qu’ils sont puissants sur le cœur de Dieu.
  • Parce que la force se déploie dans la faiblesse ( Saint Paul).
  • Puissants par leur simplicité, leur plus grande innocence à cause de leur jeune âge.
  • Par leur capacité à faire confiance et à obéir. Parce qu’un enfant qui obéit ressemble à Jésus qui a obéit à son Père en montant sur la croix pour nous sauver.
  • Parce que les enfants sont l'Eglise de demain, et que s'il a appris aujourd'hui à s'engager, à œuvrer pour l'Eglise , aimer et respecter son son Saint Père, il continuera adulte.
  • Parce que dans la prière, l'enfant s'ouvre au monde, aux autres, et apprend à se donner.
  • Parce que, la prière unit, l'enfant qui prie avec d'autres découvre la vraie amitié et recherchera toujours à prier avec ses amis pour garder la force de ce lien.


  • En tous cas ils ne font pas de calculs ils ont l’intuition de la Vérité. : Peut-être aussi à prendre au sérieux et tout de suite les messages de la Sainte Vierge parce que qu’ils sont dignes de confiance et que les enfants croient ce qu’on leur dit alors la Vierge Marie leur confie des secrets.
  • Ils sont capables de dire, comme la Vierge Marie toute jeune lors de son Annonciation , « FIAT »

 

Aimer

                

          

       Qu'est ce que c'est qu'une famille idéalement parlant ? par Maurice Zundel

Qu'est ce que c'est qu'une famille idéalement parlant ? Sinon l'homme, le femme et l'enfant, c'est à dire un homme qui est un regard vers sa femme, une femme qui est un regard vers leur enfant, qui est un regard vers ses parents.

Qu'est ce que la joie, le bonheur, l'unité d'une famille, sinon justement une respiration commune, dans une harmonie indivisible où chacun vit dans l'autre et pour l'autre.

Et à qui appartient ce bonheur d'une vie heureuse? A personne.

Le père ne peut pas dire:" C'est moi qui suis le centre, la source, l'origine".

Et la mère, ne peut pas d'avantage monopoliser l'unité et l'amour, ni l'enfant.

Ce bonheur n'existe qu'en circulant, qu'en se communiquant dans désappropriation continue.

Cela veut dire justement que le vrai bonheur, le bonheur de la personne, le bonheur de l'esprit, enfin tous ces bonheurs qui ont l'origine dans l'intelligence et dans le coeur sont des biens qui ne peuvent être possédés.

Lorsqu'on veut s'en faire un monopole, on la limite dans une caricature, lorsqu'on veut posséder l'amour on lui devient étranger.

Les biens de l'esprit sont des biens "non possédable"  

Dieu est l'anti-possession, Dieu est l'anti-narcisse, la vie divine n'est à personne, ni au père qui n'en ai que la communion au fils, ni au fils qui n'en ai que la restitution au père, ni au Saint-Esprit qui n'en ai que la respiration vers le père et le fils qui respire vers lui.

La vie divine, dans la trinité, c'est donc une vie donnée, une vie d'amour, une vie de générosité, une vie dépossédée, une vie de pauvreté.

 

 

Aimer ses enfants

 

 

 Aimer ses enfants

Une tendresse admirative: Aimer un enfant, ce n'est pas seulement lui apporter le meilleur de soi, se consacrer à lui, c'est recevoir aussi beaucoup de lui. "Quand tu tiens un enfant dans tes bras, pense que Dieu en fait tout autant avec toi"

Une tendresse inconditionnelle: Les parents ne peuvent s'empêcher d'aimer encore leur enfant, même quand celui çi devient difficile.

La tendresse extraordinaire qu'ils ressentent à l'égard de leur enfant cette faculté qu'ils ont de prévenir ses désirs, cette joie qu'ils éprouvent à se sacrifier pour lui, à lui faire des surprises.

Dieu nous aime ainsi : "Quand bien même une femme oublierait son enfant dit le Seigneur, Moi je ne t'oublierai jamais. Vois, je t'ai gravé sur les paumes de mes mains. " (Is 49, 15)

Une tendresse multiforme:

Par pensée:

  1. Accepter nos enfants tels qu'ils sont au lieu de rêver aux joies qu'ils apporteraient s'ils étaient plus intelligents, moins timides......Remercier Dieu de tous les talents qu'Il leur a donné.
  2. Remercier Dieu de nous les avoir confiés et de ne pas douter d'avoir reçu toute les grâces nécessaires à leur éducation.
  3.  Porter nos enfants dans notre coeur, dans notre prière.
  4. Imaginer les cadeaux qui leur feront réellement plaisir
  5. Avoir le souci de développer tous leurs talents
  6. Faire confiance à nos enfants.

Par parole: 

  1. Encourager nos enfants, les féliciter du fond du coeur pour leurs projets, leurs efforts, même lorsque ceux-ci ne sont pas couronnés de succès.
  2. Mettre la conversation sur un sujet qui les intéresse
  3. Ne pas hésiter à parler avec eux du film que nous venons de regarder ensemble 
  4. Sortir de notre mutisme quand nous sommes accablés de soucis
  5. Ne pas hésiter à leur demander leur avis, leurs conseils.

Par action: 

  1. Donner l'exemple du courage et de la générosité
  2. Les aider dans leur travail
  3. Rester à l'écoute de leurs problèmes et de leurs enthousiasmes
  4. Prendre le temps de jouer avec eux
  5. Nous priver de sortie pour rester avec eux
  6. Collaborer avec d'autres parents, associations
  7. Lire l'évangile afin d'en imprégner toute l'éducation de nos enfants

Par omission: 

  1. Savoir nous taire pour laisser nos enfants s'exprimer
  2. Ne pas étaler en famille nos difficultés professionnelles
  3. Ne pas les reprendre à temps et à contretemps
  4. Ne pas les accabler de conseils de questions ou de conseils
  5. Savoir nous retirer sur la pointe de pieds quand ils n'ont plus besoin de nous

Une tendresse pleine d'esperance: 

  1. Ne pas nous laisser accabler par la culpabilité : Nos enfants seront adultes le jour où, tout en reconnaissant ce qu'ils doivent à leurs aînés, ils leurs pardonneront tous les défauts qui auront marqué leur éducation.
  2. Profiter de nos erreurs passées pour mieux faire à l'avenir.
  3. Espérance contre toute espérance.

Ancilla offre à ses amis du monde 6 dessins

 

 

Bougie

Dire Merci

Je n'ai pas le temps

La Prière de Rebecca

Prier

Prier pour les âmes du Purgatoire

Vous avez besoin de lait

"Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide.     Epître aux Hébreux" ( 5 ,12)

Charles Chaplin: Le jour où je me suis aimé pour vrai

Le jour où je me suis aimé pour vrai
(par Charles Chaplin)
 

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans, j’ai abandonné les méga - projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plaît et à mon rythme.
 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
 
Aujourd’hui, j’ai découvert l'Humilité.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
 
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.
 
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux

 

 

 

 

Chemin de Croix pour Enfants

 

Pourquoi un chemin de croix pour les enfants?

 Pourquoi un chemin de croix pour les enfants?

Depuis le péché d'Adam et Eve, nous étions tous perdu dans la mort et le péché.

Mais Jésus vient donner sa vie pour nous détacher tous de la mort. C'est pour cette raison que Jésus a souffert la Passion et à endurer la mort sur la croix.

La Croix, c'est le signe de l'Amour immense que Dieu a eu en nous donnant son Fils Jésus pour sauver le monde du péché.

C'est pour toi, pour moi, pour chacun de nous qu'il a donné sa vie.

Pourquoi Jésus a t-il tant souffert ?

Il n'a pas souffert seulement parce que des gens allaient lui faire du mal et le tuer.

Jésus est mort un vendredi à 15 heures. C'est pourquoi, nous allons apprendre à revivre ce chemin que Jésus a fait ce vendredi là. C'est un exercice d'Amour.

Il y a 14 stations. A chaque station, il se passe quelque chose de très important.

" Le jeudi saint les Romains viennent chercher Jésus au jardin des oliviers où il veillait et priait avec ses amis. Au jardin des oliviers Jésus a connu un moment très difficile que l'on appelle agonie , c'est à dire, combat. Jésus voit la mort qui arrive, Il demande à son Père de lui épargner cela si c'est possible. C'est ce que l'on appelle, l'agonie de Jésus.

Cela ne veut pas dire que Jésus c'est montré faible ou a eu peur, cela veut dire que Jésus a vu tout simplement tout ce qu'il y a d'horrible dans la mort.

 

 

Jésus est chargé de sa Croix

 Seconde station: Jésus est chargé de sa Croix

Les soldats prirent Jésus et l’emmenèrent dehors, il lui enlève ses vêtements et lui mirent un manteau de pourpre et tressèrent une couronne d'épines qu'ils lui mirent sur la tête.

Ils lui mirent un roseau dans la main droite et se mettant à genou devant lui, ils se moquèrent de Jésus en disant: "Salut, Roi des Juifs" et prenant le roseau en crachant sur lui, ils le frappent. Puis on emmena Jésus pour qu'il soit crucifié, et on lui fit porter une grande croix

Jésus ce n'est pas la croix que tu portes qui est lourde mais nos péchés.

Jésus, je veux t'aider à porter ta croix en faisant bien tout ce que tu me demandes.

Jésus, je te confie tous ceux qui ont des croix lourdes à porter: des chagrins, de maladies des deuils, des souffrances 

Aide-les à les porter.

 

 

 

Jésus est condamné à Mort

 Première station: Jésus est condamné à Mort

Jésus est d'abord jugé par le grand prêtre responsable du peuple Juif: "Es tu le Fils de Dieu ?"

"Je le suis, et quand vous verrez le Fils de l'Homme siéger à la droite de Dieu"

Le grand prêtre déchira ses vêtements et dit: "Vous avez entendu ? Il dit qu'il est Dieu, qu'en pensez-vous ? 

"Il mérite la mort, répondent -ils ?"

Dans notre péché, il y a toujours un manque de foi, un manque de confiance.

Jésus est ensuite jugé par Pilate qui n'a pas envie de se faire de soucis avec cette histoire.

Aussi il ne cherche pas à comprendre, il comprend que Jésus n'est pas dangereux politiquement, mais Pilate manque de courage, il sait que Jésus est innocent mais il veut faire plaisir à la foule.

Il propose de libérer Jésus ou barabasse qui était un assassin pour la coutume à Pâques. Il fait choisir la foule.

"Ô Jésus, apprends moi à me taire quand on me grondera

Apprends moi aussi à me taire pour t'écouter

Ô Jésus, apprends moi à ne pas juger les autres, à ne pas les critiquer.

Ô Jésus, aide moi à dire toujours la vérité et ne jamais mentir même lorsque c'et très difficile.

Jésus est mis au tombeau

 Quatorzième station: Jésus est mis au tombeau

Marie, Jean, Joseph d'Arimatie et d'autres prirent le corps de Jésus, le roulèrent dans un linge que l'on appelle le linceul avec des parfums et le mirent dans le tombeau et roulèrent la pierre.

Maintenant, tout semble fini: Jésus est mort et Marie l'a reçu dans ses bras.

Puis on le met dans le tombeau et on a roulé la grosse pierre.

Mais, l'arbre de la croix n'est pas un arbre mort. C'est comme au printemps, lorsque les arbres retrouvent leurs feuilles

Par sa mort, Jésus a été jeté comme un grain de blé dans la terre le grain va pousser vite: en  jours, Jésus va passer de la mort à la Résurrection

Jésus, vient rouler la porte de notre coeur de pierre, afin de changer notre coeur en coeur de chair

Jésus, par ta mort et ta résurrection, tu as brisé la présence de la mort et du pché. Apprends nous à te suivre pour arriver un jour au ciel dans la joie parfaite

Jésus, tu reviens à chaque messe pour nous sauver . Dans l'Eucharistie, tu restes avec nous toujours jusqu'à la fin du monde.

Que chaque  Eucharistie fasse de moi, le serviteur de Jésus, le serviteur de mes frères.

 

Jésus rencontre sa Mère

 Quatrième station: Jésus rencontre sa Mère

Jésus rencontre sa maman, elle a beaucoup de chagrin.

Dans le silence, le regard de Jésus croise celui de Marie qui souffre terriblement de voir son Fils et Jésus souffre de voir sa maman souffrir.

Ils sont seul au milieu de la foule;

Marie voudrait aider son Fils, le prendre dans ses bras mais Elle ne peut pas.

Une maman comprend toujours son enfant.

Elle devine toujours ses chagrins avant qu'il les lui dit.

Marie, la Mère parfaite, comprend mieux que personne les souffrances de son Fils.

Elle veut oeuvrer avec Lui.

"Comme Jésus, je veux rester toujours avec la Sainte Vierge pour qu'Elle m'apprenne à aimer Jésus.

Marie, j'ai besoin de Toi. Ne me quitte jamais.

Je veux que tu sois ma maman du ciel qui veille toujours sur moi.

Jésus tombe pour la première fois

 Troisième station: Jésus tombe pour la première fois 

Sous le poids de la croix, Jésus tombe. Ses mains sont attachées à la croix, il ne peut se relever, il ne peut pas se protéger.

Son visage s'écrase sur la terre et quand il se relève, son visage est recouvert de sang, de boue, de coups et de blessures.

"Comme toi, Jésus, nous voulons que tu nous aides à nous relever après chaque péché que nous faisons.

Jésus, Toi qui le Roi de notre coeur, tu es maltraité, tu es humilié.

Tu tombes par terre parce que nous tombons dans le péché.

Chaque fois Jésus que nous tombons, donne nous Jésus de ne pas écouter notre orgueil mais savoir que l'on peut toujours compter sur Toi.

Donne nous la force de demander pardon, donne nous la force de pardonner.

 

Jésus je sais que tu viens m'aider à chaque fois que je suis faible.

Viens me relever à chaque fois que je tombe Jésus."

Simon aide Jésus à porter sa croix

 Cinquième station: Simon aide Jésus à porter sa croix

Jésus est immobilisé. Il n'avance plus parce qu'il n'a plus de force.

Il est épuisé, ses blessures doivent être terribles à voir et ses bourreaux pensent qu'il ne pourra plus aller jusqu'au bout de son supplice.

Alors, les soldats trouvent un homme qui revient des champs: Simon de Cyrène.

Il le charge de la croix pour aider Jésus

Simon n'a pas choisi de porter la croix de Jésus. On l'y a obligé. Il n'est pas content.

Mais, en voyant Jésus souffrir, son coeur change. Il obéi et se met à aimer Jésus de tout son coeur. Sa vie va en être transformée.

"Jésus avait dit: "Si quelqu'un veut me suivre, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et me suive"

Ô Jésus apprends nous à obéir avec amour.

Aide nous à voir quand les autres ont besoin de nous.

Aide-nous à aider les autres.

Montre-nous tous les petits gestes qui peuvent aider les autres, tous les petits gestes qui peuvent faire plaisir aux autres.

Véronique essuie le Visage de Jésus

 Sixième station: Véronique essuie le Visage de Jésus

Où sont les amis de Jésus ?

Pas un ne vient l'aide, aucun ne vient le secourir?

Soudain, une femme qui s'appelle Véronique (qui veut dire : vraie icône), sort de la foule.

Elle ne craint pas les soldats car son amour enlève toutes ses peurs.

Son coeur souffre de voir Jésus souffrir; Alors avec le voile qu'elle porte dans ses cheveux, elle va essuyer le visage de Jésus, tout rempli de boue, de cracha et de sang.

En faisant ce geste, Véronique participe au sacrifice de Jésus maintenant elle lui ressemble.

Véronique veut dire vrai image. C'est un modèle pour nous.

Depuis notre baptême, nous avons l'image de Jésus dans notre âme.

Avant sa Passion, Jésus avait dit: "En vérité, je vous l'ai dit, ce que vous aurez fait au plus petit, c'est à moi que vous l'aurez fait"

Nous rencontrons Jésus dans les plus petits, ceux qui sont pauvres, handicapés, faibles, âgés.

Lorsque nous sommes poussés pour aller vers ses plus petits, nous devenons comme le voile de Véronique, l'image de Jésus vient s'imprimer sur nous pour toujours.



Ô Jésus, je t'adore dans ceux qui n'ont plus de visage, ceux qui sont abandonnés de tous.

Oui Jésus, vient graver sur nos âmes , ton image.

Oui Jésus, vient m'aider à aller vers celui qui est seul, vers celui qui est le moins beau, le moins intéressant.

Oui Jésus, nous comptons beaucoup à tes yeux, nous avons chacun beaucoup de prix à tes yeux et tu nous aimes tant!

Jésus tombe pour la seconde fois

 Septième Station: Jésus tombe pour la seconde fois

Ce sont nos souffrances, nos chagrins, nos douleurs que Jésus porte dans son coeur.

Dans tout son corps, notre péché rempli son âme.

La croix est lourde malgré l'aide de Simon et Jésus tombe encore une fois.

Dans la douleur, Jésus ne voit plus la volonté de Dieu, Il ne sait plus ce que son Père veut de Lui; mais il sait au fond de son coeur que ce que veut son Père, c'est l'aide et que c'est sa force.

Alors, Jésus se relève, il accepte la volonté de son Père, une fois pour toute.

Quand Jésus tombe une seconde fois, cela veut dire qu'il ne faut jamais désespérer même s'il nous semble que nous allons abandonner, Jésus, même si nous n'avons pas été fidèle, Jésus et là et nous relève.

Nous ne devons jamais désespèrerez car Jésus a offert ses souffrances pour que nous puissions venir à Lui.

Jésus, apprends nous à rester fidèle dans notre amour pour toi.

Donne-nous le désir d'accepter et de faire ta volonté.

Ce que tu veux pour nous Jésus, c'est ce qu'il y a de meilleur pour nous.

Viens fortifier notre désir et notre résolution de prier chaque jour.

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

 Huitième station: Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Une foule nombreuse suivant Jésus, des femmes pleuraient et se lamentaient sur Lui.

Puis se retournant vers elles, Jésus dit: "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi mais sur vos pèchés, sur les péchès du monde.

Jésus, je te demande pardon pour tous mes péchés et pour tout les péchés du monde.

Marie, console tout ceux qui pleurent, fait que chaque homme sur la terre entendent Jésus lui dire: "Voici ta Mère" , puisse lui répondre: " me voici , je suis ton fils"

 

Jésus est dépouillé de ses vêtements

 Dixième station: Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Quand Jésus arrive sur la montagne du calvaire, les soldats lui enlèvent tous ses vêtements et font quatre parts, une pour chaque soldat.

Or la tunique était sans couture, les soldats se dirent entre eux: "Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura"

Marie, rappelle moi souvent ses mots de Jésus: "Celui qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut pas être mon disciple"

Jésus, aide-moi à partager mes affaires, à me détacher dans mon cœur de tout ce qui m'appartient.

Souvent, j'ai du mal à prêter mes affaires!

Jésus, aide-moi à les prêter, et à donner.

 

Jésus tombe pour la 3 éme fois

 Neuvième station: Jésus tombe pour la 3 éme fois

Jésus est tellement épuisé qu'il tombe une 3 ème fois.

Jésus tombe à cause de nos faiblesses.

Et par humilité, il se fait petit, il accepte toutes les moqueries pour racheter tous nos péchés d'orgueil.

Jésus, je vais essayer d'être plus sage pour que ta croix soit moins lourde pour Toi.

Marie, apprends moi, à communier avec un grand respect, à recevoir avec amour dans l'Eucharistie, le Corps de Jésus et ressuscité pour tous les hommes.

Jésus est cloué sur la Croix

 Onzième station: Jésus est cloué sur la Croix

On couche Jésus sur la croix et à coups de marteaux, on enfonce des clous dans ses mains et dans ses pieds.

Avec Jésus, il y avait deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.

Jésus disait: "Père, pardonne leurs car ils ne savent pas ce qu'ils font".

Le peuple se tenait là à regarder et les soldats se moquaient de Jésus.

Ils disaient: "Il en a sauver d'autres, qu'Il se sauve lui même s'il est le Fils de Dieu".

L'un des malfaiteurs suspendu à la croix injuriait Jésus: "N'es tu pas le Christ ? Sauve-toi toi même "

Mais l'autre le repris: " tu n'as même pas crainte de Dieu ! Pour nous, c'est justice! Nous payons nos fautes mais lui n'a rien fait de mal"

Ce second malfaiteur a compris d'aimer les hommes, Jésus lui dit: "En vérité, je te le dit aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis"

Quand nous voyons Jésus sur la croix, nous voyons l'amour fou de Dieu.

Quand Jésus crucifié, c'est la plus grande preuve de l'Amour infini de Dieu pour chacun de nous.

L'Amour infini de Dieu est nécessaire pour que Jésus accepte tant de souffrance.

Pour Jésus, sa mission n'est pas d'échapper à la mort, sa mission est d'aller à la mort pour sauver tout les hommes du péché et  de la mort.

Jésus ne veut pas garder sa vie pour lui au contraire, il vient la donner.

Jésus ouvre le chemin du Ciel pour tous ceux qui l'aime, qui lui demande pardon et qui croit en lui.

Le premier saint qui va au paradis, c'est le bon larron parce que c'est le premier a avoir compris que Jésus mourait pour lui.

Puis Jésus dit "J'ai Soif" et on lui donne du vinaigre!

Ô Jésus quand tu dis j'ai soif, c'est soif de nous tu as soif que nous t'aimions, soif d'un regard, soif de tendresse.

Marie, toi qui a demandé aux enfants de Fatima: "voulez vous vous offrir à Dieu pour réparer toute souffrance qui font du mal à Dieu.

Marie aide nous à dire oui !

 

 

  

 

Jésus meurt sur la croix

 Douzième station: Jésus meurt sur la croix

Prés de la croix de Jésus, il y avait sa maman et Jean.

Jésus dit à sa Mère: "Femme, voici ton Fils" et il dit à Jean: "Jean, voici ta Mère"

Dès cette heure là, Jean accueilli Marie chez lui

A trois heures, Jésus poussa un grand cri: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as tu abandonné ?"

Un soldat mis au bout d'une lance une éponge rempli de vinaigre et l'approcha de la bouche de Jésus.

Quand il eu pris le vinaigre Jésus crie : "Tout est accompli"

L'obscurité se fit sur la terre entière et jetant un grand cri Jésus dit : "Père, entre tes mains je remets mon esprit"

Ayant dit cela inclina la tête, il rendit l'esprit.

Voyant tout cela, la foule rentra chez elle en se frappant la poitrine et regrettant ce qui avait été fait:" Sûrement cet homme là était un juste"

La mort de Jésus est sacrifice.

Un sacrifice est un acte où l'on offre quelque chose. C'est un cadeau que l'on fait à Dieu.

Jésus, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime, je vous demande pardon pour tout ceux qui ne croivent pas, qui n'adorent pas, n'espèrent pas et ne vous aiment pas.

Comme Jean Marie, je me confie à toi, toi qui est maintenant notre Mère et celle de toute l'église.

Ô Jésus, il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime.

Jésus est descendu de la croix

 Treizième station: Jésus est descendu de la croix

Quand les soldats vinrent voir Jésus, ils virent qu’Ils étaient déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes.

Mais, un des soldats, de sa lance, lui perça le coté et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau.

Aprés ses événements, Joseph d'Arimatie, qui était disciple de Jésus un ami de Jésus, alla trouver Pilate pour pouvoir descendre le corps de Jésus

Joseph, avec un infini respect prit le corps adorable de Jésus, il le dépose dans les bras de Marie.

Les larmes de Marie lavent le corps de Jésus.

Ô Marie, Mère de toutes les douleurs, Mère de Miséricorde pose ta main sur tous ceux qui souffrent.

Ô Jésus apprend moi, quand je me sens seul, abandonné, à m'abandonner dans les bras de Marie.

Merci Jésus, de nous avoir donné l'eau vive de ton cœur transpercé , l'eau de la Grâce qui coule dans notre âme

 

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Coloriages et Dessins d'Enfants

 

 

 

coloriage : Chapelet en famille de la Rue du Bac

Coloriage : Je vous salue Marie

Coloriage : Jésus meurt sur la Croix

 

offert par:http://www.transmettre.fr/coloriage/Les-mysteres-du-Rosaire/11.htm

Coloriage : Les Pèlerins d' Emmaüs

 

Offert  par : http://www.transmettre.fr/coloriage/Les-mysteres-du-Rosaire/11.htm

Coloriage : Saint Maximilien Kolbe et la Vierge Marie

offert : http://www.transmettre.fr/coloriage/Marie/8.htm 

Coloriage de La Médaille Miraculeuse

Coloriage Notre Dame de Lourdes

 

Offert :http://www.transmettre.fr/coloriage/Marie/8.htm

Coloriage Saint Esprit

 

Coloriage Saint Louis Marie Grignon de Montfort

Coloriage sur le pardon

 Le pardon

Coloriage: Abraham et les tables de la Loi

 

Coloriage: Consécration à Marie

  

Coloriage_Consecration_a_Marie.png

Nous pouvons vous envoyer le dessin en bonne résolution si vous le souhaitez

Offert par Anne Floch

Coloriage: Jésus et les Enfants

 

Offert part :http://www.transmettre.fr/coloriage/Les-mysteres-du-Rosaire/11.htm

Coloriage: La Pêche Miraculeuse

 

Coloriage: Marie et les enfants

 

Coloriage: Notre Dame de Boulogne

 

Offert par http://www.transmettre.fr/coloriage/Marie/8.htm

Coloriage: Pardon du Père et du Fils

 

Offert par : http://www.transmettre.fr/coloriage/Marie/8.htm

Coloriage: Sainte Agnés

 

Offert par : http://www.transmettre.fr/coloriage/Les-mysteres-du-Rosaire/11.htm

Coloriages à telecharger

Vous trouverez sur ce site ami tout les coloriages à telecharger

 

http://www.transmettre.fr/coloriage

Coloriages: l'Enfant Prodigue

 

Offert par :http://www.transmettre.fr/coloriage/Les-mysteres-du-Rosaire/11.htm

Dessin de Thibault: Jésus Miséricordieux

La Sainte Vierge et Sainte Catherine Labouré

Notre Dame du Rosaire

  

Consécration des enfants à Notre Dame

 

Ô Vierge Marie, 

Douce Maman du ciel, 

Je vous donne toute ma vie,

Je vous donne mon coeur,

Remplissez-le de charité;

Je vous confie mon avenir,

Mes joies et mes peines.

Gardez-mon coeur bien pur.

Aides-moi à aimer comme Jésus,

à prier comme Jésus,

à vivre en Enfant de Dieu,

à suivre Jésus tous les jours de ma vie, 

Jusqu'au grand jour de la vie Eternelle.

Consécration des familles au coeur de Jésus

 

Consécration des familles au coeur de Jésus

Ô Jésus, agenouillés à vos pieds, nous consacrons notre famille à votre divin coeur.

Soyez toujours le Roi et le Chef de notre foyer.

Bénissez notre famille, notre maison, nos entreprises.

Aidez-nous à accomplir tous nos devoirs.

Prenez part à nos joies, à nos épreuves, à nos travaux.

Gardez entre nous la paix et la confiance.

Accordez-nous de mieux vous connaître, de vous aimer davantage, de vous servir sans défaillance.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, nous vous aimons, nous vous adorons.

Coeur Sacré de Jésus, plein d'amour et de bonté, nous avons confiance en Vous!

Converser avec Dieu

 

 

 Converser avec Dieu

Découvrez tout ce que vous possédez: votre corps, votre esprit.

Vous avez un corps que vous votez: des bras, des jambes, une tête..

Vous avez aussi un esprit que vous ne voyez pas !

Avec votre esprit, vous travaillez beaucoup: avec votre intelligence: vous pensez, vous réfléchissez vous comprenez;

Avec votre volonté, vous pouvez faire ce que vous avez décidé : vous pouvez dire oui, vous pouvez dire non;

Avec votre mémoire, vous vous souvenez.

Votre esprit peut travailler beaucoup, e vous n'entendez pas: il est silencieux!

Votre pensée, personne ne la connaît si vous ne la dites pas! Faites-en tous l'expérience: pensez à quelque chose ou à quelqu'un; entendez-vous du fruit ? Non.

Savez-vous la pensée de l'enfant qui est à côté de vous ? Non.

Voyez, l'esprit est silencieux et personnel...

La parole que je prononce dans le silence de mon esprit, personne ne l'entend, excepté Dieu car Dieu est esprit et il entend le langage silencieux de l'Esprit; il n'a pas besoin de bruit de paroles.

Quand je parle à Dieu dans le silence de mon esprit, il entend!

La prière, c'est cela: penser à Dieu avec son esprit, lui parler dans le silence et le secret...

Converser avec Jésus

 

 

 Quelques petites idées converser avec Jésus

 

 

Tu m’attendais Jésus, me voici !

Merci Jésus de m’avoir choisi pour être ici.

Je sais que Tu es là Jésus en train de me regarder, je sais que tu m’écoutes et que tu me regardes.

Merci Jésus pour tout ce que tu es en train de faire en moi.

Jésus, je t’appartiens, tu sais ce qui est bon pour moi, entre tes mains je m’abandonne. Que ta volonté se fasse en moi.

Merci Jésus pour tout ce que tu me donnes à chaque instant de ma vie.

Jésus, je te donne mon cœur, mon corps et toute ma vie.

Jésus, je sais que tu es en train de me regarder, de regarder tous ceux qui sont ici devant toi et dans mon école.  

Jésus, je sais que ton regard est plein d’amour pour moi. Que si tu le pouvais, tu me serrerais très fort sur ton cœur. Alors Jésus, je vais fermer tout doucement mes yeux et je vais dans le silence me reposer un peu dans tes grands bras tout contre ton cœur.

Tes yeux me voient dés le matin Jésus et jusqu’au soir, tu ne me quittes pas. Tu me connais Jésus, dans mes pensées et dans mon cœur. Sur mes épaules, tu mets ta main, tu veilles sur moi quand je dors. Où pourrais-je aller loin de Toi? Partout tu es présent: quand je m’assieds, quand je me lève, Tu es toujours à mes côtés.

Je sais Jésus que je compte beaucoup à tes yeux, que je suis précieux pour Toi et que Tu m’aimes et que tu m’aimerais toujours quoi que je fasse.

Jésus, je te confie ma famille, mes amis, mes professeurs. Je te confie tous ceux qui ne t’aiment pas, qui ne te connaissent pas.

Qu’au lieu de se battre, ils sachent faire la paix et pardonner.

Qu’au lieu de se détester, ils essayent de s’aimer, de partager.

Qu’au lieu de mentir, ils se dissent la vérité et se tendent la main.

Jésus, je te confie ceux qui souffrent, mets sur mon visage un sourire pour eux.

Jésus, je te prie pour ceux qui ont de la peine, apprends moi à les consoler.

Jésus, je te prie pour ceux qui sont seul, apprends moi à les voir, les consoler.

Jésus, je veux être tes mains pour servir, ton cœur pour aimer, tes yeux pour voir les autres. MERCI POUR TOUT CE QUE TU ME DONNES JESUS 

 

Crèches

Crèche en Polynésie:

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Définition de l'Amour

 Définition de l'Amour

L'Amour est patient,

L'Amour rend service,

L'Amour n'est pas envieux,

L'Amour ne se vante pas,

L'Amour ne se gonfle pas d'orgeuil.

L'Amour ne cherche pas son propre interêt,

L'Amour ne se met pas en colère,

L'Amour ne garde pas rancune.

L'Amour ne se réjouit pas de ce qui est mal,

Mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai.

L'Amour supporte tout,

L'Amour fait confiance,

L'Amour espère tout,

L'Amour endure tout.

L'Amour est éternel.

Des Histoires pour les Enfants

 

Conte de Noël: Les trois messes basses

          Les trois messes basses

(Conte de Noël)

Le révérend- Deux dindes truffées, Garrigou ?...

Garrigou- Oui, mon révérend, deux dindes magnifiques bourrées de truffes. J'en sais quelque chose, puisque c'est moi qui ai aidé à les remplir. On aurait dit que leur peau allait craquer en rôtissant, tellement elle était tendue...

- Jésus-Maria ! Moi qui aime tant les truffes !... Donne-moi vite mon surplis, Garrigou... Et avec les dindes, qu'est-ce que tu as encore aperçu à la cuisine ?...

- Oh ! Toutes sortes de bonnes choses... depuis midi nous n'avons fait que plumer des faisans, des huppes, des gelinottes, des coqs de bruyère. La plume en volait partout... Puis de l'étang on a apporté des anguilles, des carpes dorées, des truites, des...

- Grosses comment, les truites, Garrigou ?

- Grosses comme ça, mon révérend... Énormes !...

- Oh ! Dieu ! Il me semble que je les vois... As-tu mis Ie vin dans les burettes ?

- Oui, mon révérend, j'ai mis le vin dans les burettes... . Mais dame ! Il ne vaut pas celui que vous boirez tout à l'heure en sortant de la messe de minuit. Si vous voyiez cela dans la salle à manger du château, toutes ces carafes qui flambent pleines de vins de toutes les couleurs... Et la vaisselle d'argent, les surtouts ciselés, les fleurs, les candélabres !... Jamais iI ne se sera vu un réveillon pareil. Monsieur le marquis a invité tous les seigneurs du voisinage. Vous serez au moins quarante à table, sans compter le bailli ni le tabellion... Ah ! Vous êtes bien heureux d'en être, mon révérend !... Rien que d'avoir flairé ces belles dindes, l'odeur des truffes me suit partout... Meuh !...

- Allons, allons, mon enfant. Gardons-nous du péché de gourmandise, surtout la nuit de la Nativité... Va bien vite allumer les cierges et sonner le premier coup de la messe ; car voilà que minuit est proche, et il ne faut pas nous mettre en retard...

Cette conversation se tenait une nuit de Noël de l'an de grâce mil six cent et tant, entre le révérend dom Balaguère, ancien prieur des Barnabites, présentement chapelain gagé des sires de Trinquelage, et son petit clerc Garrigou, ou du moins ce qu'il croyait être le petit clerc Garrigou, car vous saurez que le diable, ce soir-là, avait pris la face ronde et les traits indécis du jeune sacristain pour mieux induire le révérend père en tentation et lui faire commettre un épouvantable péché de gourmandise.

Donc, pendant que le soi-disant Garrigou (hum ! hum !) faisait à tour de bras carillonner les cloches de Ia chapelle seigneuriale, Ie révérend achevait de revêtir sa chasuble dans la petite sacristie du château ; et, l'esprit déjà troublé par toutes ces descriptions gastronomiques, il se répétait à lui-même en s'habillant :

- Des dindes rôties... des carpes dorées... des truites grosses comme ça!...

Dehors, le vent de la nuit soufflait en éparpillant la musique des cloches, et, à mesure, des lumières apparaissaient dans l'ombre aux flancs du mont Ventoux, en haut duquel s'élevaient les vieilles tours de Trinquelage. C'étaient des familles de métayers qui venaient entendre la messe de minuit au château. Ils grimpaient la côte en chantant par groupes de cinq ou six, le père en avant, la lanterne en main, les femmes enveloppées dans leurs grandes mantes brunes où les enfants se serraient et s'abritaient. Malgré l'heure et le froid, tout ce brave peuple marchait allégrement, soutenu par l'idée qu'au sortir de la messe, il y aurait, comme tous les ans, table mise pour eux en bas dans les cuisines. De temps en temps, sur la rude montée, le carrosse d'un seigneur précédé de porteurs de torches, faisait miroiter ses glaces au clair de lune, ou bien une mule trottait en agitant ses sonnailles, et à la lueur des falots enveloppés de brume, les métayers reconnaissaient leur bailli et le saluaient au passage :

- Bonsoir bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir, bonsoir, mes enfants !

La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige. Tout en haut de la côte, le château apparaissait comme le but, avec sa masse énorme de tours, de pignons, le clocher de sa chapelle montant dans le ciel bleu-noir, et une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient, venaient, s'agitaient à toutes les fenêtres, et ressemblaient, sur le fond sombre du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé... Passé le pont-levis et la poterne, il fallait, pour se rendre à la chapelle, traverser la première cour, pleine de carrosses, de valets, de chaises à porteurs, toute claire du feu des torches et de la flambée des cuisines. On entendait le tintement des tournebroches, le fracas des casseroles, le choc des cristaux et de l'argenterie remués dans les apprêts d'un repas ; par là-dessus, une vapeur tiède, qui sentait bon les chairs rôties et les herbes fortes des sauces compliquées, faisait dire aux métayers, comme au chapelain, comme au bailli, comme à tout le monde :

- Quel bon réveillon nous allons faire après la messe !

 

Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la messe de minuit qui commence. Dans la chapelle du château, une cathédrale en miniature, aux arceaux entrecroisés, aux boiseries de chêne, montant jusqu'à hauteur des murs, les tapisseries ont été tendues, tous les cierges allumés. Et que de monde ! Et que de toilettes! Voici d'abord, assis dans les stalles sculptées qui entourent le chœur le sire de Trinquelage, en habit de taffetas saumon, et près de lui tous les nobles seigneurs invités. En face, sur des prie-Dieu garnis de velours, ont pris place la vieille marquise douairière dans sa robe de brocart couleur de feu et la jeune dame de Trinquelage, coiffée d'une haute tour de dentelle gaufrée à la dernière mode de la cour de France. Plus bas on voit, vêtus de noir avec de vastes perruques en pointe et des visages rasés, le bailli Thomas Arnoton et le tabellion maître Ambroy, deux notes graves parmi les soies voyantes et les damas brochés. Puis viennent les gras majordomes, les pages, les piqueurs, les intendants, dame Barbe, toutes ses clefs pendues sur le côté à un clavier d'argent fin. Au fond, sur les bancs, c'est le bas office, les servantes, les métayers avec leurs familles ; et enfin, là-bas, tout contre la porte qu'ils entrouvrent et referment discrètement, messieurs les marmitons qui viennent entre deux sauces prendre un petit air de messe et apporter une odeur de réveillon dans l'église toute en fête et tiède de tant de cierges allumés.

Est-ce la vue de ces petites barrettes blanches qui donne des distractions à l'officiant ? Ne serait-ce pas plutôt la sonnette de Garrigou, cette enragée petite sonnette qui s'agite au fond de l'autel avec une précipitation infernale et semble dire tout le temps:

- Dépêchons-nous, dépêchons-nous... Plus tôt nous aurons fini, plus tôt nous serons à table.

Le fait est que chaque fois qu'elle tinte, cette sonnette du diable, le chapelain oublie sa messe et ne pense plus qu'au réveillon. Il se figure les cuisiniers en rumeur, les fourneaux où brûle un feu de forge, la buée qui monte des couvercles entrouverts, et dans cette buée deux dindes magnifiques bourrées, tendues, marbrées de truffes...

Ou bien encore il voit passer des files de pages portant des plats enveloppés de vapeurs tentantes, et avec eux il entre dans la grande salle déjà prête pour le festin.

Ô délices ! voilà l'immense table toute chargée et flamboyante, les paons habillés de leurs plumes, les faisans écartant leurs ailes mordorées, les flacons couleur de rubis, les pyramides de fruits éclatants parmi les branches vertes, et ces merveilleux poissons dont parlait Garrigou (ah ! bien oui, Garrigou!) étalés sur un lit de fenouil, l'écaille nacrée comme s'ils sortaient de l'eau, avec un bouquet d'herbes odorantes dans leurs narines de monstres. Si vive est Ia vision de ces merveilles, qu'il semble à dom Balaguère que tous ces plats mirifiques sont servis devant lui sur les broderies de la nappe d'autel, et deux ou trois fois, au lieu de Dominus vobiscum ! Il se surprend à dire le Bénédicité. À part ces légères méprises, le digne homme débite son office très consciencieusement, sans passer une ligne, sans omettre une génuflexion ; et tout marche assez bien jusqu'à la fin de la première messe ; car vous savez que le jour de Noël le même officiant doit célébrer trois messes consécutives.

- Et d'une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc ou celui qu'il croit être son clerc, et...

 

Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la seconde messe qui commence, et avec elle commence aussi le péché de dom Balaguère.

- Vite, vite, dépêchons-nous, lui crie de sa petite voix aigrelette la sonnette de Garrigou

Et cette fois le malheureux officiant, tout abandonné au démon de gourmandise, se rue sur le missel et dévore les pages avec l'avidité de son appétit en surexcitation. Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s'il étend ses bras à l'Évangile, s'il frappe sa poitrine au Confiteor. Entre le clerc et lui c'est à qui bredouillera le plus vite.

Versets et répons se précipitent, se bousculent. Les mots à moitié prononcés, sans ouvrir la bouche, ce qui prendrait trop de temps, s'achèvent en murmures incompréhensibles.

- Oremus ps... p,ç... p,i...

- Mea culpa... pa... pa...

Pareils à des vendangeurs pressés foulant le raisin de la cuve, tous deux barbotent dans le latin de la messe, en envoyant des éclaboussures de tous les côtés.

- Dom... scum !... dit Balaguère.

...Stutuo !... répond Garrigou ; et tout le temps la petite sonnette est là qui tinte à leurs oreilles, comme ces grelots qu'on met aux chevaux de poste pour les faire galoper à la grande vitesse. Pensez que de ce train-là une messe basse est vite expédiée.

- Et de deux ! dit le chapelain tout essoufflé ; puis, sans prendre le temps de respirer, rouge, suant, il dégringole les marches de l'autel et...

 

Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la troisième messe qui commence. Il n'y a plus que quelques pas à faire pour arriver à la salle à manger ; mais, hélas! À mesure que le réveillon approche, l'infortuné Balaguère se sent pris d'une folie d'impatience et de gourmandise. Sa vision s'accentue, les carpes dorées, les dindes rôties sont là, là... Il les touche... il les... Oh ! Dieu !... Les plats fument, les vins embaument : et, secouant son grelot enragé, la petite sonnette lui crie :

- Vite, vite, encore plus vite !...

Mais comment pourrait-il aller plus vite ? Ses lèvres remuent à peine. Il ne prononce plus les mots... À moins de tricher tout à fait avec le bon Dieu et de lui escamoter sa messe... Et c'est ce qu'il fait, le malheureux !... De tentation en tentation, il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l'épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l'Évangile, passe devant le Credo sans entrer, saute le Pater, salue de loin la préface, et par bonds et par élans se précipite ainsi dans la damnation éternelle, toujours suivi de l'infâme Garrigou (vade retro, Satanas.), qui le seconde avec une merveilleuse entente, lui relève sa chasuble, tourne les feuillets deux par deux, bouscule les pupitres, renverse les burettes, et sans cesse secoue la petite sonnette de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Il faut voir la figure effarée que font tous les assistants !

Obligés de suivre à la mimique du prêtre cette messe dont ils n'entendent pas un mot, les uns se lèvent quand les autres s'agenouillent, s'asseyent quand les autres sont debout ; et toutes les phases de ce singulier office se confondent sur les bancs dans une foule d'attitudes diverses. L'étoile de Noël en route dans les chemins du ciel, là-bas, vers la petite étable, pâlit d'épouvante en voyant cette confusion...

- l'abbé va trop vite... On ne peut pas suivre, murmure la vieille douairière en agitant sa coiffe avec égarement.

Maître Arnoton, ses grandes lunettes d'acier sur le nez, cherche dans son paroissien où diantre on peut bien en être. Mais au fond, tous ces braves gens, qui eux aussi pensent à réveillonner ne sont pas fâchés que la messe aille ce train de poste ; et quand dom Balaguère, la figure rayonnante, se tourne vers l'assistance en criant de toutes ses forces : Ite, missa est, il n'y a qu'une voix dans la chapelle pour lui répondre un Deo gratias si joyeux, si entraînant, qu'on se croirait déjà à table au premier toast du réveillon.

Cinq minutes après, la foule des seigneurs s'asseyait dans la grande salle, le chapelain au milieu d'eux. Le château, illuminé de haut en bas, retentissait de chants, de cris, de rires, de rumeurs ; et le vénérable dom Balaguère plantait sa fourchette dans une aile de gelinotte, noyant le remords de son péché sous des flots de vin du Pape et de bons jus de viandes. Tant il but et mangea, le pauvre saint homme, qu'il mourut dans la nuit d'une terrible attaque, sans avoir eu seulement le temps de se repentir ; puis, au matin, il arriva dans le ciel encore tout en rumeur des fêtes de la nuit, et je vous laisse à penser comme il y fut reçu.

- Retire-toi de mes yeux, mauvais chrétien ! lui dit le souverain Juge, notre maître à tous. Ta faute est assez grande pour effacer toute une vie de vertu... Ah ! tu m'as volé une messe de nuit... Eh bien, tu m'en payeras trois cents en place, et tu n'entreras en paradis que quand tu auras célébré dans ta propre chapelle ces trois cents messes de Noël en présence de tous ceux qui ont péché par ta faute et avec toi...

... Et voilà la vraie légende de dom Balaguère comme on la raconte au pays des olives. Aujourd'hui, le château de Trinquelage n'existe plus, mais la chapelle se tient encore droite tout en haut du mont Ventoux, dans un bouquet de chênes verts. Le vent fait battre sa porte disjointe, l'herbe encombre le seuil ; il y a des nids aux angles de l'autel et dans l'embrasure des hautes croisées dont les vitraux coloriés ont disparu depuis longtemps. Cependant il paraît que tous les ans, à Noël, une lumière surnaturelle erre parmi ces ruines, et qu'en allant aux messes et aux réveillons, les paysans aperçoivent ce spectre de chapelle, éclairé de cierges invisibles qui brûlent au grand air, même sous la neige et le vent. Vous en rirez si vous voulez, mais un vigneron de l'endroit, nommé Garrigue, sans doute un descendant de Garrigou, m'a affirmé qu'un soir de Noël, se trouvant un peu en ribote, il s'était perdu dans la montagne du côté de Trinquelage ; et voici ce qu'il avait vu...

Jusqu'à onze heures, rien. Tout était silencieux, éteint, inanimé. Soudain, vers minuit, un carillon sonna tout en haut du clocher, un vieux, vieux carillon qui avait l'air d'être à dix lieues. Bientôt, dans le chemin qui monte, Garrigue vit trembler des feux, s'agiter des ombres indécises.

Sous le porche de la chapelle, on marchait, on chuchotait :

- Bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir bonsoir mes enfants !...

Quand tout le monde fut entré, mon vigneron, qui était très brave, s'approcha doucement et, regardant par la porte cassée, eut un singulier spectacle. Tous ces gens qu'il avait vus passer étaient rangés autour du chœur, dans la nef en ruine, comme si les anciens bancs existaient encore.

De belles dames en brocart avec des coiffes de dentelle, des seigneurs chamarrés du haut en bas, des paysans en jaquettes fleuries ainsi qu'en avaient nos grands-pères, tous l'air vieux, fané, poussiéreux, fatigué. De temps en temps, des oiseaux de nuit, hôtes habituels de la chapelle, réveillés par toutes ces lumières, venaient rôder autour des cierges dont la flamme montait droite et vague comme si elle avait brûlé derrière une gaze ; et ce qui amusait beaucoup Garrigue, c'était un certain personnage à grandes lunettes d'acier, qui secouait à chaque instant sa haute perruque noire sur laquelle un de ces oiseaux se tenait droit tout empêtré en battant silencieusement des ailes.

Dans le fond, un petit vieillard de taille enfantine, à genoux au milieu du chœur agitait désespérément une sonnette sans grelot et sans voix, pendant qu'un prêtre, habillé de vieil or allait, venait devant l'autel, en récitant des oraisons dont on n'entendait pas un mot... Bien sûr c'était dom Balaguère, en train de dire sa troisième messe basse.

Alphonse DAUDET

Des Traces dans le sable

 

 LES TRACES DANS LE SABLE

Une nuit, un homme fit un rêve. 
Il rêva qu'il marchait au bord de la mer en compagnie du Seigneur. 
Sur le fond du ciel, il voyait se dérouler les scènes de sa vie. Il remarquait, dans chaque scène, deux traces parallèles de pas dans le sable. 
L'une était la sienne; l'autre celle du Seigneur. 
À la dernière scène, il se retourna pour voir ces empreintes sur la grève. 
Il s'aperçut alors qu'à divers moments de sa vie, il n'y avait qu'une trace de pas. Et que ces moments de marche solitaire correspondaient aux heures les plus tristes et les plus sombres de sa vie. 

Intrigué, il dit à son compagnon; "Seigneur, tu m'as assuré de toujours marcher à mes côtés si j'acceptais de me joindre à Toi. 
Mais je m'aperçois qu'aux périodes les plus dures de ma vie, il n'y a plus qu'une empreinte dans le sable. 
Pourquoi m'as-tu abandonné au moment où j'avais le plus besoin de Toi?". 

Le Seigneur se tourne alors vers lui et lui répond: "Mon enfant, mon très cher enfant, tu sais que Je t'aime et que je ne saurais t'abandonner. 
Il faut que tu comprennes ceci : si tu ne vois qu'une trace de pas aux moments les plus difficiles de ton existence, c'est qu'alors, tout simplement, Je te portais dans mes bras...

(Mary Stevenson - 1936)

Hirôshima: le miracle du Rosaire

 

le miracle du Rosaire

 

 

 

 

Lors de l'explosion [de la bombe atomique américaine sur la ville japonaise d'Hiroshima - le 6 août 1945], un groupe de jésuites missionnaires allemands, fervents adeptes de la prière du Rosaire, furent épargnés de toute contamination radioactive et de toute destruction alors que leur maison était à 100 mètres du centre de l'explosion (ground zéro). La maison typiquement japonaise dans laquelle ils se trouvaient, fut elle aussi épargnée.

Ils moururent bien des années plus tard (le Père Hubert Schiffer vécut jusqu'à l'âge de 63 ans, il était âgé de 30 ans au moment de l'explosion le 6 août 1945).

Bien sûr, quand on essaya de savoir, scientifiquement, comment ils s'en étaient sortis si bien portants, qu'on ne trouva pas pourquoi, et qu'ils expliquèrent que c'était grâce à leur prière quotidienne du Rosaire, les scientifiques ne les crurent pas. Le Père Schiffer dira plus tard : "Ils n'ont toujours rien compris."

Ils vécurent longtemps, sans perte d'audition ou de vue quelconque dues aux radiations à long terme, ou de maladies inhérentes à l'explosion. "Nous pensons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le Rosaire quotidiennement dans cette maison. Plus de 55 ans plus tard, les scientifiques sont absolument incapables de fournir une explication plausible".

Les Jésuites expliquent, à juste titre, avoir reçu une sorte de "bouclier de protection" de la Sainte Vierge contre les rayonnements et leurs effets sur le court et long terme. Le même cas se produira à Nagasaki, avec le couvent franciscain de Saint Maximilien Kolbe, où les frères priaient là aussi quotidiennement le Rosaire. Ce qui correspond exactement aux paroles de la Vierge Marie à Saint Dominique et Alain de la Roche "Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas", ou encore "Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités".

Prions.


 

Histoire du Roi et des trois maisons

 Histoire du Roi et des trois maisons

Il y avait  une fois trois maisons sur le bord d'une route.

Les trois maisons étaient pareilles et dans les trois maisons vivaient un papa, une maman et plusieurs enfants.

Un jour, le Roi, qui était en voyage, envoya son page dire aux trois maître de maison: "préparez tout ce qu'il faut pour me recevoir car, en passant, je m'arrêterai chez vous."

Le page fit la commission et retourna prés de son maître.

Mais les habitants de la première maison étaient des gens méchants qui n'aimaient pas le Roi.

Ils se dirent entre eux: " Il peut toujours venir, ce n'est pas nous qui nous dérangerons pour le recevoir! " Et ils mangèrent, ils se couchèrent comme d'habitude, sans rien nettoyer, sans rien préparer.

Le lendemain, lorsque le Roi entra dans cette maison, il la trouva très sale, avec des toiles d'araignée, des miettes et des épluchures par terre. Les chaises étaient tellement encombrées qu'il n'en trouva pas une pour s'asseoir et, comme il avait faim et soif, on lui apporta tout juste, en lui faisant la grimace, un croûton de pain et un peu d'eau dans un verre ébréché.

Le Roi ne dit rien pendant un moment. Mais, à la fin, perdant patience, irrité de la méchanceté de ce gens, il sortit de la maison et appela ses soldats pour qu'on les mette tous en prison.

Puis il entra dans la deuxième maison. 

Là, on avait bien essayé de se préparer à la venue du Roi, mais on était étourdi, un brin paresseux, et tout avait marché de travers.

Le plancher était balayé, bien sûr. Seulement, il y avait de la poussière sur tous les meubles. On avait fait un gâteau pour le Roi...hélas ! on l'avait oublié au four, de sorte qu'il ressemblait plutôt à un morceau de charbon...Et comme, au fond, on n'était pas très fier, on ne trouva rien à dire pour saluer le Roi.

Après la première bouchée, le Roi n'eut pas le courage de manger le gâteau brûlé. Il n'offrit pas les cadeaux qu'il avait apportés et sortit au plus tôt d'une maison où l'on était si mal.

Je suis pourtant bon pour mes sujets, songeait-il avec tristesse, et c'est ainsi qu'ils me reçoivent?

Et lentement, sans beaucoup d'espoir, il se dirigea vers la troisième maison.

Mais là, quelle différence!

Le Roi n'eut même pas à frapper; la famille au complet l'attendait dehors et l'on avait ouvert la porte toute grande. Le papa, la maman, les enfants, tout le monde le salua avec beaucoup de respect et le remercia, lui, le Roi, d'être venu dans la maison. Puis on le fit entrer. Le ménage avait été fait en grand, le carrelage, les meubles...tout avait été impeccablement nettoyé. On avait astiqué les  cuivres, les vitres étaient toutes propres. Dans la salle de séjour, le canapé et les fauteuils étaient recouverts d'un tissu tout neuf; les vases débordaient de fleurs. La maison toute entière prenait un air de fête vraiment très agréable. Dés que le Roi fut assis, on lui apporta des gâteaux, des fruits, une boissons fraîche et le plus jeune lui récita un joli compliment.!

Heureux et consolé, le Roi demeura très longtemps dans la maison. Lorsque vint l'heure de se retirer, il appela ses pages et leur fit distribuer des cadeaux aux petits comme aux grands, sans oublier personne. Il promit enfin à cette famille de toujours l'écouter lorsqu'elle aurait une faveur ou une permission à lu demander.

Alors le papa lui dit, au nom de la famille:

Seigneur, la plus grande grâce, c'est que vous reveniez chez nous, parce que nous vous aimons.

Ton âme est comme l'une de ces trois maisons, mais chez toi, c'est bien plus qu'un roi, c'est Jésus, le Seigneur Dieu qui va venir.

Il était une fois, un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen Orient

 

Il était une fois, un vieil homme

 

Il était une fois, un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen Orient.

 

Un jeune homme s’approcha et lui demanda :«Je ne suis jamais venu ici, comment sont les gens qui vivent dans cette ville?»

 

Le vieil homme lui répondit par une question : «Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens?»

 

«Égoïstes et méchants…C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir» dit le jeune homme..

 

Sur quoi, le vieillard répondit :«Tu trouveras les mêmes gens ici.»

 

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa exactement la même question.

 

«Je viens d’arriver dans la région, comment sont les gens qui vivent dans cette ville?»

 

«Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens?»

 

«Ils étaient bons et accueillants, honnêtes, j’y avais de bons amis, j’ai eu beaucoup de mal à la quitter,» répondit le jeune homme.

 

«Tu trouveras les mêmes ici» répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire ses chameaux à côté avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche : «Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes?»

«Mon cher monsieur, dit le vieil homme, celui qui ouvre son cœur change aussi son regard sur les autres.

 

Chacun porte son univers dans son cœur…et vous, votre univers est comment?

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L' Histoire de Noé, l'Arche de Noé

 L' Histoire de Noé, l'Arche de Noé

Genèse 6, 1  L'Arche de Noé

Après avoir crée le monde, beau et bon, Dieu voit que sur la terre, les hommes deviennent de plus en plus méchants.

Seul, Noé est l'ami de Dieu. Noé a trois fils : Japhet, Sem, Cham.

Alors Dieu dit à Noé: "Je vais détruire tout ce qui vit, car à cause des hommes, la terres est remplie de mal. Fais-toi une arche en bois, enduire de goudron à l'intérieur et à l'extérieur. Tu la feras longue de 135 mètres, large de 22,5 mètres ,et haute de 13,5 mètres. Tu la feras avec des cases, tu lui feras un toit, une porte sur le côté. Moi, je vais faire venir le déluge, beaucoup d'eau, pour détruire tout ce qui vit sur terre. Toi, tu entreras dans l'arche avec ta famille, un couple de chaque animal et des réserves de nourriture."

Noé fit exactement tout ce que Dieu lui avait dit.

Noé entre dans l'arche avec sa femme, ses fils et leur femme. Des animaux de toutes  les espèces de la terre viennent à lui pour entrer dans l'arche. Ils viennent deux par deux, le mâle et la femelle, comme Dieu l'a dit à Noé.

Les eaux du déluge viennent sur la terre pendant quarante jours. Elles grossissent et soulèvent l'arche au dessus de la terre.

Il y a de plus en plus d'eau sur la terre. Même les montagnes les plus hautes sont recouvertes. Tout ce qui vivait sur la terre meurt: les oiseaux, les animaux les homes. Il ne reste que Noè et ceux qui sont avec lui dans l'arche.

Dieu se souvient de Noé et de toutes les bêtes qui sont avec lui dans l'arche. La pluie cesse. L'eau commence à diminuer au dessus de la terre. Au bout de quelques temps, l'arche s'arrête sur le mont Ararat. Puis au bout de dix mois, les sommets des montagnes apparaissent. 

Au bout de quarante jours, Noé ouvre la fenêtre de l'arche et lâche une colombe pour voir si les eaux ont diminué à la surface du sol.

Mais elle revient vers lui car la terre est encore recouverte d'eau: elle ne trouve pas un endroit sec où poser ses pattes. Sept jours après, il lâche à nouveau la colombe. Le soir, elle revient vers Noé, voilà: elle tient dans le bec un rameau d'olivier! Sept jours après, il la lâche à nouveau, elle ne revient plus.

Ainsi, Noé sait que l'eau a baisé sur la surface de la terre.

Dieu dit à Noé: "Sors de l'arche, avec ta famille et tous les animaux"

Et tous sortent de l'arche, espèce après espèce.

Quelle bousculade pour sortir de l'arche depuis un an qu'ils étaient enfermés!

Noé construit un autel pour le Seigneur et il prie .

Dieu dit à Noé et à ses fils: "Je vais faire une alliance avec vous et avec vos enfants. Il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre. Et voici que je mets l'arc en ciel comme signe de cette alliance entre vous et moi"

Avec toi aussi, Dieu veut faire une alliance !

 

par Laurence de Crouy-Chanel

Collection Joyeuse Nouvelle

L'Enfant Prodigue

 L'Enfant Prodigue

 Dieu est un père qui aime tous ses enfants.

Ecoutez la belle histoire que Jésus a racontée aux Apôtres;

Un père avait deux fils.

Le plus jeune lui dit: "Donne-moi l'argent que tu gardes pour moi quand je serais grand".

Le père très bon, lui donne tout.

Et le garçon quitte son papa et s'en va très loin, il dépense tout son argent à boire, à manger et à s'amuser et il oublie son père!

Mais un jour, il n'a plus rien, plus d'argent: tout est dépensé.

Alors il cherche du travail, mais personne ne veut de lui.

Enfin, il trouve à garder des cochons, ce n'est pas amusant!

Ils vont dans la boue, sont sales, sentent mauvais et le garçon doit coucher dans l'étable avec les cochons.

Regardez comme il est triste et comme il a faim!

On ne lui donne à manger que des restes des cochons!

Un jour, il pense à son père et à sa maison: "J'étais si heureux chez mon père, alors que maintenant je suis si malheureux! et il pleure......

Après avoir longtemps pleuré, il se dit: "Je sais ce que je vais faire, je vais retourner chez mon père, sûrement il oubliera le mal que j'ai fait et il me pardonnera".

Alors, il part, il marche longtemps, tout seul sur la route; il est très fatigué, ses habits sont tout déchirés.

Comme il est encore loin de sa maison, son père l'aperçoit et il aime tant son fils qu'il court à sa rencontre.

Regardez l'image: le garçon se jette à genoux pour lui demander pardon parce qu'il lui a fait beaucoup de peine et il lui promet de ne plus recommencer.

Son père est si content de le revoir qu'il le prend dans ses bras, l'embrasse et lui pardonne tout.

Il lui donne un beau vêtement neuf et fait préparer un repas de fête pour lui montrer qu'il l'aime toujours comme son fils.

Le Père si bon et qui nous attend tous les jours, même quand nous sommes méchants, c'est Dieu.

Dieu nous aime, et il pardonne toujours!

La Petite voix

 La petite Voix



Sur la marche de pierre, Florence mange son goûter.

Deux moustaches de gelée de framboise se dessinent sur ses joues.

Maman vient de faire la gelée comme tous les ans.

Florence tient à deux mains sa tartine, coupée au large de la tourte.

A ses pieds, une nuée de poules et des poussins piaillent en guettant les miettes qui tombent du pain frais.

Le soleil brille; le ciel est bleu; les rosiers grimpants jettent leur cargaison de roses rouge vif sur les pierres grises du mur de la ferme.

Florence a cinq ans, elle rit.

De la grange aux toits d'ardoises sort la grand mère . Elle approche de ses quatre-vingt-dix ans ! 

Florence est sa seule arrière petite fille.

Toute courbée sur sa canne, elle avance lentement. De loin, elle crie à Florence:

" Dis, Pitchoun, tu ne pourrais pas grimper, toi, à l'échelle? Moi, je suis trop vieille! 

J'entends la Blanche qui caquète. Sûr qu'elle a pondu son oeuf !

La bouche pleine, son front buté, Florence secoue sa tête blonde.

"J'peux pas. J'suis trop occupée."

La grand mère n'insiste pas.

Elle reprend sa route vers la maison, encore un peu plus courbée.

De gober des oeufs frais est sa seule gourmandise

Florence fixe les yeux sur sa grand-mère.

Une petite voix parle au fond de son coeur.

"Comment, grand mère qui te gâte tant, tu lui refuses de gober cet oeuf, sa seule joie ?

Quand elle a un bonbon, un gâteau, la moindre gâterie, elle t'en fait cadeau, et toi?

Florence fronce le sourcil. Elle déteste cette petite voix.

Comment la faire taire?

Maintenant, la tartine lui paraît sans goût, le ciel moins bleu, et les poules à ses pieds l'énerve................

 

Le Bois de la Croix

 Le Bois de la Croix

           

Après la mort de Jésus, les premiers chrétiens furent persécutés pendant longtemps.

Les empereurs romains adoraient de faux dieux et ne voulaient pas que les chrétiens parlent de Jésus.

Alors, pour qu'il ne reste pas de souvenirs, la ville de Jérusalem avait été recouverte de monuments et de sanctuaires païens.

Le calvaire et le tombeau de Jésus avaient été ensevelis sous de la terre.

Vers l'année 320, sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin qui était devenu chrétienne et qui avait rendu la liberté à l'église, décida de partir pour la Terre Sainte afin de retrouver le calvaire, le tombeau de Jésus et d'autres lieux où étaient passés Jésus et ses amis.

 Les travaux commencèrent en l'an 326.

Hélène était certaine que les restes de la croix de Jésus se trouvaient encore là.

Elle découvrit en effet la croix ainsi que l'écriteau que Pilate avait fait mettre au-dessus, la couronne d'épines et les clous.

Des malades à qui on fit toucher la croix furent immédiatement guéris!

Une jeune femme qui venait de mourir ressuscita dès qu'on la toucha avec la croix.

Pour permettre aux chrétiens de voir le bois de la croix et de le vénérer, Sainte Hélène décida de faire construire une basilique sur le lieu même de la découverte.

Elle retourna ensuite à Rome avec un morceau du bois de la croix, une partie de l'écriteau et un ou deux clous.

Elle plaça les précieuses reliques dans la basilique de son palais.

C'est la basilique "sessorienne", appelée aussi "Sainte Croix-en-Jérusalem".

Actuellement, les reliques de la Sainte Croix se trouvent dans un reliquaire en forme de croix.

Au centre du reliquaire, on voit un bas-relief représentant la Sainte Trinité.

Dans le bas, un autre représente la Vierge Douloureuse et le socle doré sur lequel s'élève la croix nous montre le crucifiement de Jésus entre deux larrons.

De chaque côté du reliquaire se trouve un ange en argent, l'un portant une lance, l'autre une éponge, pour rappeler la lance qui perça le côté de Jésus et l'éponge imbibée de vinaire qu'un soldat avait approchée de ses lèvres.

Par la suite, des fragments de la croix furent offerts par certains papes à de nobles personnages, dont le roi François 1 er.

Un fragment important se trouve actuellement parmi les reliques de la basiliques Saint Pierre de Rome au Vatican.

C'est vraiment une très grande grâce pour les chrétiens de posséder de telles reliques car la croix de Jésus fut l'instrument qui servit à sauver tous les hommes et à réparer leurs péchés. Alors, avec toute l'Eglise, nous pouvons chanter ce cantique: " Chrétiens, chantons à haute voix: Vive Jésus, vive sa croix"

  Couronne d'épines

Marine Bazin

d'aprés la revue "chrétiens vers les cîmes"

Le courage de Pierrou

Les Enfants courageux

 La maman de Pierrou a une bonne grippe et tandis qu'elle se repose dans son lit, Pierrou est chargé de surveiller la pendule.

Car la maman de Pierrou est garde barrière.

Les signaux sont automatiques, les barrières s'ouvrent et se ferment toutes seules sans se tromper, mais il faut veiller tout de même.

Supposez qu'il arrive quelque chose d'extraordinaire, quelque chose que les plus grands ingénieurs n'ont pas prévu?

La pendule sonne cinq minutes avant le passage du train et Pierrou chaque fois, s'approche de sa maman. Elle est toujours réveillé et elle regarde par la fenêtre si tout va bien : les feux rouges se sont allumés, les sonneries retentissent, les barrières fonctionnent bien.

Cela marche à merveille, ces systèmes automatiques. Et du reste, maman va mieux, elle respire tranquillement, la fièvre a dû tomber. Pierrou peut se reposer.

La pendule sonne à nouveau. Le rapide de Paris va passer.

Pierrou regarde sa maman qui s'est endormie cette fois. A quoi bon la réveiller ?

Les feux s'allument, les sonneries sonnent, les barrières.....

La barrière d'en face s'est fermé mais celle qui se trouve de ce côté, contre la maisonnette est restée ouverte !

Alors , que faire? Vite, réveiller maman! Pour qu'elle coure, en chemise de nuit sur la route avec le drapeau rouge ?

Où est-il, ce drapeau rouge? Courir sur la route en agitant ce drapeau, Pierrou peut tout aussi bien le faire que la pauvre maman qui dort si fort qu'elle aura grand mal à se réveiller. Il ira même bien plus vite.

Un grondement. C'est le rapide qu'on entend de très loin et qui arrive à pleine vitesse.

Pierrou claque la porte, court devant cette mauvaise barrière qui n'a pas voulu se fermer et lève son drapeau. Un énorme camion débouche du tournant. Le conducteur a ralenti, à cause des feux et des sonneries mais, puisque la barrière est ouverte, il veut continuer, passer devant le train car il est pressé.

"Sors de là, gamin! Tu veux te faire écraser ?" crie le conducteur furieux, en bloquant ses freins?

Pierrou a eu trés peur mais il est resté en plein milieu de la route, barrant l'accès aux voies ferrés.

"Vas-tu sortir de là ? crie encore l'homme. Il faut que j'arrive en ville avant le soir et tu me fais attendre pour rien ?

On n'entend pas ce qu'il dit ensuite. Sa voix est couverte par le terrible roulement du rapide qui passe à plus de 200 km -heure. 

L'homme reste bouche-bée, puis il comprend en voyant la barrière coincée par une branche morte que le vent a poussé là.

Il descend de son camion et vient embrasser l'enfant.

"Comment t'appelles-tu, dit-il?  Je veux savoir ton nom pour raconter ça aux autres "

Le garçon sourit gentiment.

" Ben....Je m'appelle Pierrou, tout simplement" dit-il

 

 

La Cigale

 

Le don du sourire

  Le Sourire

Il ne coûte rien et produit beaucoup,

Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne.

Personne n'est assez riche pour s'en passer et nul n'est assez déshérité qu'il ne puisse en faire l'aumône

Un sourire, c'est du repos pour l'être fatigué, du courage pour l'âme abattue, de la consolation pour le coeur endeuillé.

Ton sourire peut porter une nouvelle vie, espoir et courage aux coeurs découragés, opprimés, fatigués, tentés ou désespérés.

C'est un véritable antidote que la nature tient en réserve pour toutes les peines.

Et pourtant, il ne peut s'acheter, ni se prêter, ni se voler. Car, il n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.

Et si l'on vous refuse le sourire que vous méritez, soyez généreux, donner le vôtre.

Ton sourire peut être le commencement de conversion à  la Foi.

Il peur préparer le retour du pécheur à Dieu.

Souris aussi souvent à Dieu ....dans l'acceptation de tout ce qu'Il t'enverra pendant ta vie et tu mériteras de contempler la Face souriante du Christ fixée sur toi pour l'éternité..

Nul, en effet, n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne sait pas en donner aux autres.

Compte, si tu peux, le nombre de sourires que ton sourire a provoqués chez les autres .

Ce nombre signifiera combien de fois tu as été cause de contentement, joie, satisfaction, courage et confiance.

Ces bonnes dispositions sont parfois à l'origine des plus beaux actes et plus belles choses.

 

 

Gaby Rudaz nov 1972 dans "Oui"

Le Mendiant

                                                                                         Le Mendiant

                        

 J'étais allé mendiant de porte en porte, sur le chemin du village, lorsqu'un chariot d'or apparut au loin, pareil à un rêve splendide, et j'admirais quel était ce roi.

Mes espoirs s'exaltèrent et je pensais: c'en est fini des mauvais jours, et déjà , je me tenais prêt dans l'attente d'aumônes spontanées et de richesse éparpillées partout, dans la poussière de la route.

Le chariot s'arrêta là où je me trouvais.

Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue. Soudain, tu tendis la main droite et tu me dis: "Qu'as-tu à me donner?"

Ah! quel jeu était celui là, de tendre la main au mendiant, pour mendier!

J'étais confus et demeurais perplexe. Enfin, de ma besace, je tirai un tout petit grain de blé et je te le donnai.

Mais combien fût grande ma surprise lorsqu'à la fin du jour, vidant mon sac à terre, je trouvai un tout petit grain d'or parmi le tas des pauvres grains de blé...

Je pleurai amèrement et pensai: "Que n'ai-je eu le coeur de donner tout !!!

 

Conte de Tagore

Lumière

La Lumière

                        

                                                                                 

 Il y avait une fois un ménage de pauvres gens qui vivait à l'orée de la forêt.

Or, un jour, que le mari tardait à rentrer, la femme vit tomber du ciel une lumière merveilleuse: cela ressemblait à une étoile.

Elle tomba dans son jardin, et la femme et ses voisins et voisines étaient en admiration devant cette merveille.

Lorsque, plus tard dans la nuit, revint le mari, il fût aussi émerveillé, mais il dit à sa femme: "rentrons donc cette lumière chez nous pour la garder précieusement".

Il fit donc ce qu'il avait dit, mais aussitôt la lumière se mit à baiser, baisser jusqu'à n'être plus qu'une faible clarté. Alors la femme dit: "Mettons la donc dehors, car dehors, elle éclairait beaucoup mieux et tout le monde en profitait"

Et elle remis la lumière dehors. Immédiatement, celle-ci brilla merveilleusement.

Mais son mari n'était pas content et reprit pour lui la lumière qui, à nouveau, était prête à s'éteindre.

Alors la femme remit la lumière dehors, et tous deux comprirent que cette lumière ne pouvait briller que pour tous, ou s'éteindrait

Ne te moque Jamais

                                Ne te moque jamais

                                                                                                de Raoul Follereau   

Sans doute, il gagnait bien sa vie...

Seulement il n'aimait pas vivre..

Depuis qu'il était tout petit, 

Depuis qu'il se souvenait la vie lui était un fardeau terrible.

Il avait peur de sortir,

Peur des autres,

Du regard des autres..

Bien sûr, on n'était pas méchant avec lui..

Mais on le regardait...

Et on riait..

C'était de se rire dont il agonisait.

Il était bossu.

C'était ainsi chaque jour:

"Oh, regarde mon chéri, disait la maman à son bambin, regarde ce petit bossu, ce qu'il est drôle..!"

"Bossu, bossu, bossu ", criait le brave homme pas méchant, mais si cruel et qui voulait épater ses copains.

"Bossu, viens que je touche ta bosse pour me porter chance! "

Et le petit baissait la tête et se sauvait..

Et le petit baissait la tête et se sauvait...

C'était ainsi chaque jour.

Chaque jour depuis tant d'années..

Son coeur pourtant était sans haine.

Il comprenait seulement qu'il faut pour vivre avec les autres être "comme tout le monde"

Il était bossu.

Pas de place pour lui.

Bossu. Il n'entendait plus que cela.

Dans son silence, dans ses sommeils.

Alors, il a voulu dormir.

Dormir sans entendre .

Dormir et oublier.

Bossu, bossu.

Il s'est empoisonné

 

CHAQUE FOIS QUE TU TE MOQUES D'UN AUTRE.....TU L'EMPOISONNES...

 

 

Raoul Follereau

 

Notre Dame de Pontmain

 

Notre Dame de Pontmain

L'histoire se passe le 17 Janvier 1871, dans un village proche de Laval en Mayenne à Pontmain.

C'est l'hiver, il fait froid, le sol est couvert de neige depuis plusieurs jours.

La France est envahie par les Prussiens, Paris est assiégé, l'ennemi est à Laval, à 55 Km de Pontmain, les habitants sont dans l'angoisse.

L'ennemi est là, 38 hommes du village sont partis à la guerre. A leur départ, Monsieur le curé avait demandé à ses paroissiens de venir à la messe chaque jour.

Son appel avait été entendu : l'assistance était nombreuse et priait pour la France et ses soldats.

Les enfants priaient encore plus de ferveur que leurs parents. Parmi eux, ils y avait deux petits Barbedette, Eugène et Joseph.

Ce 17 janvier, à 17 h 3 ,les enfants étaient en train de travailler avec leur père. Une voisine entre, donnant de très bonnes nouvelles des soldats dont Auguste, leur frère dont ils n'avaient pas de nouvelles depuis longtemps.

Eugène en profite pour sortir  et remarque le grand nombre d'étoiles. Soudain, il aperçoit une Dame d'une beauté extraordinaire qui le regarde en souriant.

Elle est vêtue d'une robe foncée sans ceinture, avec des manches larges et sa robe couverte d'étoiles d'or à 5 branches et une couronne d'or.

Eugène contemple le spectacle depuis 10 minutes, lorsque la voisine sort et lui demande de rentrer.

Il lui montre la belle Dame. Mais elle ne voit rien.

Son père et son autre frère sortent. Joseph voit tout de suite la belle Dame alors que le papa ne voit rien.

Celui-ci demande à ses enfants de rentrer, ce qu'ils font et se remettent au travail.

Mais, le père, ému, demande à Eugène de sortir à nouveau.

Et Eugène voit à nouveau la belle Dame, alors le père appelle son épouse mais elle ne voit rien et se fâche pour que ses enfants retournent travailler, ils obéissent.

En sortant le soir de la grange pour aller dîner, ils revoient la belle Dame.

Après le dîner, ils sortent et en voyant la Dame, ils se mettent à genoux et prient. Tout le village vient ensuite à défiler.

On va chercher une religieuse qui ne voit rien, et la maman d'Eugène prend ses enfants pour des menteurs.

La religieuse revient avec trois petites filles qui voient et font une description identique à celle des deux garçons.

Mr le curé vient ensuite , et puis l'assistance augmente (60 adultes dans la grange) et les enfants dehors. Personne se moque, la belle Dame est triste

La belle Dame se trouve dans un ovale bleu foncé. Quatre bougies dans cet ovale, deux au niveau de ses épaules, deux au niveau de ses genoux.

Par contre, trois belles étoiles sont visibles par tous à l'extérieur.

Dés que le chapelet commence, la Dame grandit, des étoiles viennent sous ses pieds et Elle sourit en regardant l'assistance . De nombreuses étoiles couvrent sa robe.

Une banderole apparaît, et lettre après lettre, une phrase:" Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher."

L'assistance est heureuse et se sent protégée.

Une femme incrédule rentre chez elle, tombe et ne peut se relever qu'en priant.

Les chants reprennent et la Dame rit.

La foule rit à son tour et pleure d'émotion

Une croix, tenue par la Vierge, d'un rouge vif apparaît en avant de la Sainte. Elle porte un Christ tout couvert de sang avec une inscription : Jésus-Christ.

La Sainte Vierge, pleine de douleur abaisse les yeux pour regarder le Christ en croix.

Elle prie à son tour pour demander elle-même pardon pour les pécheurs.

Il est 21 h, le crucifix disparaît, une petite croix blanche apparaît sur chaque épaule.

Enfin, une sorte de voile blanc fait disparaître peu à peu la Sainte Vierge.

Au même moment, les troupes ennemies se replient et les 38 soldats reviennent à la fin de la guerre.

Des miracles ont suivis.

Le 2 février 1872, l'évêque de Laval, reconnait l'authenticité de l'apparition.

"Notre Dame de Pontmain, protégez les petits enfants de France"

Des Saints pour les Jeunes et les Enfants, , l'évangélisation des enfants par les enfants

 

 

" Le moyen le meilleur, le plus sûr et le plus efficace d'établir la PAIX sur la terre est par la grande puissance de l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement"    (Jean Paul II)

 

Jacques Alberione

  Jacques Alberione

  Jacques Alberione (1884-1971)

 Photo

    

Le Père Jacques Alberione, Fondateur de la Famille Paulinienne, aura été l'un des plus créatifs apôtres du XXè siècle. Il est né à San Lorenzo di Fossano (Cuneo), le 4 avril 1884 et reçut le baptême le lendemain même.

La famille, composée par Michel Alberione, Thérèse Allocco et six enfants, était de condition paysanne, profondément chrétienne et laborieuse.

Le petit Jacques, quatrième enfant de la famille, ressent assez tôt l'appel de Dieu: en première année élémentaire, ayant été interrogé par la maîtresse sur ce qu'il ferait quand il serait grand, il répond: “Je me ferai prêtre”. Les années de l'enfance s'orientèrent dans cette perspective.

La famille s'est transférée ensuite à la localité de Cherasco, paroisse San Martino, diocèse de Alba. Le curé, don Montersino, aide le jeune adolescent à prendre conscience et à répondre à l'appel de Dieu.

A 16 ans, Jacques est admis au Séminaire de Alba et y fera vite la rencontre avec celui qui sera son père, son guide, son ami et son conseiller pendant 46 ans: le chanoine Francesco Chiesa.

Vers la fin de l'Année Sainte 1900, déjà interpellé par l'Encyclique de Léon XIII “Tametsi futura”, Jacques fait l'expérience la plus décisive de son existence. C'était la nuit du 31 décembre 1900 qui séparait les deux siècles; il reste en prière pendant quatre heures devant le Très Saint Sacrement et à la lumière de Dieu projette son avenir.

Une “lumière particulière” lui vient de l'Hostie et à partir de ce moment-là il se sent “profondément obligé de faire quelque chose pour le Seigneur et pour les hommes du nouveau siècle”: “obligé à servir l'Eglise” avec les moyens nouveaux offerts par l'intelligence humaine. 

L'itinéraire du jeune Alberione se poursuit intensément pendant les années d'étude de la philosophie et de la théologie. Le 29 juin 1907 il est ordonné prêtre. Il connaîtra ensuite une brève mais décisive expérience pastorale à Narzole (Cuneo) en tant que Vice-curé.

C'est là qu'il rencontre un jeune appelé Giuseppe Giaccardo, qui deviendra pour lui ce que Timothée signifia pour l'Apôtre Paul. Et c'est toujours à Narzole que le Père Alberione a mûri la compréhension de ce que peut faire la femme associée dans l'apostolat.

Au Séminaire de Alba, il assume aussi les fonctions de directeur spirituel des séminaristes, les grands et les petits, et enseigne différentes matières. Il se prête pour la prédication, la catéchèse et les conférences dans les paroisses du diocèse. Il consacre aussi une bonne partie de son temps à l'étude sur la situation de la société civile et ecclésiale de son temps et sur les nouvelles nécessités qui pointaient à l'horizon. 

Il comprend que le Seigneur est en train de le guider vers une nouvelle mission: prêcher l'Evangile à tous les peuples, selon l'Esprit de l'Apôtre Paul, utilisant les moyens modernes de la communication.

Ces orientations sont consignées dans deux de ses livres: Appunti di teologia pastorale (1912) e La donna associata allo zelo sacerdotale (1911-1915).

Une telle mission, pour avoir charisme et continuité, doit être assumée par des personnes consacrées, puisque “les oeuvres de Dieu se font avec les hommes de Dieu”.

C'est ainsi que, le 20 août 1914, au moment où, à Rome, mourait le Pape Pie X, à Alba le Père Alberione donnait le coup d'envoi à la “Famille Paulinienne” avec la fondation de la Société Saint Paul.

Les débuts sont très pauvres, selon la pédagogie divine: “partir toujours de la crèche”.

Pour son œuvre, le Père Alberione s'inspire du modèle de la famille humaine. Une famille composée de frères et de sœurs. La première femme qui suit le Père Alberione est une jeune fille d'une vingtaine d'années, née à Castagnito (Cuneo): Teresa Merlo. Avec son appui, le Père Alberione fonde la congrégation des Filles de Saint Paul (1915). Peu à peu, la “Famille” se développe, les vocations masculines et féminines augmentent, l'apostolat se définit et prend forme.

En 1918 (décembre) un premier groupe des “filles” est détaché pour aller à Susa. C'est ainsi que commence une courageuse histoire composée de foi et d'esprit d'initiative, qui engendre même un style caractéristique propre: “à la paulinienne”.

Ce parcours semble ralentir lorsque, en 1923, le Père Alberione tombe gravement malade et les avis des médecins ne laissent aucun espoir.

Mais le Fondateur reprend miraculeusement le chemin: “Saint Paul m'a guéri”, racontera-t-il ultérieurement. C'est à partir de cette période que l'on trouvera, dans toutes les chapelles pauliniennes, les phrases que par rêve ou révélation le Maître Divin adressa au Fondateur: “Ne craignez pas - Je suis avec vous - D'ici je veux éclairer - Vivez dans la conversion continuelle”.

L'année suivante (1924) naît la deuxième congrégation féminine: les Surs Disciples du Divin Maître, pour l'apostolat eucharistique, sacerdotal et liturgique.

Pour conduire cette nouvelle congrégation le Père Alberione choisit une jeune sœur: M. Scolastica Rivata, décédée à plus de 90 ans en odeur de sainteté.

Sur le plan apostolique, le Père Alberione encourage l'impression d'éditions populaires des Livres sacrés et s'oriente vers les formes les plus rapides pour faire parvenir le message du Christ aux lointains: les journaux.

Déjà en 1912 était née la revue Vita Pastorale, destinée aux curés; en 1931 naît la revue Famiglia cristiana, un hebdomadaire ayant comme but de nourrir la vie chrétienne des familles.

Viendront ensuite: La Madre di Dio (1933), “pour révéler aux âmes la beauté et la grandeur de Marie”; Pastor bonus (1937), revue mensuelle en langue latine; Via, Verità e Vita (1952), revue mensuelle pour la connaissance et l'enseignement de la doctrine chrétienne; La Vita in Cristo e nella Chiesa (1952), avec le but de faire “connaître les trésors de la liturgie, diffuser tout ce qui sert à la Liturgie, vivre la liturgie selon l'Eglise. Mais le Père Alberione pensa aussi aux jeunes: à leur intention il a fait publier Il Giornalino.

Il s'implique directement pour la construction du grand temple en l'honneur de Saint Paul, à Alba. S'ensuivront deux autres temples à Jésus Maître (Alba et Rome) et le Sanctuaire à la Reine des Apôtres (Rome).

L'objectif poursuivi est surtout celui de sortir des limites locales ou nationales.

En 1926 naît la première maison filiale à Rome, suivie au cours des années successives par tant d'autres fondations en Italie et par le monde.

Dans l'entre-temps, l'œuvre spirituelle grandit elle aussi. Le Fondateur transmet l'esprit de piété à travers les “dévotions”, chargées d'un profond sens apostolique: A Jésus Maître et Pasteur “Voie, Vérité et Vie”, à Marie Mère, Educatrice et Reine des Apôtres; à Saint Paul Apôtre.

Et c'est justement en base de cette référence à l'Apôtre que le Père Alberione offre à l'Eglise les 9 institutions fondées sous l'appellation de “Famille Paulinienne”. Pour le Fondateur, le premier engagement doit être la pleine configuration avec le Christ: accueillir le Christ total Voie, Vérité et Vie, dans toute la personne, intelligence, volonté, cœur, forces physiques. Ces orientations parurent dans une petite plaquette intitulée Donec formetur Christus in vobis (1932).

Au mois d'octobre 1938, le Père Alberione fonda la troisième congrégation féminine: les Sœurs de Jésus Bon Pasteur ou “Pastourelles”, destinées à l'apostolat pastoral direct et collaboratrices des Pasteurs.

Pendant la pause forcée de la seconde guerre mondiale (1940-1945), le Fondateur ne s'arrête pas dans son parcours spirituel. Il accueille progressivement la lumière de Dieu, dans un climat d'adoration et de contemplation.

Comme en témoignent ses Taccuini (bloc-notes) spirituels, dans lesquels le Père Alberione consignait ses inspirations ainsi que les moyens à adopter pour répondre au projet de Dieu.

Et c'est dans cette atmosphère spirituelle que prennent forme les méditations que chaque jour il prêche à ses fils et à ses filles, les directives pour l'apostolat, la prédication d'un grand nombre de récollections et de retraites spirituelles (recueillis dans autant de petits volumes).

L'empressement du Fondateur est toujours le même: faire comprendre à tous que “la première tâche dans la Famille Paulinienne sera la sainteté de la vie, la deuxième la sainteté de la doctrine”.

C'est dans cette perspective que doit être compris son Projet d'une Encyclopédie sur Jésus Maître (1959).

En 1954, rappelant le 40éme anniversaire de fondation, le Père Alberione accepta pour la première fois qu'on écrive sur sa vie dans une brochure intitulée Mi protendo in avanti et acquiesce à la demande de fournir quelques notes personnelles sur les origines de la fondation.

C'est de cette manière que vit le jour le petit volume Abundantes divitiae gratiae suae, considéré comme “l'histoire charismatique de la Famille Paulinienne”.

Une Famille qui continua à se compléter entre 1957 et 1960, avec la fondation de la quatrième congrégation féminine, l'Institut Regina Apostolorum pour les Vocations (Sœurs de la Reine des Apôtres), et les Instituts de vie séculaire consacrée: Saint Gabriel Archange, Marie de l'Annonciation, Jésus Prêtre et Sainte Famille.

En total 10 institutions (y compris les Coopérateurs Pauliniens) unies entre elles par le même idéal de sainteté et d'apostolat: l'avènement du Christ “Voie, Vérité et Vie” dans le monde, à travers les instruments de la communication sociale.

Entre les années 1962 et 1965, le Père Alberione est protagoniste silencieux mais attentif du Concile Vatican II, participant chaque jour à ses sessions. Mais, il connaît aussi d'autres épreuves douloureuses: la mort prématurée de ses deux premiers collaborateurs, Timothée Giaccardo (1948) et Tecla Merlo (1964); le souci pour les communautés en difficulté et, pour lui personnellement, une crucifiante scoliose qui le tourmentait jour et nuit.

Il vécut 87 ans. Ayant accompli l'œuvre que Dieu lui avait confiée, le 26 novembre 1971 laissa la terre pour prendre son poste dans la Maison du Père. Ses derniers moments ont été réconfortés par la visite et la bénédiction du Pape Paul VI, un pape qui n'a jamais caché son admiration et sa vénération envers le Père Alberione. En effet, le témoignage que ce Pontife livra lors de l'audience qu'il accorda à la Famille Paulinienne le 28 juin 1969 est émouvant (le Fondateur avait 85 ans):

“Le voici, humble, silencieux, infatigable, toujours vigilant, toujours recueilli en ses pensées qui courent de la prière à l'action (selon la formule traditionnelle 'ora et labora'), toujours attentif à scruter les signes des temps, c'est-à-dire, les formes les plus géniales pour arriver aux âmes.

Notre Père Alberione a donné à l'Eglise de nouveaux moyens d'amplifier et de revigorer son apostolat, de nouvelles capacités et une nouvelle conscience de la valeur et de la possibilité de sa mission dans le monde moderne avec les moyens modernes.

Permettez, cher Père Alberione, que le Pape se félicite et vous félicite des peines que vous avez prises infatigablement, fidèlement, au long de nombreuses années et des fruits qu'elles ont portés pour la gloire de Dieu et pour le bien de l'Eglise...”.

Le 25 juin 1996, le Pape Jean Paul II signa le décret reconnaissant les vertus héroïques du futur

Saint Maximilien-Marie Kolbe

 
Belle fête de St Maximilien-Marie Kolbe !

Le 14 août nous fêtons St Maximilien-Marie Kolbe:
mais qui est-il ?

PRESENTATION

Rajmund Kolbe, en religion Maximilien Marie Kolbe, né le 7 janvier 1894 à Zduńska Wola, (Pologne), mort au camp de concentration d'Auschwitz le 14 août 1941 était un frère franciscain conventuel polonais, qui s'est offert de mourir à la place d'un père de famille dans le camp de concentration nazi à Auschwitz I. Il est vénéré dans l'Église catholique romaine sous le nom de « saint Maximilien Kolbe ».

BIOGRAPHIE 

Pendant son enfance, il a eu une vision de la Vierge de Czestochowa, celle-ci lui propose deux couronnes : une blanche pour la sainteté (ou pureté) et une rouge pour le martyre. Elle lui demande de choisir et il accepte les deux. Il décide par la suite de devenir prêtre franciscain conventuel.

LA COURONNE BLANCHE

Entré au noviciat des Franciscains conventuels, il fut ordonné prêtre.
En 1917, il fonda la Mission de l'Immaculée : spiritualité fondée sur le don total et sans réserve de soi à l'Immaculée pour devenir un instrument entre ses mains. Sur la même lancée, il crée le journal Le Chevalier de l'Immaculée. 
En août 1927, il fonde Niepokalanow, « la cité de l'Immaculée », près de Varsovie où ils seront jusqu'à près de 800 religieux. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge tout particulièrement dans le mystère de l'Immaculée Conception. 
Il passera aussi quelques années au Japon où il vivra le même apostolat. 

LA COURONNE ROUGE

En 1939, sa fraternité fournit l'abri à des réfugiés polonais, y compris des Juifs. Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo, puis transféré en mai dans le camp d'Auschwitz, sous le matricule 16670.
En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque et les condamnent à mourir de faim, afin de décourager les tentatives d'évasion. L'homme disparu a été, par la suite, trouvé noyé dans les latrines du camp.

Kolbe se porte volontaire pour remplacer Franciszek Gajowniczek, père de famille. Les nazis consentent à la substitution ; les dix prisonniers sont enfermés dans le bunker du souterrain de la baraque. Bien que la faim pousse les condamnés à la folie de s'entretuer après quelques jours seulement, le prêtre Maximilien réussit à faire régner le calme et la piété entre ses compagnons de cette tragédie au moyen de prières et d'oraisons. 
Après deux semaines de famine, seul le père Kolbe encore miraculeusement en vie. Il est exécuté d'une injection dans le bras. Son corps est brûlé dans un four crématoire le 15 août. 
Franciszek Gajowniczek survit à la captivité et décède en 1995.

BEATIFICATION

Maximilien Kolbe a été béatifié comme confesseur en 1971. Le 10 octobre 1982, il a été canonisé comme martyr par le pape Jean-Paul II. Il est le seul à avoir été honoré d'abord comme confesseur, puis comme martyr.

Maximilien-Marie Kolbe n'a cessé pour sauver toute l'humanité de promouvoir la consécration à Dieu par le Coeur Immaculée de Marie.

ACTE DE CONSECRATION DE MAXIMILIEN MARIE KOLBE

Daigne recevoir ma louange, ô Vierge bénie !
Immaculée - Conception
Reine du ciel et de la terre
Refuge des pécheurs et Mère très aimante
à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde,
me voici à tes pieds, moi, N..., pauvre pécheur.
Je t’en supplie, accepte mon être tout entier
comme ton bien et ta propriété ;
agis en moi selon ta volonté,
en mon âme et mon corps,
en ma vie et ma mort et mon éternité.
Dispose avant tout de moi comme tu le désires,
pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi :
« La Femme écrasera la tête du serpent »
et aussi : 
« Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ».
Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde,
je devienne un instrument de ton amour
capable de ranimer et d’épanouir pleinement
tant d’âmes tièdes ou égarées.
Ainsi, s’étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus.
Vraiment, ta seule présence attire les grâces
qui convertissent et sanctifient les âmes,
puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus
sur nous tous en passant par tes mains maternelles

* Pour allez plus loin...
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Soyez assurés de notre prière !

Que Marie Immaculée nous bénisse en surabondance !

Thierry Fourchaud 
et l’équipe de la Cité de l'Immaculée

Cité de l'Immaculée
BP 24 - 53170 SAINT DENIS DU MAINE France 
Tel : 02.43.64.23.25 

- Notre site : www.mariereine.com 
- Notre maison : www.citedelimmaculee.com
- Site d'évangélisation: www.labonnenouvelle.fr

 

Anne de Guigné

 

Anne de Guigné

Quand Anne de Guigné naît, ses parents tout heureux demandent qu'elle soit vite baptisée pour devenir fille de Dieu. Après Anne, naîtront un petit frère et deux petites sœurs.
Sa maman est bonne : elle aide ses enfants à bien grandir et à être très gentils.
Quand son papa rentre à la maison après son travail, il montre qu'il aime sa femme et ses enfants.
Mais Anne fait souvent des caprices. Elle n'obéit pas et veut n'en faire qu'à sa tête.

Un jour son grand-père offre aux enfants de jolis petits meubles pour jouer. Anne reçoit la chaise, sa cousine, la table. Malheur ! Elle voulait la table. Elle l'arrache à sa cousine et fait une grosse colère.

Le papa d'Anne est militaire. Malheureusement, la guerre commence, il doit aller défendre les Français, il est très courageux. Hélas, un jour, il est tué.
Anne est très triste, sa maman aussi a beaucoup de chagrin. - " Anne, si tu veux me consoler, il faut être bonne ".

A partir de ce moment-là, son cœur change. Peu à peu, pour sa maman, Anne ne sera plus désobéissante ni capricieuse.
Anne sait qu'elle ne peut devenir meilleure que si Jésus l'aide. Elle désire recevoir Jésus- Hostie pour aimer comme Lui.
A cinq ans, elle fait sa première communion. Au fond de son cœur, elle prie :
" Jésus, je vous aime, et pour vous plaire, je décide d'obéir toujours ".
Pour aimer de plus en plus comme Jésus, Anne veut communier souvent.
Elle fait aussi chaque jour des efforts.
Quand elle n'est pas d'accord avec son frère, elle se dit : " Oh ! J'ai envie de me fâcher ". Mais elle pense à Jésus, se calme et retrouve le sourire.
Tous ses efforts, c'est pour faire plaisir à Jésus.

Comme elle est très heureuse en obéissant à Jésus, Anne entraîne les autres à en faire autant.
Elle veut que son frère, ses sœurs et ses amis soient saints. Elle leur montre l'exemple et les aide.
Quand son frère se met en colère, elle lui dit : " Appelle ton ange, autrement, tu ne pourras pas être bon ".

Anne a une forte fièvre. C'est une maladie grave ; elle ne peut pas guérir. Elle ne se plaint pas mais pense plutôt aux autres.
Quand elle a trop mal, elle l'offre à Jésus : " Mon bon Jésus, je veux tout ce que vous voulez ".

A dix ans et demi, Anne rejoint Jésus au ciel, toute heureuse.

 

 

Bienheureuse Anne Wang, la petite Chinoise

 Bienheureuse Anne Wang 

  Une chrétienne chinoise dans la lumière du martyre (1886 , 1900 )

Anne est née dans une famille très pauvre. Elle est très intelligente. Anne perd sa maman a l'âge de 5 ans. Elle décide alors de se donner à Dieu. Elle a 14 ans en 1900 quand une troupe remplie de haine envahit le village. Ils font monter les habitants dans une charrette menacés par des sabres: "c'est parce que vous êtes chrétiens qu'on vous a pris. Reniez votre foi, sinon vous mourrez! " 

Anne va aux uns et aux autres en les soutenant et les réconfortant: "bientôt, nous irons au ciel " répète-t-elle.

La belle-mère d'Anne faillit et décide de renoncer à la foi catholique. Elle veut entraîner Anne, mais la fillette s'accroche à la porte en criant: " Je ne veux pas renier Dieu. Jésus, sauve-moi!"

La nuit tombe et les soldats veillent sur les prisonniers devant l'église éclairée par les cierges. Anne continue sans se fatiguer de remonter le moral des prisonniers: " Ce sont les cierges de notre église! Regardez comme ils sont beaux ! Mais la gloire du Ciel va nous apparaître mille fois plus éclatante! " Et elle entraîne tout le monde à réciter la prière du soir.

Le lendemain, le 22 juillet, on emmène les prisonniers sur le lieu d'exécution. Anne fait s'agenouiller les chrétiens vers l'église et entonne des prières. Un des hommes s'approche d'elle et exige de renier sa foi.

Elle se dresse fièrement: " Je préfère mourir!"  et l'homme lui tranche l'épaule gauche.

Vas-tu renier ta foi?

Deuxième coup sur l'épaule. Elle tombe à genoux.

"La porte du ciel est ouverte, dit-elle, le visage rayonnant.

Elle prononce trois fois "Jésus", puis baisse la tête et tend le cou au bourreau. Un coup de sabre et la tête de la jeune fille roule aux pieds de son tortionnaire.

 

ANNE WANG 

Ana Wang naquit en Chine en 1886 dans une famille chrétienne. Elle perdit sa mère à l'âge de 5 ans. À 11 ans, on voulut l'obliger à se marier, mais elle s'y opposa énergiquement. Le 21 juillet 1900, une bande armée entra dans le village et enleva un groupe de chrétiens, en les menaçant de mort s'ils ne renonçaient pas à leur condition de chrétiens. Sa belle-mère voulut l'obliger à abjurer sa foi pour avoir la vie sauve, mais Ana refusa courageusement. Avec quelques compagnes, elle passa toute la nuit en prière. Le lendemain, elle fut décapitée

 

" L'Église aujourd'hui rend grâce à son Seigneur, qui la bénit et l'inonde de lumière avec la splendeur de la sainteté de ces fils et de ces filles de Chine. L'année sainte est le moment le plus opportun pour faire en sorte que resplendisse leur témoignage héroïque. La jeune Ana Wang, de 14 ans, résiste aux menaces de son bourreau qui l'invite à apostasier et, se préparant à la décapitation, le visage radieux, déclare : 'La porte du ciel est ouverte à tous', et susurre trois fois 'Jésus' ". 

(Homélie de SS. Jean-Paul II, Canonisation de 120 martyrs en Chine,
 1er octobre 2000)

 

Bienheureuse Imelda Lambertini

Bienheureuse Imelda Lambertini 

Elle était une belle jeune fille qui a vécu au 13 ème siècle en Italie

Pour ses 5ans, sa maman lui a offert un chapelet en perles. Imelda était très contente, mais elle désirait encore un plus beau cadeau: celui de recevoir Jésus dans l'Eucharistie:

Mais elle était trop jeune, à cette époque, il fallait avoir 14 ans!

Sa seule consolation était de prier souvent devant le tabernacle

Un jour, une lumière a brillé provenant du tabernacle. Une petite hostie blanche planait au-dessus!

L'hostie est venue à Imelda, et elle est restée au -dessus de sa tête.

Dans la chapelle, des religieuses ont été chercher le prêtre. Il a pris l'hostie et l'a donné à Imelda qui a alors fait sa première communion!

Imelda était remplie de joie en recevant Jésus pour la première fois.

Son histoire nous montre qu'elle faisait confiance en Jésus qui l'a exaucée de sa demande.

Bienheureuse Imelda, aide-moi à mettre toute ma confiance en Jésus afin de découvrir ce que Dieu attends de moi.

Bienheureuse Louise de Savoie

Bienheureuse Louise de Savoie

Louise est née en 1453, fille du Duc de Savoie, lui aussi Bienheureux.

Elle est d'une famille de 10 enfants et son Père meurt à l'âge de 36ans

A 10 ans, Louise, timide, est fiancée à un prince de 22 ans, Hugues de Chalons, qu'elle épousera à 17ans bien qu'elle aurait préféré être religieuse.

Louise perd sa maman à l'âge de 16 ans

Son mari meurt au bout de 11 ans de Mariage. Elle avait partagé avec lui, son amour du Christ et les deux époux s'étaient beaucoup aimés. Veuve, elle ne voulu pas se remarier malgré les nombreuses demandes en mariages, dont celle du Roy de France (Louis XII)

Louise préfére devenir Soeur Clarisse. Louise se réjouissait de rendre service, et de soigner les malades

Louise est morte à quarante ans avec un grand sourire

 

Bienheureux Abouna Yaacoub (Liban)

 Bienheureux Abouna Yaacoub

Source: http://www.lasalle-po.org/index.php?page=act&act=126

LE BIENHEUREUX P. JACQUES HADDAD A ENSEIGNÉ CHEZ LES FRÈRES À ALEXANDRIE

Le P. Jacques Haddad, béatifié par le Pape Benoît XVI, dimanche 22 juin au Liban, a été professeur d'arabe en 1892-1993, dans un Collège des Frères à Alexandrie.
Selon sa biographie due au P. Salim Rizlkallah, OFM Capucins, cette année en Egypte fut déterminante pour l'éclosion de sa vocation religieuse.
Il rentra dans son pays natal et devint Capucin, avant de fonder la Congrégation des Soeurs Franciscaines de La Croix du Liban.
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Voici une brève biographie d'Abouna Yacoub tirée du site romain ZENIT 
Témoin de l'amour et de l'accueil chrétiens dans le monde arabe

Le père capucin libanais Abouna Yaaqub, Jacques Haddad (au siècle Khalil), de Ghazir, fondateur de la Congrégation des Sœurs franciscaines du Liban, et mort en 1954, à l'âge de 79 ans, a été béatifié dimanche matin à Beyrouth.

La célébration était présidée, au nom du pape, par le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal José Saraiva Martins.

Au terme de la prière dominicale de l'angélus, Benoît XVI a eu une pensée pour le nouveau bienheureux, souhaitant « de tout son cœur que l'intercession du bienheureux Abouna Yacoub unie à celle des saints libanais, obtienne pour ce bien-aimé pays martyrisé, qui a trop souffert, de marcher enfin vers une paix stable ».

Abouna Yacoub El-Haddad, troisième de cinq frères, est né au Liban le 1 février 1875. En 1892, alors qu'il se trouvait en Egypte pour enseigner, il reçoit un appel au sacerdoce, et l'année suivante décide d'entrer chez les frères franciscains de Khashbau, où il prononcera ses vœux perpétuels en 1898 et sera ordonné prêtre en 1901.

Durant la Première Guerre mondiale, on lui confie alors la gestion du couvent jouxtant la Cathédrale St Louis à  Beyrouth. Il se consacre aux enfants des campagnes, en faisant construire des écoles primaires. Abouna Jacques a également donné naissance au Tiers Ordre Franciscain, masculin et féminin. 

Sur les pas de saint François d'Assise, le bienheureux libanais a pratiqué inlassablement toutes les dimensions de la charité face aux misères physiques et morales de son prochain.

Immédiatement après la première guerre mondiale, il a acheté une colline à Jall-Eddib pour y construire une église et ériger une croix. Cet endroit deviendra un lieu d'accueil pour les prêtres malades et les pauvres en quête d'assistance. 

Pour y continuer son œuvre, Abouna Yacoub a fondé en 1930 la congrégation religieuse des Sœurs Franciscaines de la Croix du Liban qui, depuis, veille sur les handicapés moteurs et mentaux, les personnes âgées et incurables, abandonnées par leurs familles et par les hôpitaux, et s'occupe des orphelins et de leur éducation.

Le postulateur de sa cause en béatification, le père Florio Tessari a rappelé, dans un entretien à Radio Vatican, qu'Abouna Jacques était un inlassable prédicateur au Liban, en Palestine, en Iran et en Syrie.

« Ses 24 volumes de discours écrits à la main et en arabe, a-t-il ajouté, témoignent de son engagement en faveur de l'évangélisation, et de son activité sociale. Il a fondé des écoles, des hôpitaux et des orphelinats ».

« On dit de lui qu'il était 'un autre saint Vincent de Paul ', 'le Don Bosco' et 'le saint Joseph Cottolengo du Liban' pour ses œuvres de bienfaisance qui jaillissaient de son christocentrisme franciscain».

«Cette immense charité, qu'il exprimait par une multitude d'initiatives, naissait de son incorporation vitale au Christ, souffrant en lui et dans ses membres, dont la Croix tant aimée fut la théologie et la conduite de sa longue vie sacerdotale », a-t-il souligné.

« Pas de ciel sans croix, écrivait le père Jacques. Qui veut le Ciel sans souffrances ressemble à quelqu'un qui veut acheter quelque chose sans argent ».

Abouna Yacoub est mort le 26 juin 1954, une croix serrée contre lui. C'est dorénavant le jour de sa fête annuelle dans l'Eglise.

Biographie plus détaillée sur le site des Soeurs de la Croix : http://www.congfcl.org/

Bienheureux André Bessette , Quèbec

 

Grand événement pour le Québec! Le Dimanche 17 octobre, le Frère André Bessette sera canonisé. Cet homme d'une grande humilité est connu aujourd'hui dans le monde entier. On lui doit le plus grand sanctuaire au monde dédié à Saint Joseph

Frère André est né à St Grégoire d`Iberville, le 9 août 1845, il s'appellait Alfred, le huitième de leurs douze enfants, et toute cette famille vivait dans une petite maison d'une seule pièce.

Ses deux parents étaient très pieux et travailleurs: Isaac était menuisier et charron, et sa mère était ménagère. Étant pauvres, ils n'avaient souvent que du pain de seigle à manger, mais leur amour mutuel, ancré sur celui du bon Dieu, faisait que ça ne les empêchait pas d'être heureux.

Un an après la naissance d'Alfred, la famille déménagea à Farnham pour que le papa puisse avoir un meilleur travail.

Alfred avait un problème d'estomac qui l'empêchait de manger la plupart des aliments. Cette infirmité le rendit plus fragile que ses frères et, bien qu'il désirait ardemment suivre son père et ses frères quand ils allaient bûcher, il était toujours trop malade pour ce faire.
Clotilde avait toujours une place spéciale dans son cœur pour Alfred, et elle s'efforçait de lui préparer des mets qu'il pouvait digérer.

 Mme Bessette était gaie, un beau sourire illuminant toujours son visage.

Mais un jour de février 1851, elle fut incapable de sourire. En effet elle eut le cœur brisé lorsque des voisins se présentèrent ce jour-là à sa porte pour lui annoncer que son mari était mort écrasé sous un arbre qu'il venait d'abattre!

Bien que glacée par la douleur, elle ne se laissa pas décourager, enterra son défunt mari le lendemain, et retroussa ses manches.

À force de travail elle réussit à garder ses enfants près d'elle, mais l'effort était trop grand pour que cela dure, et au bout de quatre ans elle contracta la tuberculose.

Obligée de répartir ses enfants parmi les familles de la parenté, elle garda néanmoins le petit Alfred à ses côtés.

Tous deux déménagèrent chez Marie, la sœur de Clotilde sa maman , et chez son mari qui vivaient alors à Saint Césaire, un village voisin. Clotilde combattit vaillamment la terrible maladie pendant deux ans mais, se sentant près de la fin, elle fit venir tous ses enfants à son chevet, et elle les consola en leur disant: «Mes chers enfants, voici que votre cher père nous a quitté il y a six ans pour se rendre au Ciel. Le bon Dieu désire maintenant que je vous quitte à mon tour. Priez pour moi. N'oubliez pas la tombe de votre père. Enterrez-moi à ses côtés au cimetière de Farnham. Je veillerai sur vous du haut du Ciel.» 

Le dix novembre 1857, elle mourut à l'âge de quarante-trois ans.

Monsieur Nadeau n'étant pas riche, il encouragea Alfred, alors âgé de douze ans, à gagner son pain quotidien.

Il s'arrangea pour que le garçon devienne apprenti auprès d'un cordonnier, mais cela se révéla impossible car Alfred souffrait trop de l'estomac pour pouvoir passer ses journées penché au-dessus de pièces de cuir, pour les couper, et les fixer à grands coups de marteau.

Cela provoquait des crises aiguës de son mal.

C'est durant cette période de douloureux apprentissage qu'Alfred fut préparé à sa première communion par le Curé André Provençal et, lors du grand jour, il décida d'imiter Saint Joseph pour le restant de sa vie.

C'était un garçon jovial et travaillant, et il se plaisait à occuper ses temps libres par des exercices de dévotion, et parmi ceux-ci il développa l'habitude de converser avec Saint Joseph, ce qui augmenta en lui son amour pour ce saint, ainsi que son désir de l'imiter.

Il se décida donc, à l'âge de 18 ans, à joindre la troupe grandissante des jeunes Canadiens-Français qui s'expatriaient aux États-Unis pour y trouver des conditions plus décentes de vie. Or, en 1863, ce pays était en pleine guerre civile, et les manufactures manquaient de bras. Les jeunes Québécois y étaient donc bien accueillis, et rétribués par des gages bien plus élevés que ceux auxquels ils étaient accoutumés chez eux. Alfred se retrouva donc au Connecticut, où il travailla dans les usines de plusieurs villes. À cause de sa santé, il devait de temps à autre quitter ces dernières pour aller travailler au grand air dans des fermes.

Texte extrait du site www.sspx.ca

Claire de Castelbajac

«Salut, la dynamite!» lance, un matin de 1973, une étudiante à une amie. Chez celle-ci, une vie intérieure très riche se cache sous les dehors exubérants d'un tempérament de feu. En 1975, quelques jours avant la maladie qui va la foudroyer à l'âge de 21 ans, elle confie à sa mère: «Je suis tellement heureuse, que si je mourais maintenant, je crois que j'irais au Ciel tout droit, puisque le Ciel c'est la louange de Dieu, et j'y suis déjà!» L'enquête officielle en vue de sa béatification a été ouverte en 1990.

Claire de Castelbajac est née le 26 octobre 1953, à Paris, dernière enfant d'une famille de cinq. Baptisée trois jours après sa naissance, elle est placée sous la protection de sainte Claire et de la Vierge Immaculée.

Avec sa famille, elle passe les cinq premières années de sa vie à Rabat, au Maroc, jusqu'au retour définitif en France en 1959.

Sa mère lui apprend très tôt à faire le signe de Croix et sa prière. Lors de ses courses et promenades, elle va souvent à l'église faire de courtes prières, car elle sait très bien que l'église est la «maison de Jésus».

La fougue de son caractère se révèle très vite: aucune mesure dans ce qu'elle aime, désire ou donne. Vers l'âge de trois ans, Claire a souvent de vifs accès de colère, mais ces mouvements sont suivis d'actes de contrition immédiats, aussi vifs que ses colères. Malgré cette vivacité, l'enfant subit bientôt l'épreuve de la maladie: à 4 ans, une toxicose la conduit aux portes de la mort. Peu après, une infection intestinale, suivie d'une angine virale, nécessite un traitement par piqûres. Chaque fois qu'elle aperçoit l'infirmière, elle se transforme en véritable furie, hurlant et s'agitant en tous sens.

Ce n'est que l'hiver suivant, avant sa première Communion, qu'elle comprendra ce que veut dire: «Offrir sa souffrance à Jésus», et apprendra peu à peu à se dominer pour supporter le mal.

Le retour en France est pour Claire un choc psychologique. Quitter la charmante villa de Rabat et son merveilleux jardin, pour aller habiter dans la vieille demeure familiale de Lauret (au sud-ouest de la France) prés de Auch, «la grande maison toute cassée», comme elle dit, est un véritable arrachement.

Elle reçoit la sainte Eucharistie pour la première fois en juin 1959, après avoir fait beaucoup d'efforts pour s'y préparer. Sa générosité à s'offrir à Dieu dans les petites choses se maintient les années suivantes. Elle note, par exemple: «1) je n'ai pas pris d'eau – 2) acte d'amour – 3) j'ai vite obéi à maman – 4) je ne me suis pas plainte d'avoir mal au ventre», etc. Pour la première confession, Claire veut s'examiner avec soin. Elle prend son livre pour enfants et considère attentivement «tous les péchés de la liste», puis dit à sa mère: «Je n'y comprends rien, alors je ne sais pas si j'ai fait ces péchés. Mais expliquez-les moi... Si je savais tous les péchés, alors je n'en ferais plus, parce que je ne voudrais pas faire de peine à Jésus».

Qu'ils aillent tous au Ciel!

Claire n'a pas 6 ans, lorsqu'un soir, spontanément, elle compose la prière suivante: «Jésus, faites que les méchants, et ceux qui ne vous aiment pas, et ceux qui ne vous connaissent pas, deviennent gentils, et vous connaissent et vous aiment, et qu'ils fassent leur prière trois fois par jour, et qu'ils aillent tous au Ciel».

Sa mère lui demande: «As-tu pensé à offrir ton coeur et ta journée, ce matin? – Bien sûr! J'y pense toujours! Sans ça, à quoi je sers?» Mais cette vive piété n'est pas sans combats. Elle dit un jour brutalement à sa mère: «Pourquoi m'avez-vous fait naître? Pourquoi m'avez-vous fait faire ma première Communion si tôt?» Et elle se plaint des efforts que cela entraîne dans sa vie...

Dans son intense besoin de communiquer, Claire adresse à ses parents des lettres qu'elle dépose en grand secret dans leurs assiettes ou sous leurs oreillers. Elle vient d'avoir 9 ans quand elle trace ces lignes: «Ma bien chère maman chérie, je commence par vous dire que je vous aime beaucoup, beaucoup, le plus au monde.

Vous êtes tellement gentille!!! Ensuite pour vous demander pardon de toutes les fautes que j'ai commis vous me pardonnerez bien, vous êtes si bonne, chère maman...» (sic). Le matin du jour de son dixième anniversaire, malgré sa fatigue, Claire tient à assister à la Messe. Le soir, elle confie à sa mère: «Savez-vous ce que j'ai demandé ce matin?... que je reste toujours pure, comme je l'étais après mon baptême».

Elle prend l'habitude d'invoquer la Sainte Vierge tous les matins au réveil: «Ô Marie Immaculée, je vous confie la pureté de mon coeur. Soyez-en la gardienne pour toujours». À onze ans et demi, elle fait sa Communion solennelle. Alors que ses compagnes de pension ont reçu une avalanche de cadeaux profanes, Claire remercie ses parents de ne lui en avoir donné aucun, mais une image souvenir, sur laquelle sa mère a écrit un texte qui aura pour elle une grande importance: «Ayez le désir intime que le Seigneur vous donne tout ce qu'il sait vous manquer pour son honneur et sa gloire» (Saint Jean de la Croix).

Ses études primaires se sont déroulées à la maison, sous la conduite de sa mère; en 1964, elle entre en pension à Toulouse, chez les religieuses du Sacré-Coeur, et y manifeste une intense joie de vivre, une générosité passionnée et un attrait tout particulier pour les choses de Dieu: «C'est magnifique! écrit-elle. Ce matin, je suis allée à la Messe et j'ai communié... J'ai pensé à vous, chers parents, qui m'avez enseigné la religion catholique, qui m'avez appris à prier, qui m'avez fait baptiser. Je vous dois tout et je vous en remercie plus que je ne peux le dire ou le penser».

Des enfants demandent

Lors des troubles de mai 1968, Claire écoute et réfléchit beaucoup. Elle ressent vivement les désordres politiques et sociaux dont elle est témoin, et n'y voit qu'un remède: la prière à Notre-Dame, selon les demandes de Fatima.

De sa propre initiative, elle entraîne les élèves de sa classe de troisième à écrire à tous les évêques de France: «Monseigneur, en 1917, Notre-Dame a demandé: le chapelet quotidien, la consécration à son Coeur Immaculé, la communion réparatrice des premiers samedis du mois. «Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix, sinon, elle répandra ses erreurs sur le monde». Jusqu'en ce moment, la Russie répand ses erreurs et la paix est loin d'être parfaite. Il est probable que la France et les pays catholiques n'ont pas assez demandé à la Sainte Vierge la conversion des pécheurs... Voilà pourquoi, Monseigneur, nous vous supplions de demander à vos prêtres de bien vouloir transmettre le message de Notre-Dame à tous leurs paroissiens... Monseigneur, ce sont des enfants qui vous demandent, ainsi qu'à tous les évêques de France, de faire cet appel à l'Église de notre patrie. Nous sommes certaines que vous en tiendrez compte et nous vous en remercions».

Avec la fougue de ses quinze ans, Claire s'indigne du vent de contestation qui souffle sur l'Église et qui tend à faire table rase du passé. Elle en souffre au point de tomber malade et de devoir terminer sa classe de Seconde à la maison. Ayant remarqué que la jeunesse de son village n'a pas d'occasion de se réunir pour se distraire en commun, elle organise d'abord une chorale; puis le groupe se lance dans deux pièces de théâtre, pour distraire les personnes âgées de l'hospice voisin, des handicapés, ou simplement les habitants de la commune. Claire entre en classe de Première chez les Dominicaines de Seilh, près de Toulouse.

C'est sans enthousiasme, mais la bonne humeur l'emporte. «C'est drôle, écrit-elle à une amie, en y réfléchissant, que de motifs de bonheur on peut trouver! La vie n'est que bonheur! Ce sont les hommes qui en font le malheur». Les combats sont cependant toujours présents. Le 8 septembre 1970, fête de la Nativité de la Sainte Vierge que Claire aime tant, elle refuse d'accompagner une très bonne amie à la Messe. Son visage fermé trahit une autre influence, qui la domine, ce jour-là. Pour sa dernière année scolaire (1970-71), elle s'installe dans une chambre indépendante à Toulouse, et continue à suivre les cours chez les Dominicaines.

Difficile mais beau

Cette année-là, sa mère tombe malade. Elle est hospitalisée puis doit rester alitée pendant plus d'un an. Claire va la voir chaque soir à la clinique. Le vendredi soir, elle rentre à Lauret pour tenir compagnie à son père.

Cette épreuve familiale la fait cruellement souffrir: «J'en ai marre..., et encore marre...», écrit-elle à une de ses soeurs, le 15 février 71; mais elle ajoute: «En tout cas, de cette triste période, je ressors mûrie et grandie, car j'ai vu que l'on ne vivait pas pour soi mais pour les autres, et que tout le monde est fait pour vivre pour les autres, et pour les rendre heureux. C'est profondément difficile, mais quand on y arrive, c'est beau».

Au mois d'avril suivant, Claire doit elle-même être hospitalisée pour une sciatique. Sur son lit, elle écrit beaucoup: lettres pittoresques, parlant de tout, rarement de sa maladie. Elle profite des occasions offertes pour évangéliser: à une infirmière de nuit qui lui fait des confidences et prétend ne pas avoir le temps de s'occuper des choses de Dieu, elle rétorque: «Mais, Madame, vous ne savez pas que la Foi aide à mieux agir? Perdez donc une heure à la retrouver, et vous serez heureuse et non plus vide, comme vous le reconnaissez en ce moment!» – «Quel trésor précieux que la Foi! dit-elle à ses parents. Combien je voudrais que cette femme la découvre!»

En août, après cinq mois de souffrances, une opération à la colonne vertébrale est décidée et réussie. Claire est rapidement sur pied, mais les crises de sciatique reviendront périodiquement. Trois semaines après sa sortie d'hôpital, elle passe avec succès son baccalauréat puis décide de se consacrer à la restauration de peintures et de fresques. Ce métier procure un avantage très important à ses yeux: l'indépendance dans le travail et la possibilité de rester, plus tard, au foyer.

Claire décide de passer le concours d'entrée à l'Institut Central de Restauration, à Rome, institut d'État qui réserve trois places chaque année aux candidats étrangers. Les cours d'histoire de l'art à la Faculté de Toulouse la prépareront. Elle se met au travail. Très sociable, elle fait beaucoup de visites, et se rend régulièrement chez des personnes âgées et infirmes de son quartier. Sa dévotion ne faiblit pas. «J'ai décidé hier soir d'aller à la Messe tous les jours... J'ai juste le temps d'aller à la fac dès qu'elle est finie; j'en sors toute bonne, toute pure, toute sainte, et enfourchant ma bicyclette, je m'exile dans la foule».

Ne crains rien

À Pâques 1972, Claire décide de s'installer à Rome pour mieux préparer son concours. Elle a dix-huit ans et demi. Trois mois de travaux en atelier et en bibliothèque, de mai à juillet 1972, puis deux mois de vacances studieuses à Lauret, interrompus par le pèlerinage national du 15 août, à Lourdes, l'occupent jusqu'en automne. En octobre, Claire est de nouveau à Rome où résident depuis longtemps deux frères de sa mère. L'un est religieux carme; l'autre, père de huit enfants, la reçoit souvent dans son foyer. Dans ses notes intimes, on peut lire: «La sainteté, c'est l'Amour à vivre les choses ordinaires pour Dieu et avec Dieu, avec sa grâce et sa force» (17 octobre 72). Elle écrit à ses parents: «Je suis terrorisée à l'idée que je pourrais être reçue! Je sais bien qu'il y a dans la Bible 366 fois: Ne crains rien, une pour chaque jour de l'année, et que la grâce d'état sera là, le cas échéant. Mais j'ai une peur bleue de commencer ma vie d'adulte dans deux mois...» Ce qui ne l'empêche pas de travailler afin de réussir.

La date du concours, retardée par des grèves, est fixée au 1er décembre. Claire est reçue troisième des trois étrangers acceptés. L'enthousiasme la porte, mais de nouveaux combats se profilent. «La main de Dieu ne cesse de me protéger, écrit-elle à ses parents. Ce qui m'embête, c'est mon succès, bien involontaire, croyez-moi, auprès des garçons. Un est carrément amoureux de moi. Et puis, il y a un Libanais qui est plein de prévenances...; et j'ajouterais deux Italiens, spécialement complimenteurs et chiens fidèles. Au bout de neuf jours, c'est beaucoup... Il est vrai qu'ils vont bientôt mieux me connaître!... C'est tellement difficile de changer son naturel et de s'empêcher de rire, de tout prendre à la rigolade et de faire des jeux de mots à tout bout de champ... Mais je suis sûre de la protection Divine, Virginale et Bénédictine (elle porte la médaille de saint Benoît), sans parler des Anges Gardiens».

Quelques jours plus tard, elle ajoute: «J'ai hâte d'être vraiment installée pour pouvoir écrire mes lettres et faire une demi-heure de lecture spirituelle par jour. Mon chapelet est résolu par les deux quarts d'heure, ou les quatre, que je passe dans le métro. J'ai bien besoin de vos prières... plus je connais les gens, plus ça me déprime; je pensais que l'Art pour l'Art et le Beau pour le Beau, donc le sens de la gratuité des choses, donnaient aux gens une profondeur et quelque chose en plus... Évidemment, à part deux ou trois snobs, tous sont intéressés par ce qu'ils font, et même passionnés: mais après, plouf! la seule chose qui les intéresse, c'est le plaisir sous toutes ses formes. Alors, ça me déprime et ça m'écoeure un peu. Je ne peux pas les juger, mais tous ceux avec qui je parle, à part deux, sont ainsi. Ils vivent plus ou moins tous avec un «partenaire»... Alors, je suis déçue... Tous les garçons me courent après! Bon sang! je ne suis pas en minijupe... et même, j'asperge de froideur et méchanceté ceux qu'il faut éviter. Et plus j'asperge, plus ils continuent... Mais ce dont j'ai peur, à présent, c'est de moi; car je vais tout vous dire. Je ne suis guère encouragée par des gens bien, comme à Toulouse; alors, quelquefois, en voyant ceux qui m'entourent, je me dis que ça ne doit pas être désagréable de faire comme eux... Alors je prie, je prie, pour avoir le courage, je pourrais même dire quelquefois l'héroïsme de résister, de n'avoir aucun «ragazzo» avant mes fiançailles...

Faire les folles

Claire se laisse pourtant peu à peu griser par sa liberté. À la mi-mars 73, elle s'installe avec deux amies, dans un appartement indépendant. Elles commencent à recevoir et à sortir le soir, s'amusent beaucoup en faisant force «crétineries», selon son expression, et travaillent peu. «J'ai plein de choses à vous dire, écrit-elle à ses parents... je rentre du cours pour trouver l'appartement plein d'amies, et on se couche, claquées, sur les minuit, une heure du matin. Ma vision des choses change: qui satisfera la soif que j'ai de la vie?... Hier, nous sommes allées au bord de la mer. C'était fabuleux! Toutes seules à faire les folles jusqu'à la pleine nuit... on était passionnément pleines de vie, d'indépendance, de liberté complète et du sentiment grisant d'être en dehors de la civilisation».

À ce régime, les notes de Claire au «Restauro» deviennent déplorables, elle est à deux doigts de se faire renvoyer. Un de ses oncles lui fait un jour une réprimande: «Je suis navré pour tes parents, ton père surtout qui est âgé, que tu gâches ta vie...» Elle rétorque: «En attendant, je me marre bien!» Cependant, elle est secrètement mécontente d'elle-même. Son sens aigu de Dieu, son demi-échec dans ses études et sans doute aussi la réflexion d'une étudiante: «Tu verras, ma pauvre fille, tu y viendras à notre athéisme. Je ne te donne pas un an pour que tu sois comme nous...», provoquent un sursaut salutaire. L'été amène d'heureuses vacances à Lauret, coupées par le Pèlerinage National à Lourdes. Début octobre, elle repart avec entrain pour Rome. Elle écrit à ses parents: «Je me rends compte à quel point de vanité et d'égoïsme facile je suis tombée, sous l'appellation trompeuse d'émancipation...» Les excellentes dispositions qui marquent le début de cette nouvelle année ne faibliront plus. Dieu est à nouveau au centre de sa vie, malgré d'occasionnelles «révoltes d'esprit».

Un an après, le 16 septembre 1974, Claire part pour trois semaines en Terre Sainte, avec un groupe d'une dizaine de jeunes, sous la conduite d'un Père dominicain. «Sommes à Bethléem. Marchons dans le désert pendant des heures. Grande fatigue et faim. Ascèse: incomparable pour la pureté, c'est vrai». Elle écrit à ses parents: «Je suis en train de me convertir complètement, de creuser ma foi, de trouver son vrai sens, et j'apprends continuellement le b,a,ba de ma religion. J'emmagasine un maximum d'éléments de ferveur, de piété, d'exemple, de pauvreté d'esprit, pour pouvoir, à Rome, organiser ma vie comme je l'entends maintenant, et non comme je la vivais. Je commence à saisir le sens du mot Amour de Dieu: il ne faut pas, je crois, se passionner pour des questions adjacentes, mais tout pointer vers Dieu, et que vers Lui!»

Un bonheur tout neuf

Quelques jours après son retour de Terre Sainte, Claire reçoit son ordre de mission pour Assise, où elle va travailler à la restauration des fresques de la Basilique. Elle prend gîte chez les Bénédictines, puis écrit à ses parents: «Je vais vivre une vie monastique: coucher après le dîner, Messe chaque matin à 7 h 30 et au boulot à 8 heures... Ce que nous faisons est pour moi le summum! la chapelle Saint-Martin, de Simone Martini. C'est la plus belle... Ce type-là, Martini, était un spirituel de première classe, on le voit encore mieux de près... J'éprouve un bonheur tout neuf à aller à la Messe en semaine, à lire saint Ignace d'Antioche, saint Jean et à faire même mon quart d'heure de contemplation quotidien».

Le 10 décembre, elle écrit de nouveau: «Je nage encore plus dans la béatitude, depuis que je peux compter les jours qui nous séparent. En attendant, je suffoque de fébrilité: l'excès que vous me connaissez règne dans toute sa splendeur... La directrice des études me laisse libre d'aller partout aux endroits où le lendemain on enlèvera les planches, pour mettre la dernière touche. Et elle ne va même pas voir après, ce qui me gêne beaucoup, car la responsabilité est plus grande que je ne puis l'assumer. Peu importe: j'ai carte blanche. C'est la belle vie, quoi! libre, dans un des endroits les plus beaux d'Europe...»

Claire arrive à Lauret le 18 décembre, pour les vacances de Noël. Ses proches la retrouvent transfigurée. Elle passe à Lourdes la journée du lundi 30 décembre. Prosternée à genoux devant la Grotte, le front à terre, elle reste immobile un temps fort long. Lorsqu'elle se relève, son visage est tout autre, comme absent, infiniment lointain; il s'est passé quelque chose entre la Sainte Vierge et elle... Le samedi 4 janvier, se déclare une méningo-encéphalite virale foudroyante. Le 17, elle reçoit, sans connaissance, le sacrement des malades. Le dimanche 19, alors qu'elle paraît dormir, elle dit tout à coup, très nettement et très fort: «Je vous salue, Marie, pleine de grâce...» puis s'arrête, épuisée. Sa mère continue la prière; à la fin de chaque Ave Maria, Claire murmure: «et puis... et puis...», pour faire continuer le chapelet. Le soir du 20, elle s'enfonce de plus en plus dans un coma profond. Elle entre dans l'éternité où Dieu l'appelle, le mercredi 22 janvier 1975, vers cinq heures de l'après-midi. Elle a vingt et un ans et trois mois.

Claire voulait «aller au Ciel tout droit». Elle avait beaucoup parlé avec son oncle, le Père Philippe de la Trinité, de la Première Lettre de saint Jean: La perfection de l'amour, c'est une confiance assurée pour le jour du jugement (1 Jn 4, 17). En 1970, elle avait écrit à une amie: «Trouves-tu vraiment que la proximité toujours croissante de la mort soit angoissante? Je pense que non; il ne faut pas craindre la mort. La mort n'est que le passage d'une vie – qui n'est qu'un examen, en fait – de joies et de petits malheurs... au Bonheur complet, à la Vue perpétuelle de Celui qui nous a tout donné. Angoissante, la mort? Non, elle ne devrait pas l'être: mais bien, espérée et attendue (donc préparée...). Te souviens-tu qu'au Sacré-Coeur, plusieurs filles (dont toi) m'avaient prédit que je mourrai jeune? sans se consulter. Eh bien, je t'avouerai que je m'en moque com-plè-te-ment, étant donné que dans l'éternité, 50 ans de vie terrestre de plus ou de moins, que sont-ce?»

À l'exemple de Claire de Castelbajac, exerçons-nous à «tout pointer vers Dieu», ne cherchant qu'à Lui plaire, et le Seigneur nous récompensera au-delà de toute mesure.

Dom Antoine Marie osb, abbé              

http://www.clairval.com

Dominique Savio

Nos amis , les enfants du Foyer Magone d'Abdjan vous invite à decouvrir leur beau diaporama sur Dom Bosco sur :

 

 

LE SONGE QUI A MARQUE LA VIE DE BOSCO

«A neuf ans j'ai fait un songe qui m'est resté profondément gravé dans l'esprit pendant toute ma vie. Dans ce songe, il me semblait que j'étais près de notre maison dans une cour très spacieuse où étaient rassemblés une foule d'enfants qui jouaient. Les uns riaient, beaucoup blasphémaient. En entendant ces blasphèmes je me suis tout de suite jeté au milieu d'eux, donnant du poing et de la voix pour les faire taire.  
 
 
 
A ce moment, apparut un Homme imposant, noblement vêtu. Son visage était si lumineux qu'on ne pouvait pas le regarder en face. Il m'appela par mon nom et me dit : "Ce n'est pas avec des coups mais avec la douceur et la charité que tu devras faire d'eux tes amis. Commence dont tout de suite à leur parler de la laideur du péché et de la valeur de la vertu."  
 
Intimidé, craintif, je répondis que j'étais un pauvre enfant ignorant. Alors, les garçons, cessant de se battre et de crier, se groupèrent tous autour de Celui qui parlait. Comme si je ne savais plus ce que je disais, je demandai :  
 
"Qui êtes-vous pour m'ordonner des choses impossibles ?  
- C'est justement parce que ces choses te paraissent impossibles que tu devras les rendre possibles en obéissant et en acquérant la science.  
-Comment pourrai-je acquérir la science ?  
-Je te donnerai une institutrice. Sous sa conduite, tu pourras devenir savant.  
-Mais qui êtes-vous ?  
- Je suis le Fils de cette Femme que ta mère t'a appris à prier trois fois par jour. Mon nom, demande-le à ma Mère." 
 
Aussitôt, je vis à ses côtés une Dame d'aspect majestueux, vêtue d'un manteau qui resplendissait comme le soleil. S'approchant de moi tout confus, elle me fit signe d'avancer et me prit par la main avec bonté :  
 
"Regarde ! dit-elle."  
 
En regardant, je m'aperçus que les enfants avaient tous disparu. A leur place je vis une multitude de cabris, de chiens, de chats, d'ours et beaucoup d'autres animaux.  
 
"Voilà ton domaine ! Voilà où tu devras travailler. Deviens humble, courageux, et vigoureux : et ce que tu vois arriver en ce moment à ces animaux, tu le feras pour mes enfants." 
 
Je tournai donc les yeux et voilà qu'à la place des bêtes sauvages apparurent autant de paisibles agneaux qui sautaient, couraient, bêlaient autour de cet Homme et de cette Femme comme pour leur rendre hommage.  
 
Alors, toujours dans mon rêve, je me mis à pleurer et je priai cette Dame de vouloir bien s'expliquer d'une façon plus claire, car je ne comprenais pas ce que tout cela signifiait.  
 
Elle posa sa main sur ma tête et me dit :  
 
"Tu comprendras tout au moment voulu." 
 
Elle avait à peine dit cela qu'un bruit me réveilla. Tout avait disparu. J'étais abasourdi. J'avais l'impression que les mains me faisaient mal à cause des coups de poings que j'avais distribués et que le visage me cuisait d'avoir reçu des gifles de tous ces galopins.  
 
Le matin, j'ai raconté le songe d'abord à mes frères qui se mirent à rire, puis à ma mère et à la grand-mère. Chacun donnait son interprétation : "Tu deviendras berger", dit Joseph. "Chef de brigands", insinua perfidement Antoine. Ma mère : "Qui sait si tu ne deviendras pas prêtre." C'est la grand-mère qui prononça le jugement définitif : "Il ne faut pas s'occuper des rêves." J'étais de l'avis de l'aïeule et pourtant je ne réussis jamais à m'ôter tout cela de l'esprit. »  
 
Toutes les années qui suivirent furent profondément influencées par ce songe. Maman Marguerite avait compris (et Jean le comprit aussi très vite) que ce songe indiquait une direction.  
 
Don Bosco, Souvenirs Autobiographiques 
(Du site: salésiens.com, de la France) 
 
 
 
 
 

 

Emmanuel , le petit saint trisomique

Dans un foyer chrétien de la région parisienne, le 20 novembre 1970, vient au monde un enfant qui recevra au saint Baptême le prénom d'Emmanuel. Un frère, Vincent, et une soeur, Anne, l'ont précédé. La naissance provoque une explosion de joie dans toute la famille. Le papa,  ne manque pas de se rendre tous les soirs à la maternité où reposent ses deux trésors: maman et Emmanuel; et, chaque fois, se renouvelle le même bonheur, toujours neuf.

«Il ne sait pas téter»

Trois jours plus tard, le papa se presse vers la clinique, avec un bouquet de fleurs. Son coeur bat très vite, tout comme la première fois. Le voici sur le seuil de la chambre. Mais là, il est comme cloué sur place: de son lit, son épouse tourne vers lui un visage inondé de larmes. D'un bond, il est auprès d'elle. Elle le regarde fixement, lui tend les bras et, la voix étranglée de sanglots, elle articule: «Notre enfant n'est pas normal!» Instinctivement, le regard du père se porte sur le berceau où se trouve le nouveau-né, qui dort à poings fermés. «Je ne vois rien d'anormal; quelqu'un te l'a dit? demande-t-il à son épouse. - Non, personne; mais je le sais, je le sens, il ne bouge pas, il ne pleure pas, il ne sait pas téter».

Les deux époux restent ensemble tout l'après-midi auprès de leur enfant. Le lendemain, sa maman se décide à faire examiner celui-ci par un pédiatre. Le spécialiste interroge avec bonté l'épouse, puis l'époux, et commence très calmement un examen long et méthodique du bébé. L'attente est un supplice pour les parents. Enfin, le médecin tourne vers eux un regard plein d'amitié, de charité. Il commente avec délicatesse son diagnostic, avant d'en arriver à la conclusion: «Votre enfant ne sera pas comme les autres». Avec une douceur extrême, il leur apprend qu'Emmanuel est atteint de trisomie 21... il est "mongolien". L'intuition première de la maman était juste.

Nous l'aimerons comme les autres!

Son papa va devoir informer la famille. De retour chez lui, il trouve les grands-parents, les oncles, les tantes d'Emmanuel, qui sont venus aux nouvelles. Il ne peut contenir ses larmes et balbutie: "mongolien". Consternation générale. Puis on se ressaisit et la même phrase jaillit spontanément sur toutes les lèvres: «Nous l'aimerons  comme les autres». "Les autres", Vincent et Anne, sont là aussi, qui adhèrent pleinement: «Oui, nous l'aimerons, oui, je l'aimerai!»

«Nous l'aimerons!» Réponse merveilleuse, qui est une lumière pour notre monde. L'attitude chrétienne de la famille d'Emmanuel contraste avec le rejet, si fréquent hélas dans nos sociétés, de l'enfant handicapé, inapte - pense-t-on - à être heureux et à rendre les autres heureux.

Le Pape Jean-Paul II constate à ce sujet: «Nous sommes face à une réalité caractérisée par la prépondérance d'une culture contraire à la solidarité, qui se présente dans de nombreux cas comme une réelle "culture de mort"... Par sa maladie, par son handicap, celui qui met en cause le bien-être ou les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés, tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu'il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de conspiration contre la vie» (Encyclique Evangelium vitæ, 12). Le refus d'accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent (l'enfant conçu mais "non désiré", la personne handicapée, ou âgée, le malade en phase terminale...) manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine.

Pourquoi toute vie humaine est-elle un bien? La Sainte Bible apporte, dès ses premières pages, une réponse forte et admirable à cette question. La vie que Dieu donne à l'homme est différente et distincte de celle de toute autre créature vivante. Seule, la création de l'homme est présentée comme le fruit d'une décision spéciale de la part de Dieu: au terme de l'oeuvre de la création du monde, Celui-ci décrète solennellement: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance (Gn 1, 26). À l'homme est conférée une très haute dignité, dont les racines plongent dans le lien intime qui l'unit à son Créateur: en l'homme resplendit un reflet de la réalité même de Dieu (cf. Evangelium vitæ, 34). Ce reflet n'est pas effacé par le handicap mental.

Je ne t'oublierai jamais!

Du fait qu'il est à l'image de Dieu, seul de toutes les créatures visibles à être doué d'intelligence et de volonté libre, l'homme est capable de connaître et d'aimer son Créateur. Il est appelé à entrer en communication

personnelle d'amour avec Lui, même si pour un temps, voire pour toute la vie ici-bas, cette relation est rendue difficile ou mystérieuse. «Tâchons de comprendre combien est tendre l'amour de Dieu, disait Mère Teresa de Calcutta. Car Lui-même dit dans l'Écriture: Même si une mère pouvait oublier son enfant, je ne t'oublierais pas. Je t'ai gravé sur la paume de ma main (cf. Is 49, 15-16). Quand tu te sens seul, quand tu te sens rejeté, quand tu te sens malade et oublié, souviens-toi que tu Lui es précieux. Il t'aime. Tu revêts une grande importance à ses yeux».

L'importance de chaque personne aux yeux de Dieu nous est manifestée encore davantage par l'oeuvre de la Rédemption, le rachat des péchés: Voici à quoi se reconnaît l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est Lui qui nous a aimés, et Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés (1 Jn 4, 10). «C'est en contemplant le sang précieux du Christ que le croyant apprend à reconnaître et à apprécier la dignité quasi divine de tout homme; il peut s'écrier, dans une admiration et une gratitude toujours nouvelles: Quelle valeur doit avoir l'homme aux yeux du Créateur s'il "a mérité d'avoir un tel et un si grand Rédempteur" (Exultet de la liturgie pascale), si Dieu a donné son Fils afin que lui, l'homme, ne se perde pas, mais qu'il ait la vie éternelle!(cf. Jn 3, 16)» (Evangelium vitæ, 25).

«Enfant de Dieu, à part entière»

La vie que le Fils de Dieu est venu donner aux hommes ne se réduit pas à la seule existence dans le temps. Elle est appelée à durer toute l'éternité. L'Apôtre saint Jean écrit: Voyez quel grand amour le Père nous a donné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes!  Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. Nous savons que, lors de cette manifestation, nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'Il est (1 Jn 3, 1-2).

Le grand-père d'Emmanuel met en relief cette vérité lorsqu'il écrit: «Le Baptême de mes enfants (et petits-enfants) a été chaque fois pour moi un grand moment. Actuellement, il me semble qu'on place l'accent sur "l'entrée dans l'Église". C'est bien. Mais pour moi, j'y vois surtout la véritable naissance de cet enfant de notre chair à la Vie même de Dieu. Emmanuel n'aura pas le développement intellectuel ni les capacités physiques des autres enfants. Mais ici, je le sais, je le sens, nulle infériorité; le voici Enfant de Dieu à part entière, la maladie ne peut rien contre cette dignité essentielle».

Ainsi «la vérité chrétienne sur la vie parvient à sa plénitude. La dignité de la vie n'est pas seulement liée à ses origines, au fait qu'elle vient de Dieu, mais aussi à sa fin, à sa destinée qui est d'être en communion avec Dieu pour le connaître et l'aimer.» (Evangelium vitæ, 38). Cette communion d'amour n'est pas réservée à une élite d'hommes parfaitement constitués. Elle s'étend aussi à tous les "pauvres" de corps ou d'esprit. «Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres (Lc 7, 22). Par ces paroles du prophète Isaïe, Jésus explique le sens de sa mission: ainsi, ceux qui souffrent d'une forme de handicap dans leur existence entendent de lui la bonne nouvelle de la sollicitude de Dieu pour eux et ils ont la confirmation que leur vie aussi est un don jalousement gardé dans les mains du Père (cf. Mt 6, 25-34)» (Ibid., 32).

Dépasser ses limites

Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres (1 Jn 4, 11). L'éducation patiente d'Emmanuel est toute pétrie de cet amour auquel nous exhorte saint Jean. Elle présuppose une information exacte sur la nature du handicap de l'enfant. Le Professeur Jérôme Lejeune, qui a découvert en 1959 la cause de la trisomie 21, explique que cette maladie n'est ni une tare raciale, ni une suite de la syphilis, de l'alcoolisme ou de la mauvaise qualité du cerveau des parents, comme on le pensait jusqu'alors: c'est un accident chromosomique. L'enfant "mongolien" possède tous les organes, toute la machinerie génétique propre à un homme, sans "erreur dans les plans de construction"; il présente seulement un excès d'information génétique parce que ses cellules possèdent, accidentellement, un chromosome en trop. Il s'agit d'une maladie qui met obstacle au développement des facultés intellectuelles, sans affecter la mémoire ni l'affectivité de celui qui en est atteint. La médecine ne désespère pas de pouvoir un jour guérir les victimes de ce mal.

Comme la majorité des trisomiques, Emmanuel se singularise par son indolence. Mais sa maman ne se résigne pas à cette fatalité: avec ténacité, elle l'incite à dépasser ses limites. Quand il tombe en avant, il n'a pas l'idée de se protéger la tête avec ses mains. Sa maman lui apprend à tomber, sur un matelas, en avançant les bras, jusqu'à ce que l'automatisme soit obtenu. Pour le faire marcher, elle lui prend un pied puis l'autre en l'appuyant à la paroi; et cela, pendant des jours et des jours, jusqu'au moment où il marche tout seul: miracle de patience! Même manoeuvre pour lui apprendre à monter et descendre un escalier... Bientôt, avec son père, son frère et sa soeur, Emmanuel participe à des courses à pied, et de temps en temps, on le laisse arriver premier au but sous les applaudissements de sa mère.

Il lui a fallu beaucoup d'énergie pour habituer sa langue, ses lèvres, ses dents, à l'usage des voyelles et des consonnes. Il parle volontiers, mais sa prononciation est souvent confuse. Quand on ne le comprend pas, on lui fait répéter une fois, deux fois, trois fois: à la fin il se lasse, prend sa tête dans ses mains, une ou deux minutes, puis se relève et lâche le mot exact, ou son synonyme. Il a une conscience nette du bien et du mal, de ce qui est permis ou interdit. Il s'occupe, il se distrait, il répand la gaieté. Et puis, il y a cet esprit taquin, cette espièglerie jamais à court d'imagination. Le rire est chez lui un modèle du genre. Il aime le sport: au football, il a une excellente frappe, au judo, il est redoutable. À la pétanque, son geste est "magique": jamais, il ne manque le but. L'équilibrisme ne lui fait pas peur: il s'en tire toujours. La famille passe ses vacances en montagne: il y a parfois des marches un peu longues, surtout en montée. On entend alors sa petite voix: «Y a-t-il un petit repos?»

Comme une nappe d'eau

D'une manière générale, tous ceux qui approchent Emmanuel, sont séduits par différents traits de son caractère. Tout d'abord, il donne sa confiance à tous, sans restriction. Puis, il y a ce regard qu'il vous porte, d'une extrême douceur et qu'il étend sur vous telle une nappe d'eau se répandant dans toutes les cavités qu'elle rencontre. Il vous inonde de sa tendresse. Enfin, il sait s'oublier lui-même pour s'occuper des autres. Il aime à se charger des petits, à les aider. Fréquemment, il a un mot, une parole gentille pour son entourage. Faire plaisir est pour lui une seconde nature. Son handicap, s'il n'est pas supprimé, est atténué, dépassé.

Le cas d'Emmanuel confirme le témoignage de Jean Vanier, fondateur de l'Arche: l'attention bienveillante qu'on porte aux handicapés «devient peu à peu communion des coeurs, car la personne, même avec un handicap lourd, répond à l'amour par l'amour... C'est une relation de confiance mutuelle qui transforme l'image blessée et dépressive de la personne en une image positive, lui faisant découvrir sa valeur, sa dignité et lui donnant espérance et raison de vivre... Les personnes faibles ont une puissance mystérieuse qui appelle à la communion, transforme ceux qui les accueillent, les rapprochant du coeur de Dieu. Elles sont source d'unité».

Dans la souffrance  avec Jésus

Le 30 janvier 1976, Emmanuel est atteint d'une forte hémorragie nasale, suivie de poussées de fièvre. Le 17 mars, il est hospitalisé à la Salpétrière, à Paris. On lui fait des ponctions de moelle. Les examens révèlent qu'Emmanuel est atteint de leucémie. Pendant les nombreuses hospitalisations des sept années qui suivent, ses parents se relaient avec d'autres pour qu'il ne soit jamais seul. Dans les périodes de répit, il peut séjourner en famille, mais à la fin, les rechutes s'accélèrent: juillet 82, avril 83, juillet 83.

Très tôt, Emmanuel a désiré recevoir Jésus. «Et moi?» dit-il à chaque fois qu'il voit communier sa maman. Au cours des messes dominicales, il est rare de le voir distrait, et, dans les choses de Dieu, il est toujours "tout à ce qu'il fait". Il lui arrive de réprimander des enfants qui font du bruit à l'église, ou de leur faire signe de se taire. Sa foi mûrit de jour en jour. Son attirance pour "Jésus-Hostie" est de plus en plus grande. Le Jeudi Saint, 23 mars 1978, il Le reçoit pour la première fois. À compter de ce jour, il communie à chaque messe avec un profond recueillement et un immense désir. Un jour, après la communion dans une paroisse d'Auxerre, au lieu de regagner sa place avec ses parents, il reste dans une des stalles du choeur, la tête appuyée sur ses mains jointes. Passant à sa hauteur, son papa lui demande: «Que fais-tu là, Emmanuel? - Je prie Marie pour que maman ne pleure plus». Il reçoit la confirmation, le 24 avril 1983.

Cette sensibilité, cette ouverture au divin, la plupart des trisomiques la partagent. Jésus, qui frappe à la porte de tous les coeurs, trouve ces petits tout empressés à Lui ouvrir. Commentant une allocution où le Pape Paul VI exhortait des handicapés à marcher vers la sainteté, Jean Vanier affirme: «Oui, certains hommes et femmes avec un handicap mental sont des Saints. Par leur simplicité, leur soif d'être aimés, et leur ouverture à Jésus, ils confondent les grands de ce monde, ceux qui recherchent l'efficacité et le pouvoir en dehors du sens du service et de la communion des coeurs. Ils sont très pauvres et limités, mais ils sont riches dans la foi, comme l'Apôtre saint Jacques nous le rappelle: Écoutez donc, mes frères bien-aimés! Dieu, Lui, n'a-t-Il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde? Il les a faits riches de la foi, Il les a faits héritiers du Royaume qu'Il a promis à ceux qui L'auront aimé (Jc 2, 5)».

Un crime abominable

Cependant, «les personnes handicapées sont parmi les plus opprimées de notre monde, malgré les progrès qui sont accomplis dans certains pays. Beaucoup, et de plus en plus, sont éliminées dès le sein de leur mère» (Jean Vanier). Un jour, le Professeur Lejeune reçoit à sa consultation un enfant trisomique de dix ans qui se jette dans ses bras et lui dit: «On veut nous tuer; il faut que tu nous protèges, parce que nous, nous sommes trop faibles, nous ne saurons pas nous défendre!» La veille, avec ses parents, il avait regardé l'une des premières émissions télévisées sur l'avortement, expliquant que, grâce au diagnostic prénatal, il était possible de détecter la trisomie 21 et de supprimer ces enfants indésirables. De ce jour, le Professeur prendra inlassablement la défense de l'enfant à naître. Il avait compris que la première menace contre la vie des handicapés se situe au niveau du diagnostic prénatal lorsque celui-ci est réalisé pour inciter à l'avortement. «Le diagnostic prénatal, qui ne soulève pas de difficultés morales s'il est effectué pour déterminer les soins éventuellement nécessaires à l'enfant non encore né, devient trop souvent une occasion de proposer et de provoquer l'avortement» (Jean-Paul II, Evangelium vitæ, 14).

Or, l'avortement est toujours, de soi, un péché très grave. Le Pape Jean-Paul II écrit: «Le commandement tu ne tueras pas a une valeur absolue quand il se réfère à la personne innocente. Et ceci d'autant plus qu'il s'agit d'un être humain faible et sans défense, qui ne trouve que dans le caractère absolu du commandement de Dieu une défense radicale face à l'arbitraire et à l'abus de pouvoir d'autrui... La décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite, ni comme fin, ni comme moyen en vue d'une fin bonne  Rien ni personne ne peut autoriser que l'on donne la mort à un être humain innocent, foetus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l'imposer, ni même l'autoriser» (Ibid., 57).

Aujourd'hui, dans la conscience de nombreuses personnes, la perception de la gravité de l'avortement s'est progressivement obscurcie. Son «acceptation dans les mentalités, dans les moeurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. À ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres (Is 5, 20)» (Evangelium vitæ, 58).

Certains tentent de justifier l'avortement en soutenant que le fruit de la conception, au moins jusqu'à un certain nombre de jours, ne peut pas être encore considéré comme une vie humaine personnelle. En réalité, «dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors. À cette évidence de toujours, la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant: une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées» (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 18 novembre 1974). Fort d'une pareille conviction, acquise par la science, le Professeur Lejeune se plaisait à dire: «L'étudiant en médecine le plus matérialiste est obligé de reconnaître que l'être humain commence à la conception, sinon il est collé!»

Tu es trop fatigué!

Le 7 septembre 1983, le médecin spécialiste déclare aux parents d'Emmanuel qu'il n'y a plus rien à faire. Les derniers dimanches, bien qu'il soit à bout de forces, Emmanuel veut aller à la messe et la servir. Son frère tente de l'en détourner: «Tu es trop fatigué et puis tu ne vas pas pouvoir t'agenouiller». Alors, faisant preuve d'un courage extraordinaire pour démontrer qu'il peut, qu'il veut y aller, Emmanuel pousse sur ses jambes, s'arrache du sol et debout, sans appui, fait une génuflexion, puis se relève bien droit. Il ira servir Jésus.

Le 27 septembre, rien ne va plus. Emmanuel ne peut que gémir dans son lit. Papa et maman sont penchés ensemble au-dessus de lui. C'est l'enfant qui prend la parole, faiblement, mais clairement: «Je t'aime bien, tu sais, papa - Je t'aime bien, tu sais, maman». Ce sont ses dernières paroles à ses parents. Il vient de leur dire "au revoir, au Ciel".

«Emmanuel, Dieu avec nous, restera un symbole chargé d'espérance. Car les chrétiens sont des gens pour qui la naissance, la vie et la mort d'un petit enfant handicapé valent plus que tous les applaudissements offerts aux idoles, plus que tous les empires et plus que tout l'or du monde» (Père Maurice Cordier, ancien curé de la famille d'Emmanuel).

Que la Vierge Marie et saint Joseph nous apprennent à voir et à servir Jésus dans tous nos frères, spécialement dans les plus pauvres! Les moines prient pour vous, pour vos défunts et à toutes vos intentions.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Herman WIJNS (Belgique)

Un Croisé de l'Eucharistie : Herman Wijns

 

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Jean Paul II: Soldat de la Paix

 

Citations de Jean Paul II

 

N'ayez pas peur !" De quoi faut-il ne pas avoir peur ? Avant tout de faire la vérité sur nous-mêmes.

 

 L'homme ne cesse pas d'être grand, même dans sa faiblesse.

 

Qu'est-ce que l'Evangile ? C'est une magnifique justification du monde et de l'homme, parce que c'est la révélation de la vérité sur Dieu.

 

Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent.

 

La vérité n'accepte pas d'être arrêtée par une quelconque frontière

 

La mission des femmes est d'être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu'avec les yeux du coeur.

La fraternité bannit la volonté de puissance, et le service la tentation du pouvoir.

Le sacrifice de Marie est une participation spécifique à la révélation de la Miséricorde

> L'attitude de l'homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.

Comme pour l'esprit rien n'est trop grand, pour la bonté rien n'est trop petit.

 L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.

 

 

Pensées de Jean Paul II sur la Prière

 

Des personnalités parlent de Jean Paul II

Des personnalités parlent de Jean Paul II

Billy Graham: "L'histoire le considérera comme le plus grand pape des temps modernes. Peu de pontifes ont influencé comme lui le monde d'aujourd'hui, tant sur le plan religieux que sur le plan moral et social"

le Dalaï Lama: "Il possède une volonté et une détermination extraordinaire: il veut aider l'humanité à travers la spiritualité ..C'est merveilleux"

Mikhaïl Gorbatchev : "Ce qui s'est passé en Europe de l'Est aurait été impossible sans l'impulsion du pape qui joua sur la scène mondiale un rôle politique exceptionnel"

Elio Toaff (Grand Rabbin de Rome) : "Il a ouvert une nouvelle page entre juifs et chrétiens. Ila définitivement mis fin à deux mille ans d'incompréhension et d'incommunicabilité, à des siècles de souffrances"

 Time Magazine ( l'Homme de l'année 1994) : "C'est un pape intellectuel et un pape soldat...Ses idées différents beaucoup de celles de la majeure partie des hommes: elles sont plus grandes"

 

 

Pensée de Jean Paul II sur le pardon

 

L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui.

Pensées de Jean Paul II sur l'Amour

 

 Vous valez ce que vaut votre coeur.

 

Pourquoi ne pas agir envers les autres comme chacun voudrait que l'on agisse envers lui-même ?

 

Toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour : "Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es".

 

Il n'y a pas d'amour sans responsabilité

Vous valez ce que vaut votre coeur.

Pensées de Jean Paul II sur l'éducation

 

La permissivité ne fait pas le bonheur

 

L'éducation est plus qu'un métier, c'est une mission, qui consiste à aider chaque personne à reconnaître ce qu'elle a d'irremplaçable et d'unique, afin qu'elle grandisse et s'épanouisse

 

Ce n'est qu'en se dépassant que l'homme est pleinement humain

 

L'homme n'apprend vraiment qu'en reconnaissant ses propres erreurs.

Pensées de Jean Paul II sur la Paix

"Au nom de Dieu, je vous le répète encore: la violence n'est qu'une voie de mort et de destruction

 

"A tous les fidèles de l'Islam..Que la Paix soit avec vous !"

 

"La séparation entre chrétien est un péché grave"

 

"Moi, Pape de l'Eglise de Rome, je demande pardon au nom de tous les catholiques, pour les tords que nous avons infligés aux non-catholiques au cours de l'Histoire"

 

"Ecoute ma voix, car c'est la voix de tous les enfants qui souffrent et souffriront tant que les peuples feront passer les armes et  la guerre avant leur foi..Je parle au nom de ceux qui, dans tous les pays, disent non à la guerre"

 

"Donne le pardon et tu obtiendras la Paix !"

 

"Le nord est toujours plus riche, le sud toujours plus pauvres. Le Christ jugera"

 

"Ouvrez grandes les portes au Christ! Ouvrez les frontières, faites tomber les barrières économiques. N'ayez pas peur"

 

Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine.

 

De quelles souffrances l'humanité n'est-elle pas affligée parce qu'elle ne sait pas se réconcilier !

Pensées de Jean Paul II sur la Prière

 Quand nous nous mettons à prier, nous avons l'impression que nous prenons l'initiative. Mais la prière est toujours une initiative de Dieu en nous

 

Faire l'expérience de Dieu reste toujours à la portée de chaque homme

Pensées de Jean Paul II sur sa mission

 "Si la Vérité est en moi, elle doit éclater. Je ne peux la nier, au risque de me nier moi-même"

 

"Pardonnez l'ardeur de mes propos...Le pape doit être une force morale"

 

"Je veux aller chez tous ceux qui prient, là où ils prient...Chez le nomade dans la steppe, chez le moine dans son couvent...chez les malades, les opprimés et les humiliés de partout..."

 

"Je suis un pélerin sur les chemins escarpés de la terre..Je ne peux détourner ma pensée de Ton Visage que le monde ne me révèle pas."

 

"Il n'y a plus d'Eglise du silence. Désormais, elle parle par ma voix.

 

"Voilà, l'Esprit souffle où il veut. Et il a soufflé sur moi"

 

"Moi, Jean Paul II, Fils de Pologne..moi, le successeur de Pierre, je te lance à toi, vielle Europe, ce cri d'Amour : redeviens Toi-même"

 

"Ecoute ma voix, car c'est la voix de tous les enfants qui souffrent et souffriront tant que les peuples feront passer les armes et la guerre avant leur foi...Je parle au nom de ceux qui, dans tous les pays, disent non à la guerre"

L'Enfant Jésus de Prague

  L'Enfant Jésus de Prague  

 Le culte de l'Enfant Jésus a toujours existé dans l'Eglise.

 

L’église Notre-Dame-de-la-Victoire est le lieu de pèlerinage le plus célèbre de Prague 

La statuette votive de l’Enfant Jésus de Prague, connue dans le monde entier sous le nom de "Bambini di Praga",   trône depuis 1628 sur l’autel latéral de droite. La statuette de cire, de style Renaissance, provient d’Espagne et c’est Polyxène de Lobkowicz qui en fit cadeau aux carmes.

Le couronnement de l’Enfant Jésus, qui eut lieu en 1655, fut un événement important de l’histoire de cette église.

La statuette est placée dans une boîte d’argent et sa "garde-robe" est riche en manteaux précieux brodés et ornés de toutes couleurs dont on apprécie notamment celui brodé à la main par l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

 

 

PRIÈRE AU MIRACULEUX
ENFANT JÉSUS DE PRAGUE

O Miraculeux Enfant Jésus!
Nous te prions de jeter
un regard miséricordieux
sur nos coeurs angoissés.
Que ton tendre Coeur
si porté à la pitié
accorde la grâce
que nous implorons ardemment

(Ici on fait sa demande...)

Délivre-nous de l'affliction
et du désespoir,
des épreuves
et des infortunes
qui nous accablent.
Pour l'amour de ta sainte Enfance
exauce nos prières,
soit notre consolation
et viens-nous en aide
afin que nous puissions
te louer à jamais
avec le Père et l'Esprit Saint.
Ainsi soit-il.

 

 

Laura Vicuna ( 12 ans au Chili)

 

BIENVENUE SUR LE SITE DE LAURA VICUÑA

La Bienheureuse Laura Vicuña est née le 5 avril 1891
à Santiago (Chili).
Elle est retournée à Dieu le 22 janvier 1904
à Junin des Andes (Argentine), à l'âge de 12 ans.
Sa vie héroïque fut un exemple de pureté,
de sacrifice et d'amour filial.
Elle en fit le don à Dieu pour la conversion
spirituelle de sa mère.

L'Eglise nous la présente comme modèle
de sainteté et guide pour les enfants et
les adolescents.

Déclarée Vénérable le 5 juin 1986,
elle a été béatifiée le 3 septembre 1988 par
Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.

Sa fête est le 22 Janvier.

 

Laura Vicuna une enfant de Marie

« Elle est ma Mère! »

Le séminariste salésien Félix Ortiz, dans le journal bimensuel de Viedma « Fleurs des Champs » du 14 mai 1910, publia un récit des derniers instants de Laura, dont il fut témoin.
Citons quelques phrases :
« Moi aussi j’allai lui rendre visite… En m’approchant de son lit, je lui demandai ce qui la rendait le plus joyeuse en cet instant.
En souriant, elle me murmura presque à l’oreille :

« Ce qui me console le plus en cet instant, c’est d’avoir toujours été dévouée à Marie. Oh oui, elle est ma Mère, elle est ma Mère ! Rien ne me rend plus heureuse que de penser que je suis une Fille de Marie ».

Sœur Maria Rodriguez confirme ce témoignage en déclarant :
« Laura avait une grande dévotion pour la Vierge, spécialement la Vierge du Carmel, comme bonne chilienne ».

Prière à Laura Vicuna

 

 

Bienheureuse Laura Vicuña
Vierge


Prière des Jeunes
(Traduction de la version latine officielle)

 

Nous nous adressons à toi,

Laura Vicuña,

Que l’Eglise nous présente

Comme modèle d’adolescente,

Témoin courageux du Christ

Toi qui fus docile à l’Esprit saint,

Et qui te nourris de l’Eucharistie,

Nous supplions Dieu de nous accorder les grâces

Qu’avec confiance nous te demandons…

Donne-nous une Foi solide,

Une pureté intrépide,

La fidélité au devoir de chaque jour,

La force de vaincre les tromperies

De l’égoïsme et du mal.

Fais que notre vie,

Comme la tienne,

Soit vraiment ouverte

À la présence de Dieu,

À la confiance de Marie,

Et à l’amour fort et généreux

Envers notre prochain.

 

 


Amen

 

 

Les enfants de Fatima

Introduction

Environ 80 ans après Lourdes, Fatima au Portugal, est devenu un lieu de pèlerinage très populaire.
Il a pour origine, comme à Lourdes, les apparitions de la Sainte Vierge. A La Salette, en 1846, elle était apparue à deux enfants. A Fatima, trois enfants ont été témoins pendant plusieurs mois: Lucie, François et Jacinthe. François n'a d'abord rien vu, puis a vu la "Belle dame" après avoir récité son chapelet sur le conseil donné à Lucie, mais il n'entendra jamais les paroles; enfin, seule Lucie parlera à Marie.
Trois secrets (ou secret en trois parties) ont été révélés, le troisième n'a été rendu public que le 26 juin 2000.

Lucie,
François
et Jacint

Dans la matinée du samedi 13 mai 2000, à Fatima, le Pape Jean-Paul II a béatifié François et Jacinthe Marto. Au cours de son homélie, le Saint-Père s'exprimait ainsi: «Je te bénis, Père, d'avoir révélé cela aux tout-petits (Mt 11, 25). La louange de Jésus prend aujourd'hui la forme solennelle de la béatification des pastoureaux François et Jacinthe. L'Église désire, par ce rite, placer sur le lucernaire ces deux petites flammes que Dieu a allumées pour illuminer l'humanité en ses heures sombres et remplies de crainte... Que le message de leur vie reste toujours ardent pour illuminer le chemin de l'humanité».

François Marto est né le 11 juin 1908, et sa soeur Jacinthe, le 10 mars 1910. Leur cousine Lucie, qui verra avec eux la Sainte Vierge, est née le 22 mars 1907. Tous trois sont originaires d'un hameau nommé Aljustrel près de Fatima, au centre du Portugal. Dans le foyer Marto, on respire une ambiance chrétienne, fondée sur une solide honnêteté naturelle. L'amour de la vérité – on ne doit pas mentir – est une règle fondamentale soigneusement respectée. L'amour de la pureté est un autre trait distinctif de la famille: divertissements, paroles, attitudes, tout est honnête, délicat et pur. La piété chrétienne et la prière, l'assistance à la Messe dominicale, la réception des sacrements, sont habituelles.

Les paysans d'Aljustrel vivent pauvrement des ressources de leurs terres pierreuses et de leurs brebis. Lucie, François et Jacinthe ont l'habitude de réunir leurs troupeaux pour les faire paître ensemble, et ils organisent des jeux qui n'empêchent pas la vigilance. Un jour du printemps 1916, un Ange leur apparaît; courbant le front jusqu'à terre, il dit par trois fois: «Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas!» Lors d'une deuxième apparition, en été, l'Ange leur recommande d'offrir à Dieu «des prières et des sacrifices». Il revient en septembre, tenant un calice surmonté d'une Hostie d'où coulent des gouttes de sang. L'Ange s'agenouille avec les enfants et leur fait répéter trois fois: «Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Coeur Sacré et par l'intercession du Coeur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs».

Le 13 mai 1917, Lucie, François et Jacinthe ont conduit leurs brebis en un lieu appelé Cova da Iria. Il est midi et le ciel est limpide. Soudain, un éclair traverse les airs. Croyant à la venue d'un orage, les enfants poussent le troupeau vers le fond de la combe. Là, se tient devant eux une jeune fille d'une beauté extraordinaire, toute lumineuse, vêtue d'une longue robe blanche et d'un voile qui descend jusqu'aux pieds; ceux-ci sont posés sur un léger nuage qui effleure un petit chêne vert. Elle paraît avoir dix-huit ans. Lucie lui demande: «De quel endroit êtes-vous, Madame? – Je suis du Ciel. – Et que désirez-vous de nous? – Je viens pour vous demander de vous trouver ici six fois de suite, à cette même heure, le 13 de chaque mois. Après, je vous dirai qui je suis et ce que je désire de vous. – Vous venez du Ciel!... et moi, irai-je au Ciel? – Oui, tu iras. – Et Jacinthe? – Aussi – Et François? – Il ira aussi; qu'il récite également son chapelet…»

Qui nous fera voir le bonheur? (Ps 4,7)

Le premier enseignement de la Sainte Vierge à Fatima est le rappel de la réalité du Ciel. Dieu nous a mis au monde pour Le connaître, L'aimer et Le servir, et ainsi parvenir au Paradis. Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, entrent au Ciel où ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu'ils Le voient tel qu'il est (1 Jn 3, 2), face à face (cf. 1 Co 13, 12). Cette vie parfaite de communion et d'amour avec la Très Sainte Trinité, avec la Vierge Marie, les anges et les saints, tout en résultant d'un don gratuit de Dieu, est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l'homme, l'état de bonheur suprême et définitif. Dieu, en effet, a mis dans le coeur de l'homme le désir du bonheur afin de l'attirer à Lui. L'espérance du Ciel nous apprend que le vrai bonheur ne réside ni dans la richesse ou le bien-être, ni dans la gloire humaine ou le pouvoir, ni dans aucune oeuvre humaine, si utile soit-elle, comme les sciences, les techniques et les arts, ni dans aucune créature, mais en Dieu seul, source de tout bien et de tout amour. «Dieu seul rassasie», dit saint Thomas d'Aquin.

Après avoir fortifié les enfants par la promesse inestimable du Ciel, la Dame les introduit dans le mystère de la Rédemption auquel, avec une exquise délicatesse, elle leur demande de s'associer: «Voulez-vous vous offrir à Dieu pour faire des sacrifices et accepter volontiers toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer en réparation des péchés qui offensent sa divine Majesté? Voulez-vous souffrir pour obtenir la conversion des pécheurs, pour réparer les blasphèmes ainsi que toutes les offenses faites au Coeur Immaculé de Marie? – Oui, nous le voulons! répond Lucie. – Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu vous assistera et vous soutiendra toujours». Tout en parlant, l'Apparition ouvre les mains et ce geste répand sur les voyants un faisceau de lumière mystérieuse, qui, pénétrant leurs âmes, les fait se voir eux-mêmes en Dieu.

D'abord consoler Jésus

Cette grâce, par laquelle Dieu a rejoint les trois enfants au plus profond d'eux-mêmes, émerveille François. Par un étonnant mystère, Dieu se fait connaître à lui comme «triste» à cause des péchés des hommes. Il s'opère alors en ce garçon d'à peine neuf ans une transformation radicale. À première vue, il paraît être moins favorisé que ses compagnes: Lucie voit Notre-Dame et parle avec Elle; Jacinthe la voit et l'entend, mais ne parle pas; François la voit seulement, mais ne l'entend pas et ne parle pas avec Elle. Il s'engage pourtant dans une vie spirituelle intense. Sachant que son entrée au Ciel est conditionnée par la récitation de beaucoup de chapelets, il n'en demeure pas moins dans état merveilleux de tranquillité et de confiance. Il se met à réciter jusqu'à deux rosaires, et même plus, chaque jour. Sa piété, loin d'être une répétition mécanique des prières du chapelet, le plonge dans un état habituel d'oraison. Sa préoccupation est de tenir compagnie à Notre-Seigneur et de le consoler. Une nuit, son père l'entend sangloter: «Je pense à Jésus qui est si triste à cause des péchés que l'on accomplit contre Lui», lui confie François. À la demande de Lucie: «Qu'est ce qui te plaît le plus: consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent pas en enfer?», il répond: «Je préférerais consoler Notre-Seigneur, mais ensuite convertir les pécheurs pour qu'ils ne L'offensent plus».

La parabole de l'enfant prodigue nous révèle que le drame du péché n'est pas seulement celui d'un fils qui s'éloigne de la maison paternelle, mais aussi la tragédie du père qui souffre de cet éloignement. Dieu se trouve, mystérieusement, dans cette situation lorsque nous commettons le péché. Dans notre langage humain, nous disons alors que Dieu «souffre» de notre éloignement. Les âmes habitées par un amour de Dieu très intense se préoccupent des répercussions du péché dans le Coeur de Dieu, qu'elles veulent «consoler». Tel paraît avoir été le cas de François. Ce petit voyant, qui semblait défavorisé au plan des apparitions, est parvenu aux sommets les plus élevés de la spiritualité chrétienne.

L'effet des apparitions sur Jacinthe se manifeste surtout après le 13 juillet. Ce jour-là, Notre-Dame montre l'enfer aux trois enfants. Lucie écrira: «Elle nous fit voir un océan de feu... et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes comme des braises noires et transparentes... au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir qui épouvantaient et faisaient trembler de frayeur». La Sainte Vierge demande de garder cette vision secrète. Elle ne permettra à Lucie de la révéler qu'en 1941. Jacinthe en retire une impression qui la marque profondément. À partir de ce jour, elle se montre très préoccupée du sort des pauvres âmes qui tombent en enfer. Elle s'assoit souvent par terre ou sur une pierre, et, toute pensive, elle dit: «Oh, l'enfer! Que j'ai de peine pour les âmes qui vont en enfer!» Cependant, elle ne s'en tient pas à une peine stérile, mais, sous la motion d'une charité très élevée, elle prie et se sacrifie héroïquement pour ceux qui sont en péril de se perdre.

Une pénible réalité

La vision de l'enfer dont les trois enfants ont été favorisés, n'est pas une exagération de la réalité qu'elle représente. C'en est une présentation à la portée de l'esprit humain. Le Pape Paul VI, dans son «Credo du Peuple de Dieu», expose d'abord la perspective de l'amour et de la miséricorde de Dieu, qui nous conduisent à la vie éternelle. Mais il ajoute que «ceux qui refusent jusqu'au bout cet amour et cette miséricorde iront au feu qui ne s'éteint pas». En 1992, Lucie, qui est Carmélite à Coïmbre (Portugal) depuis 1948, disait à un Cardinal venu la visiter: «L'enfer est une réalité... Continuez à prêcher sur l'enfer, car Notre-Seigneur lui-même a parlé de l'enfer et c'est dans la Sainte Écriture. Dieu ne condamne personne à l'enfer. Ce sont les personnes qui se condamnent elles-mêmes à l'enfer. Dieu a donné aux hommes la liberté de choix, et Il respecte cette liberté humaine». Décrivant par avance le jugement dernier, Jésus affirme: Alors le Fils de l'homme dira à ceux qui seront à sa gauche: «Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges»... Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle (Mt 25, 41 et 46).

Devant les événements d'Aljustrel, les partisans de la politique anticléricale au Portugal s'agitent. L'administrateur de l'arrondissement de Vila Nova de Ourém, dont dépend le hameau, est un homme sectaire. Le 13 août, il se rend à Fatima, et emmène par ruse les trois enfants à Ourém. Les petits voyants sont consternés de manquer le rendez-vous donné par la Sainte Vierge. Ils offrent ce grand sacrifice à Notre-Seigneur. Interrogés sur les apparitions, ils racontent ce qu'ils ont vu, mais restent fidèles au secret. On leur promet des pièces d'or: rien ne peut les ébranler. En dernier recours, l'administrateur les conduit à la prison et leur dit: «Si vous tardez trop à parler, on vous fera frire dans l'huile». Le soir, les trouvant inébranlables, il commande de préparer une chaudière pleine d'huile. Puis, se tournant vers Jacinthe: «Dis le secret que tu prétends avoir reçu. – Je ne puis pas. – Tu ne peux pas?... Eh bien, je vais faire en sorte que tu puisses!...» Un gendarme emmène Jacinthe. Au bout de quelques minutes, l'administrateur s'adresse à François: «Voilà ta soeur frite!... Maintenant à toi!... dis-moi ton secret. – Je ne puis le dire à personne». Et, on l'entraîne pareillement. Puis, vient le tour de Lucie. En réalité, ce n'est qu'une mise en scène; cependant Lucie avouera plus tard: «Je croyais que c'était pour de bon et que j'allais mourir. Mais je n'avais pas peur et je me recommandais à la Sainte Vierge». Un tel courage, chez des enfants, manifeste une intervention surnaturelle de Dieu par l'octroi du don de force.

Le 13 septembre, la Sainte Vierge confirme sa promesse d'un grand miracle pour le 13 octobre. Ce jour-là, la Dame donne son nom: «Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je désire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur, et que l'on continue à dire le chapelet tous les jours». La foule est évaluée à 50.000 personnes. À la fin de l'apparition, le soleil se met à danser, à émettre toutes sortes de couleurs, puis il semble se précipiter par bonds en zigzag sur la foule, et enfin reprend sa place, miracle qui accrédite les apparitions. Les jours qui suivent, les petits sont harcelés d'interrogatoires interminables de la part de toutes sortes de personnes. Suivant les recommandations de la Sainte Vierge, ils offrent leurs souffrances à Dieu. Pour sauver les pécheurs, ils sont devenus insatiables de sacrifices.

«Quelle belle lumière!»

À l'automne 1918, François tombe gravement malade de la «grippe espagnole»: il attend la mort avec autant de certitude que de patience. Même aux moments de la plus forte fièvre, il n'oublie pas son chapelet. Un jour Lucie lui demande: «Souffres-tu beaucoup? – J'ai tellement mal à la tête! répond-il, mais je veux le supporter pour consoler Notre Seigneur». Le 2 avril 1919, il se confesse et, le lendemain, fait sa première Communion qui est aussi son dernier Viatique. Depuis qu'il a communié, il n'éprouve plus la moindre douleur. Vers 10 heures du soir, il dit à sa mère: «Regarde, maman, quelle belle lumière, là, près de la porte». Au bout d'un moment: «Je ne la vois plus». Son visage s'illumine d'une clarté angélique et, sans agonie, avec un léger sourire sur les lèvres, son âme se détache de son corps et va rejoindre la Dame dont, sur la terre, il a entrevu la Beauté. Le dernier à la Cova, François entre le premier en Paradis.

Jacinthe, elle aussi, est frappée par l'épidémie. De petite fille boudeuse, délicate, aimant à la folie les jeux et la danse, l'enfant est devenue patiente, forte et même rude devant la souffrance. Cependant elle n'est pas morne. Conduisant les brebis ou cueillant des fleurs, elle chante, sur des airs improvisés: «Doux Coeur de Marie, soyez mon salut! Immaculé Coeur de Marie, convertissez les pécheurs, préservez leurs âmes de l'enfer». Son amour du Pape est singulier. Lors de l'apparition du 13 juillet 1917, la Sainte Vierge avait dit: «Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir». Un peu plus tard, Jacinthe reçoit deux révélations particulières. Un jour, elle dit à Lucie: «J'ai vu le Saint-Père, dans une très grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains, et pleurant. Dehors, il y avait beaucoup de monde. Les uns lui jetaient des pierres, d'autres lui adressaient des injures et lui disaient de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père! Il nous faut prier beaucoup pour lui!» Une autre fois, elle voit le Pape priant, avec une foule, devant le Coeur Immaculé de Marie. Ces révélations inspirent à Jacinthe une ferveur pleine d'amour dans ses prières pour le Saint-Père. Le Pape Jean-Paul II, conscient d'en avoir lui-même bénéficié, a exprimé sa reconnaissance à Jacinthe dans l'homélie de la Messe de béatification: «Je désire une fois de plus célébrer la bonté du Seigneur envers moi, quand, durement frappé le 13 mai 1981, je fus sauvé de la mort. J'exprime également ma reconnaissance à la bienheureuse Jacinthe pour les sacrifices et les prières faites pour le Saint-Père, qu'elle avait vu tant souffrir».

«C'est si bon d'être avec Lui!»

Un jour, Jacinthe confie à Lucie: «Notre-Dame est venue me voir. Elle veut que j'aille dans deux hôpitaux. Mais ce n'est pas pour guérir: c'est pour souffrir davantage par amour pour Notre-Seigneur et pour les pécheurs». En attendant, elle prie beaucoup et ne manque aucune occasion de faire des sacrifices: elle se lève la nuit pour réciter à genoux la prière de l'Ange, accepte de boire des tasses de lait qui lui soulèvent le coeur, fait le sacrifice de ne pas se retourner dans son lit en dépit de la douleur. Lorsque Lucie revient de la Messe, elle lui dit: «Approche-toi tout près de moi puisque tu portes dans ton coeur Jésus caché... Je ne sais comment, je sens Notre-Seigneur en dedans de moi, et, sans Le voir ni L'entendre, je comprends ce qu'Il me dit. C'est si bon d'être avec Lui!...»

On la transporte à l'hôpital de Vila Nova de Ourém. La séparation de Lucie lui coûte plus que tout, car seule sa cousine est à même de la comprendre. Une fistule s'est ouverte à son côté gauche. «Ne dis à personne que la plaie me fait mal, confie-t-elle à Lucie qui est venue la visiter… Dis à Jésus au Tabernacle que je l'aime beaucoup». Un jour, elle rapporte à Lucie: «La Sainte Vierge m'a annoncé que j'irai à Lisbonne dans un autre hôpital. Je ne te reverrai plus, ni mes parents. Après avoir souffert beaucoup, je mourrai seule». Cette perspective la fait beaucoup souffrir: «Que t'importe, lui fait remarquer Lucie, si la Sainte Vierge vient te chercher! – Oui, c'est vrai. Mais il y a des moments où j'oublie qu'Elle viendra me prendre avec Elle».

Jacinthe est transférée à Lisbonne pour une intervention chirurgicale d'autant plus douloureuse que la faiblesse de la malade ne permet pas une anesthésie totale. L'opération achevée, les pansements font atrocement souffrir l'enfant. La Très Sainte Vierge vient la visiter et lui enlève toutes ses douleurs. Le visage de Marie paraît bien triste: «Les péchés qui conduisent le plus grand nombre d'âmes à la perdition sont les péchés de la chair, confie-t-elle à sa privilégiée. Il faut renoncer, ne pas s'obstiner dans le péché, comme on a fait jusqu'ici. Il est indispensable de faire grande pénitence». Quelques jours après l'opération, des complications surviennent. Le 20 février 1920, au soir, Jacinthe se confesse; le prêtre croit pouvoir attendre le lendemain pour lui apporter la Sainte Eucharistie. Pourtant, le soir même, vers dix heures trente, elle expire doucement.

Encore quelque temps...

Le 13 juin 1917, Lucie avait demandé à la Sainte Vierge de les emmener tous trois au Paradis. «Oui, répondit Marie. Pour Jacinthe et pour François, je les prendrai bientôt. Mais toi tu resteras ici-bas encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé... Je ne t'abandonnerai jamais. Mon Coeur Immaculé sera ton refuge et la voie qui te conduira à Dieu». En prononçant ces paroles, raconte Lucie, «la Sainte Vierge écarta les mains et, pour la seconde fois nous communiqua le reflet de la lumière intense qui l'enveloppait, dans laquelle nous nous vîmes comme plongés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans une partie qui s'élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la terre. Au-dessus de la paume de la main gauche de Notre-Dame, il y avait un Coeur entouré d'épines qui s'y enfonçaient. Nous comprîmes que c'était le Coeur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l'humanité, qui demandait réparation». Durant sa maladie, Jacinthe avait dit à Lucie: «Tu diras à tout le monde que le Bon Dieu nous envoie ses grâces par l'intermédiaire du Coeur Immaculé de Marie; qu'on ne doit pas hésiter à les lui demander; que le Coeur de Jésus veut être vénéré avec le Coeur Immaculé de Marie; que les hommes doivent demander la paix à ce Coeur Immaculé, parce que Dieu la lui a confiée». Depuis, Lucie n'a cessé de rendre témoignage aux faits surnaturels de Fatima. Par un dessein délicat de la Sainte Vierge, elle a pu assister à la cérémonie de béatification de ses deux petits cousins.

À cette occasion, le Pape rappelait: «Dieu désire que personne ne se perde; c'est pourquoi, il y a deux mille ans, Il a envoyé son Fils sur la terre pour chercher et sauver ce qui était perdu (Lc 19, 10). Il nous a sauvés par sa mort sur la croix. Que personne ne rende cette Croix vaine!... Dans sa sollicitude maternelle, la Très Sainte Vierge est venue ici, à Fatima, pour demander aux hommes de «ne plus offenser Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà très offensé». C'est la douleur d'une mère qui l'oblige à parler; le destin de ses enfants est en jeu. C'est pourquoi Elle demande aux pastoureaux: «Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs; tant d'âmes finissent en enfer, parce que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles»».

Cet appel de Notre-Dame s'adresse à chacun d'entre nous, spécialement en cette année jubilaire de conversion et d'intercession. Le 20 avril 1943, Lucie précisait à l'évêque de Leiria quelles pénitences Dieu attend de ses enfants: «Le Bon Dieu est peiné de voir un si petit nombre d'âmes en état de grâce, et disposées aux renoncements nécessaires pour observer sa Loi. Et c'est précisément la pénitence qu'Il exige maintenant, c'est le sacrifice que chacun doit s'imposer afin de vivre une vie juste en conformité avec sa Loi». Dieu ne veut pour mortification, continue le message, «que l'accomplissement simple et honnête des tâches quotidiennes, et l'acceptation des peines et des ennuis; et Il désire qu'on montre clairement ce chemin aux âmes, car beaucoup s'imaginent que pénitence signifie grandes austérités, et, n'ayant ni la force ni la magnanimité pour les entreprendre, ils se découragent et tombent dans une vie d'indifférence et de péché».

Avec l'aide de la grâce, chacun peut mettre en oeuvre ce programme tout simple de pénitence, à travers le devoir d'état quotidien, en puisant sa force dans la récitation et la méditation du chapelet. C'est ce que nous demandons pour vous au Coeur Immaculé de Marie et à saint Joseph.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Louis-Gaston de Sonis

Louis-Gaston de Sonis

 

"Je mets toujours le cap de mon navire vers Dieu, quels que soient les vents qui soufflent, qu'ils soient favorables ou contraire, je maintiens ma direction, car après tout, c'est à ce port que je veux aborder"

 

Louis Gaston est né le 25 Aout 1825 en Guadeloupe

Il arrive en France en 1832 où il poursuit ses études pour être militaire comme son père

A 10 ans, il pers sa mère et à 19 ans son Père. Cette blessure marquera le départ de sa conversion

En 1848, jeune officier, seul chrétien pratiquant de sa promotion, passe une permission de 24 heures à l'Abbaye de Solesmes. Là il résiste à la tentation de devenir moine, c'est dans le monde qu'il servira Dieu;

Il épouse à 23 ans il épouse une jeune fille de 17 ans, Anaïs avec laquelle il fonde une famille de 12 enfants qu'il aime avec tendresse.

Mariage d'amour fondé sur une immense confiance en Dieu. Cependant les épreuves ne manquent pas:

Nommé général d'un corps d'armée, il conduit à l'âge de 45 ans la charge héroïque de Loigny sous la protection de la bannière du Sacré Coeur brodée par les Visitandines de Paray le Monial.

Il a toujours été très respecté par les musulmans pour sa droiture et sa justice

Grièvement blessé lors de cette bataille, il est amputé de la jambe gauche. Toujours fidèle à l'Eucharistie, il y puisse la force de faire face à tous ses engagements.

Malgré son infirmité et ses souffrances, il garde ses responsabilités et continue de monter à cheval, il va cependant se sentir progressivement diminuer ce qui est très douloureux pour un homme d'action comme lui. Cette ultime épreuve vécue dans la pauvreté le rapprochera davantage de Dieu

Il meurt le 15 aout 1887 à Paris après 17ans de souffrances s'attirant de la part du général de Gallifet cet éloge:" personne ne sait mieux que Sonis et trés bien commander et parfaitement obéir"

Quelques unes de ses réflexions:

  • "Que toute chute nous soit une occasion de nous relever plus dévoués et plus saints"
  • "Lorsqu'on se met à aimer Dieu, on ne peut l'aimer assez"
  • "Marie est placée sur le seuil de l'éternité pour inspirer la confiance à ceux qui doivent le franchir"
  • "Lutter avec courage contre le démon de la tristesse. Opposez-lui une douce soumission à la volonté de Dieu, et servez Dieu dans la joie avec une grande simplicité de Coeur"

 

Marcel Van

                           Marcel Van

 

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.

 
 Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.


 
Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »                      
 
Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
                                                ----------------------------------
 

Marcel Van (Vietnam )

 

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.
 
Voici les éléments ci-dessous.
 
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Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
 
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Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »
 
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Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
 

 

Marcel Van : Un Saint pour les enfants

Le "petit" rédemptoriste Vietnamien du nom de Marcel Van, qui sera probablement bientôt l'un des grands saints canonisés du XXe siècle:

 
Il a vécu toute sa vie avec des apparitions de Jésus et de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus en particulier.
 
Il se trouve que Jésus lui a révélé d'une façon surprenante que la France et le Vietnam se retrouverait un jour pour propager le christianisme dans le monde entier.
 
Il lui a enseigné une prière spéciale pour la France, ce qui est extrêmement rare car il y a en dehors du Notre Père peu de prières enseignées directement par le Sauveur.
 
Voici les éléments ci-dessous.
 
                                               -----------------------------------
 
Jésus à Van : « Petit enfant de mon amour, écoute, je vais te dicter une prière et cette prière, je veux que les Français me la récitent.
 
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Voici la prière.
 
« Seigneur  Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton  amour et lui en montrer toute la tendresse.
 
Fais que, remplie d'amour pour toi, elle  contribue de te faire aimer de toutes les nations de la terre.
 
O Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen »
 
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Jésus à Van :
 
"O,   mon enfant, dit aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter ; mon enfant la France est toujours le pays que j'aime et chéris particulièrement... J'y rétablirai mon amour... »
 
                                               

 

Mari Carmen ( 9 ans en Espagne)

Mari Carmen naît à Madrid le 14 mars 1930, la seconde de cinq enfants.

Elle tombe gravement malade immédiatement après sa naissance, si bien qu'on la baptise, sans plus tarder.

À la suite de circonstances tout à fait imprévues, elle reçoit la Confirmation à l'âge de 2 ans, le 16 avril 1932, grâce à une initiative de Mgr Tedeschini, nonce apostolique en Espagne et ami de la famille. L'Esprit Saint avait hâte de lui donner le courage dont elle aurait besoin.

À six ans, elle fait sa première Communion. La date en a été avancée à la demande de sa mère: «J'étais convaincue, dit-elle, que l'Espagne et notre famille en particulier allaient traverser une période très difficile. On voyait qu'une persécution religieuse se préparait et je voulais que Mari Carmen fasse sa première Communion avant». «

La première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus beaux de sa vie. L'Eucharistie,  est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand des sacrements. Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois - précisément à la première communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible, pour rester dans une relation d'amitié intime avec Jésus... Dans l'histoire de l'Église, l'Eucharistie a été pour bien des enfants une source de force spirituelle, parfois même d'héroïsme» (Jean-Paul II, Lettre aux enfants, 21 novembre 1994). C'est pourquoi, le Pape saint Pie X permit et encouragea la réception de la sainte communion dès l'éveil de la raison.

Mari Carmen a bénéficié de cette faveur, comme en témoigne sa mère: «Elle a commencé à se sanctifier réellement après sa première communion». Et c'est à l'occasion d'une communion qu'elle fera son offrande complète à Dieu.

Le 15 août 1936, des miliciens communistes arrêtent son père. Celui-ci dit à sa femme: «Les enfants sont trop petits, ils ne comprennent pas. Tu leur diras plus tard que leur père a donné sa vie pour Dieu et pour l'Espagne, pour qu'on puisse les élever dans une Espagne catholique, où le crucifix préside dans les écoles». Peu de temps après, il est assassiné.

À la mort de son mari, madame González-Valerio se trouve en très grand danger pour sa vie, à cause de sa foi chrétienne. Elle se réfugie à l'ambassade de Belgique, tandis que ses enfants sont accueillis par une de leurs tantes. Un jour, on apprend que les cinq enfants vont être envoyés en URSS, comme tant d'autres, pour y être élevés dans le marxisme. L'ambassadeur accepte alors, malgré le manque de place, de les prendre à l'ambassade. Nous sommes le 11 février 1937.

UNE DIGNITÉ PROPRE À L'HOMME

Mari Carmen se montre très attentive à aider beaucoup sa mère, tout en demeurant «une enfant, très enfant».

Et pourtant elle se distingue par une pudeur pratiquée jusque dans des détails a priori insignifiants: «Un jour, raconte madame González-Valerio, elle devait aller à une fête d'enfants. Je lui avais mis une petite robe décolletée et sans manches, et je lui avais bien recommandé de ne pas la froisser. Mais je m'aperçus qu'elle avait enfilé une veste. Je me suis fâchée et je l'ai grondée. Elle me dit en pleurant qu'elle ne sortirait pas avec cette robe. Ma mère, qui assistait à la tragédie, me prit à part et me dit que je n'avais pas le droit d'étouffer les sentiments de pudeur qu'elle avait déjà remarqués en elle, et que j'aurai à rendre compte à Dieu de l'éducation que je lui donnais. C'est ainsi que Mari Carmen est allée à la fête avec sa veste». Sa grand-mère avait raison: «Cette pudeur instinctive vient de Dieu»

Cet amour passionné pour la pudeur provient d'une lumière très vive que Dieu lui a donnée sur la grandeur et la fragilité de la vertu de chasteté.

La divine Providence a voulu ainsi donner à notre époque de laisser-aller un exemple très élevé. Le Catéchisme de L'Église Catholique attire notre attention dans le même sens lorsqu'il parle de la pudeur: «La pudeur préserve l'intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle est ordonnée à la chasteté dont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union. La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour. Elle invite à la patience et à la modération dans la relation amoureuse; elle demande que soient remplies les conditions du don et de l'engagement définitif de l'homme et de la femme entre eux. La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle maintient le silence ou la réserve là où transparaît le risque d'une curiosité malsaine. Elle se fait discrétion.

 

UNE NUIT À L'HÔTEL

Mari Carmen excelle aussi dans la charité à l'égard des pauvres. Quand l'un d'eux sonne à la porte et qu'elle ouvre, elle lui donne d'abord ses petites économies, puis lui dit: «Maintenant, sonnez de nouveau pour que maman vous donne quelque chose». Envers les personnes qui aident sa mère, elle a une délicatesse qui n'est pas de son âge: «Maman, il faut que tu traites bien les domestiques. C'est déjà beaucoup qu'ils nous servent. Pense que toi aussi tu es une servante, puisque tu sers le Bon Dieu». «Nous donnions de l'argent à Mari Carmen pour qu'elle s'achète des jouets, raconte sa grand-mère, mais elle le transmettait à sa nourrice pour qu'elle offre des jouets à ses enfants, lui recommandant bien de n'en rien dire à sa mère ni à moi».

La piété de Mari Carmen se manifeste très tôt. Dès l'âge de quatre ou cinq ans, elle aime à diriger le chapelet en famille et récite par coeur les litanies de Très Sainte Vierge. Comme sainte Thérèse de Lisieux, elle s'est fait confectionner un "chapelet de pratiques", sur lequel elle compte ses actes de vertu. 

Un jour, comme elle voit sa mère accablée par ses préoccupations domestiques, elle lui dit: «Maman, tu t'occupes trop des choses de la terre. Tu dois prier davantage. Nous sommes de passage sur la terre. - Ma petite fille, il faut que je m'occupe de la maison. - Maman, ta maison c'est le Ciel. Maman, quand tu es en voyage, et que tu passes la nuit à l'hôtel, tu ne te préoccupes pas d'embellir la chambre, ni d'y mettre la photo de papa. Une nuit, on la passe comme on peut. Eh bien, vois-tu, maman, c'est comme ça qu'est la vie, c'est comme ça que nous sommes dans ce monde».

Mari Carmen aime à offrir ses petits sacrifices au Coeur de Jésus. Son professeur de religion rapporte: «Quand je préparais les enfants à la confession, je pouvais lire sur son visage son horreur du péché et ses efforts pour faire un bon acte de contrition». Tous ses actes, malgré son jeune âge, jaillissent, comme d'une source profonde, de son intimité avec Dieu.

UN SECRET ET UNE OFFRANDE

Mari Carmen a ses secrets. Sur son cahier des "Actes", elle écrit par trois fois: «Personnel». Elle demande souvent son cartable qui contient l'agenda où elle a écrit ces mots compris d'elle seule: «Je me suis livrée à Dieu dans la paroisse du Bon Pasteur, 6 avril 1939». Elle note également: «On a tué mon pauvre père». Et, dans l'une des dernières pages: «Vive l'Espagne! Vive le Christ-Roi!!!» le cri que poussaient les martyrs de la guerre au moment de mourir. Et aussi: «Pour papa, 7 mai 1939 - Tout à fait personnel». Elle dira à son infirmière: «Mon père est mort martyr, pauvre maman, et moi je meurs victime».

Son oncle Xavier explique: «Mari Carmen désirait la conversion des pécheurs, comme le prouve le fait qu'elle offrait les souffrances de sa maladie et de sa mort pour Azaña, le Président de la République, qui incarnait le symbole de la persécution religieuse dont les assassins de son père étaient l'instrument». «Maman, Azaña ira-t-il au Ciel? demande-t-elle - Si tu te sacrifies et si tu pries pour lui, oui, il sera sauvé». Mari Carmen a bien compris.

Parfois elle dit à sa tante: «Tante Fifa, prions pour papa et pour tous ceux qui l'ont tué». La prière des enfants a une efficacité particulière sur le Coeur de Notre-Seigneur: «Le Rédempteur de l'humanité semble partager avec eux sa sollicitude pour les autres, pour les parents et pour leurs camarades, garçons et filles. Il attend réellement leur prière! Quel pouvoir immense a la prière des enfants! Elle devient un modèle pour les adultes eux-mêmes: prier avec une confiance simple et totale veut dire prier comme savent prier les enfants» (Jean-Paul II, Lettre aux enfants, 21 novembre 1994).

Le 3 novembre 1940, Azaña meurt à Montauban. D'après le témoignage écrit de Monseigneur Théas, l'évêque du diocèse, qui lui prêtait son assistance spirituelle à ce moment, Azaña, malgré son entourage, reçut en toute lucidité le sacrement de la Pénitence ainsi que l'Extrême-Onction et l'Indulgence Plénière, expirant doucement dans l'amour de Dieu et l'espérance de Le voir. Il ignora que sa route s'était croisée avec celle d'une petite fille de 9 ans qui avait prié et souffert pour lui.

« JÉSUS, MARIE, JOSEPH  »

Peu après l'"offrande" du 6 avril 1939, le calvaire de Mari Carmen commence: elle doit s'aliter. Tout d'abord apparaît une otite qui se complique et dégénère en septicémie (infection du sang). Le 27 mai, on la transporte en voiture à Madrid où elle est opérée. Mais comme on voit que la maladie va être longue, on la ramène chez elle. Certains jours on lui fait plus de vingt piqûres. Une diarrhée continuelle très forte lui est spécialement pénible. Elle doit absorber, toutes les deux heures, une espèce de purée de glands répugnante. Quelquefois son dégoût est tel qu'elle ne peut s'empêcher de vomir, mais une demi-heure plus tard, elle est prête à la prendre de nouveau sans protester.

Une oreille est attaquée par le mal et elle perd la seconde pour être restée trop longtemps couchée dessus. Une double phlébite s'ajoute à ces maux. Des plaies gangreneuses se forment. Elle s'évanouit de douleur quand on change ses draps. Seul le nom de Jésus l'aide à tout supporter, car personne ne pense à lui donner des calmants. «Mari Carmen, demande à l'Enfant Jésus de te guérir, lui dit sa mère. - Non, maman, je ne demande pas ça, je demande que sa volonté se fasse». Elle désire qu'on lui lise souvent les prières pour les agonisants, et vit par la pensée davantage au ciel qu'ici-bas.

17 juillet 1939. Elle avait prédit plusieurs fois qu'elle mourrait le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, et sa fête à elle: Carmen. Mais apprenant que sa tante Sophie se marie ce jour-là, elle annonce qu'elle ne mourra que le lendemain. Effectivement, le 17, vers 13 heures, elle se recueille en présence des anges dont elle entend le chant. «Je meurs martyre  Laissez-moi partir maintenant, Docteur, vous ne voyez pas que la Sainte Vierge vient me chercher avec les anges?» En effet, à la stupéfaction de tous, joignant ses petites mains, elle dit: «Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie; Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en votre sainte compagnie». Ce sont ses dernières paroles. Puis se soulevant légèrement, comme pour prendre quelque chose, elle retombe sur l'oreiller et rend le dernier soupir, sans agonie, sans contraction du visage. Défigurée par la maladie, elle retrouve dans la mort toute sa beauté, et son corps exhale un doux parfum. Le médecin légiste atteste la mort, mais constate avec étonnement que le corps de l'enfant ne présente pas l'aspect d'un cadavre.

UN POINT DE REPÈRE

L'exemple de Mari Carmen met sous nos yeux un fruit de la grâce de Dieu, fécondée par une bonne éducation. La tâche éducative requiert une attention aimante et délicate pour les enfants, comme le recommande saint Benoît: «On aura toujours égard à la faiblesse des enfants  Envers eux on usera d'une tendre condescendance» (Règle, ch. 37). Mais une saine fermeté est également nécessaire, selon l'enseignement du Catéchisme de l'Église Catholique: «Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Ils témoignent de cette responsabilité d'abord par la création d'un foyer, où la tendresse, le pardon, le respect, la fidélité et le service désintéressé sont de règle. Le foyer est un lieu approprié à l'éducation des vertus. Celle-ci requiert l'apprentissage de l'abnégation, d'un sain jugement, de la maîtrise de soi, conditions de toute liberté véritable. Les parents enseigneront aux enfants à subordonner les dimensions physiques et instinctives aux dimensions intérieures et spirituelles. C'est une grave responsabilité pour les parents de donner de bons exemples à leurs enfants. En sachant reconnaître devant eux leurs propres défauts, ils seront mieux à même de les guider et de les corriger... Par la grâce du sacrement de mariage, les parents ont reçu la responsabilité et le privilège d'évangéliser leurs enfants. Ils les initieront dès le premier âge aux mystères de la foi dont ils sont pour leurs enfants les premiers hérauts, et à la vie de l'Église... Les parents ont la mission d'apprendre à leurs enfants à prier et à découvrir leur vocation d'enfants de Dieu» (2223-2225).

UNE NURSE ÉLECTRONIQUE

À notre époque d'audio-visuel, il est fondamental que les parents protègent leurs enfants contre l'influence d'une "culture de mort" à base de pornographie et de violence. Dans son message sur la famille et la télévision, le Pape Jean-Paul II précisait: «Les parents devraient activement participer à la formation chez leurs enfants d'habitudes d'utilisation de la télévision qui les conduiront à un sain développement humain, moral et religieux. Les parents devraient s'informer eux-mêmes par avance du contenu des programmes et effectuer sur cette base un choix consciencieux, pour le bien de la famille - choisir de regarder ou de ne pas regarder... Les parents devraient aussi parler de la télévision avec leurs enfants, en les incitant à réguler la quantité et la qualité de leur utilisation, et à percevoir et juger les valeurs éthiques sous-jacentes à certains programmes...

«Former les habitudes d'utilisation des enfants signifiera parfois tout simplement éteindre le téléviseur: parce qu'il y a mieux à faire, parce que le respect dû à d'autres membres de la famille le demande, ou parce que l'utilisation sans discrimination de la télévision peut être dangereux. Les parents qui utilisent de manière régulière et prolongée la télévision comme une sorte de nurse électronique, abdiquent leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants. Une telle dépendance à l'égard de la télévision peut empêcher les membres de la famille d'être en contact les uns avec les autres par la conversation, les activités partagées et la prière en commun. De sages parents savent aussi que même de bons programmes peuvent être remplacés par d'autres sources d'information, de divertissement, d'éducation et de culture» (24 janvier 1994).

Les parents de Mari Carmen n'eurent pas à affronter le problème de la télévision, propre à la société d'aujourd'hui. Mais en tout temps, le Saint-Esprit éclaire les pères et mères de famille pour leur faire discerner ce qui convient à l'éducation de leurs enfants, en vue du salut éternel des âmes.

Demandons à la vénérable Mari Carmen d'intercéder tout spécialement pour les familles à l'approche de Noël. Nous prions pour vous et tous ceux qui vous sont chers, vivants et défunts.

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Maria Goretti

 Maria Goretti est fêtée le 6 juillet


Maria Goretti nait dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, région montagneuse de la Province d'Ancône dans le nord de l'Italie, et troisième d'une famille de sept enfants.

 

 

 

En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno au sud de Rome. Peu de temps après, son père meurt de la malaria laissant six enfants à nourrir.

 

 

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de 10 ans pendant qu’elle allait travailler aux champs. Maria fait tout pour consoler sa mère et la seconder dans sa lourde tâche. Elle lui dit: "Courage, maman, n'ayez pas peur, nous grandissons. Il suffit que Notre Seigneur nous donne la santé. La Providence nous aidera. Nous lutterons, nous lutterons!"( sa maman)

Tout en s’occupant de ses frères et sœurs et de la maison, Maria  aimait réciter son chapelet. Elle le portait constamment sur elle et "ne se couchait jamais sans l'avoir dit en entier", a rappelé sa maman.

 Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. A 11 ans, elle est prise d'un très grand désir de recevoir l'Eucharistie, mais, malgré sa foi solide, sa maman hésite: elle ne sait ni lire ni écrire, l'église est loin, le travail donne peu de temps libre et il faut acheter une robe de communiante. Maria elle redouble d'efforts pour soulager sa mère et met tant de bonne volonté qu'elle obtient gain de cause. Le 29 mai 1902, elle communie pour la première fois.

 ( Sa maman et deux de ses soeurs )

Maria aimait à recevoir Jésus le plus souvent possible et ne tint  jamais compte des difficultés et des distances à parcourir.   

 

 

Les Goretti partageaient la ferme avec une autre famille, les Serenelli. Leur fils, Alessandro, âgé de 20 ans, avait un caractère grossier et renfermé. Il avait remarqué Maria, il s’était mis à tourner autour d'elle. Mais peu à peu, la passion le prit  car bien  qu'elle n'ait pas encore 12 ans, elle était déjà grande et belle. Il en vint même à la menacer de la tuer si elle en parlait à sa mère. La promiscuité fut bien difficile à vivre.

 

Un jour de juillet à trois heures de l’après-midi, Alessandro revient à la charge alors que la jeune fille est dans la cuisine. Il l’attrape de force et exige qu'elle se plie à ses désirs. Maria se débat et le supplie de ne pas commettre de péché. Furieux de sa résistance, il la poignarde de 14 coups de poinçons avant de s'enfuir. Alerté par les cris de la petite Thérèse, le père Serenelli accourt avec d'Assunta. Alessandro s'est barricadé dans sa chambre. Les gendarmes interviennent et l'emportent, lié, marchant entre deux chevaux. Ils empêchèrent ainsi la foule hostile qui s'est formée de le frapper. Maria en sang, placée sur une charrette dont les secousses augmentent la douleur de ses blessures. Ils n'arrivèrent qu'à six heures du soir à l'hôpital de Nettuno. Les médecins sont étonnés qu'elle vive encore car elle a été atteinte au cœur,   aux intestins et au poumon gauche et ses quatorze blessures nécessitent une longue opération sans anesthésie. La jeune paysanne tente d'offrir ses grandes souffrances dans la prière. Le prêtre dira: "Sur son lit de douleur, son visage rayonnait de joie et de paix  

 ( la cuisine familiale )

 

  Elle meurt le 6 juillet 1902 à 3 heures de l'après-midi, premier samedi du mois. Le prêtre au chevet de la martyre,   « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis ». Elle pousse un cri d'amour: "Marie"

Une foule considérable accompagna son corps lors de son enterrement.

 

Alessandro, il ne manifeste aucun repentir. Il est condamné à 30 ans dans une prison en Sicile. Un jour, Mgr Blandini, vient le visiter. Le gardien lui dit: "Vous perdez votre temps. C'est un dur, vous verrez!" Effectivement, il est mal reçu, mais quand il lui parle de Maria, Alessandro se met à pleurer et il écrit une lettre de pardon à l'évêque. Une nuit, en 1910, Maria lui apparaît en songe. Elle est vêtue de blanc; elle cueille des fleurs au jardin du Paradis et lui en offre. Très mal noté auparavant, il devint un prisonnier modèle.

(Allessandro)

Allessandro est gracié en 1929, pour bonne conduite, après 27 ans de détention. En 1937 il se rend à Corinaldo où Assunta est retournée vivre. Il se jette à ses pieds. "C'est moi Alessandro! Je viens demander pardon pour l'assassinat de votre fille." "Maria vous a pardonné, lui dit-elle, comment ne vous pardonnerais-je pas à mon tour?" Le lendemain, jour de Noël, ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l’autre. Puis tous les deux sont invités à prendre leur repas chez l’évêque. Puis Alessandro Serenelli devint un frère laïc capucin Et  en 1947 il participe à la béatification de Maria, aux côtés d'Assunta et de la famille. Et de même pour la canonisation le 24 juin 1950 devant une foule immense. .  

  ( Allessandro après sa conversion )

( Allessandro et sa maman après sa demande de Pardon)

 

 

 ( Le jour de la Canonisation de Maria Goretti , une foule immense était venue )

Appel de Jean Paul II aux Jeunes

 "Jeune comme vous, Maria Goretti a eu part à vos propres problèmes. Elle vous comprend. Elle vous connaît, elle vous aide. Elle sait vos difficultés. Mais elle, elle a vaincu; et, pour cette raison, elle vous enseigne la route. Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande"

 

(Jean-Paul II, 27 septembre 1986).

Canonisation de Maria Goretti

 

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, en présence de sa mère et de son bourreau,  martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

 

 ( le jour de sa Canonisation , sa maman est au centre )

La Sainte du Pardon

 

Quel exemple pour la jeunesse! S'exclame Jean-Paul II. "La mentalité du refus de l'engagement qui imprègne une grande partie de la société et de la culture de notre temps a parfois du mal à comprendre la beauté et la valeur de la chasteté".

"Une perception haute et noble de la propre dignité et de celle des autres émerge du comportement de cette jeune sainte". "N'y a-t-il pas là peut-être, une leçon d'une grande actualité?" s'interroge le pape.

"Face à une culture qui surévalue la dimension physique dans les rapports entre l'homme et la femme, l'Eglise continue à défendre et à promouvoir la valeur de la sexualité comme un facteur qui englobe tous les aspects de la personne et qui doit donc être vécu dans une attitude intérieure de liberté et de respect réciproque, à la lumière du dessein originel de Dieu".

"Dans une telle perspective, la personne découvre qu'elle est destinataire d'un don et appelée à devenir à son tour un don pour l'autre", explique-t-il.

Une sainte du pardon
En second lieu le pape présente Maria Goretti comme un modèle de pardon. Elle fut en effet capable de pardonner à son agresseur, Alessandro Serenelli, le jeune qui l'avait assassiné.

Le pardon de Maria fut décisif pour Alessandro. A sa sortie de prison, après 27 ans de réclusion, son premier geste a été de rendre visite à la mère de Maria pour lui demander pardon. Il a trouvé du travail comme jardinier dans le monastère capucin de Macerata où il a passé le reste de sa vie.

"Puisse l'humanité entrer résolument sur le chemin de la miséricorde et du pardon!" écrit le pape, en rappelant aussi bien le témoignage de Maria Goretti que celui d'Alessandro.

"Je présente l'exemple de cette sainte, spécialement aux jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de l'humanité", a-t-il ajouté.

A quelques jours de sa rencontre avec les jeunes à Toronto, le pape poursuit: "Au cœur de la nuit, on peut avoir peur et ne pas se sentir en sécurité; on attend donc avec impatience que l'aube se lève. Chers jeunes, c'est à vous d'être les sentinelles du matin, qui annoncent la venue du soleil, le Christ ressuscité!"

"Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle, capables de défendre la pureté du cœur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements. N’ayez pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre. Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité."

Jean-Paul II, le 29 septembre 1991

  ( sa Maman et son assassin pardonné )

 

 

Prière à Maria Goretti

 

Seigneur Jésus, jeune comme je suis, Maria Goretti a eu part à mes propres problèmes. Elle me comprend. Elle me connaît, elle m’aide. Elle sait mes difficultés. Mais elle, elle a vaincu; et, pour cette raison, elle m’enseigne la route.

Maria Goretti aimait la pureté parce que le Christ aime la pureté. En donnant sa propre vie pour la pureté, elle l'a donc donnée pour le Christ. Elle m’a démontré son amour héroïque pour le Christ en aimant jusqu'à l'héroïsme cette pureté que le Christ aime et commande.

Aide-moi, Seigneur, à regarder Maria Goretti. Que je sois comme elle, capable de défendre la pureté de mon cœur et de mon corps ; que je m’efforce de lutter contre le mal et le péché, en alimentant ma communion avec le Seigneur par la prière, les sacrements, l'exercice quotidien de la mortification et l’observance des commandements.

Que je n’aie pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre.

Aujourd’hui, Seigneur, sous la protection de Maria Goretti, je m’engage à vivre, à valoriser et à aimer la vertu de la pureté.

Ainsi-soit-il.

 

Marie-Eugénie Milleret de Brou

 Anne-Eugénie est née à Metz le 26 aout 1817 dans une famille non pratiquante;

Son papa est banquier et homme politique. Après une enfance très heureuse, ne nombreuse épreuve viennent secouer le calme de sa vie : Son papa est ruiné, ses parents se séparent et sa maman décéde.

A quinze ans, elle se retrouve seule

A dix-neuf ans, à Paris elle écoute le Père Lacordaire prêcher à la Cathédrale Notre Dame de Paris: "J'étais réellement convertie et j'avais conçu le désir de donner toutes mes forces ou plutôt toute ma faiblesse à cette Eglise qui seule, désormais à mes yeux, avait ici-bas le secret et la puissance du bien."

 

Un an aprés, elle rencontre à l'Eglise Saint Eustache à Paris, le Père Combalot. Elle rêve de fonder une congrégation dédiée à la Vierge Marie.

Avec le Père Combalot comme guide, elle s'installe dans un appartement rue Férou à Paris, puis rue de Vaugirard où, avec trois autres jeunes filles, elles font profession religieuses et elles vont ouvrir une première école en 1842;

"Notre spiritualité est notre bien le plus précieux...Jésus, le roi de l'éternité vivant en nous et dans son Eglise, l'extension de son règne en nous et dans le monde, un grand esprit de prière, une certaine liberté d'esprit, un esprit de communauté et d'amour fraternel, un style d'éducation qui découle de notre vie contemplative."

Les fondations se multiplient dans le monde, de nouvelles communautés naissent en France, en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle Calédonie, Amérique Latine, Italie et Philippines.

Elle voyage beaucoup et court de demarches en démarches pour faire ouvrir ses maisons et écoles.

Ses fondations prennent le nom des Religieuses de l'Assomption

Elle est béatifiée à Rome par le Pape Paul VI le 9 février 1975 et canonisée le 3 juin 2007 par Benoit XVI

"Notre congrégation a eu des commencements tellement faibles, impuissants, et peu proportionnés au bien qu'il a plu à notre Seigneur d'en tirer, que l'on n'oserait en quelques sortes les raconter si ce n'était précisément dans l'absence de toute force et de toutes sagesse humaine que les oeuvres se montrent le plus purement de Dieu...L'esprit de foi, l'amour de Jésus-Christ, le désir de son règne, la confiance en sa providence ont été les seuls fondements de l'Assomption"

"Quand j'ai fait ma première communion, il me semblait que celui que je venais de recevoir me portait au trône de Dieu pour lui rendre, en moi, l'hommage que, moi seule, j'étais incapable de lui rendre."

Marthe Robin

Marthe Robin
Foyer de charité, d'amour et de lumière

Dans une petite ferme du midi de la France, il y a un peu plus de cent ans, est ne une petite fille dans la famille Robin. C'était le 13 mars 1902. On l'appelle Marthe. Elle passe son enfance dans la ferme de ses parents, à l'écart du village où elle va à l'école, Châteauneuf de Galaure. Elle est confirmée et fait sa première communion.

Malheureusement, Marthe n'est pas en bonne santé. Quand elle a 16 ans, elle a une maladie très grave ; on se demande si elle va mourir, puis on croit qu'elle est guérie, mais petit à petit la maladie reprend : d'abord elle ne peut plus marcher, puis elle ne peut plus se servir de ses bras. Elle passe toute sa vie dans un lit où elle ne peut plus rien faire. Elle devient même aveugle, elle ne peut même plus manger ni boire.

C'est pas possible !
On ne peut pas vivre sans manger et sans boire.

C'est vrai, mais pourtant Marthe est restée vivante comme ça pendant presque 50 ans. Mais le plus important, c'est qu'elle passait son temps à prier. Elle était très proche de Jésus et de Marie, et elle a eu des idées pour que les gens apprennent à être mieux des amis de Jésus, même quand ils sont grands. En 1936, elle fonde avec un prêtre, le père Finet, le premier des Foyers de Charité : des gens qui vivent ensemble et qui accueillent avec eux des gens qui veulent prier et réfléchir pour être mieux chrétiens.
Beaucoup de gens sont venus voir Marthe dans sa ferme, où elle les accueillait avec gentillesse ; elle discutait avec eux, elle les aidait à mieux vivre et ils repartaient plus heureux. D'autres Foyers de Charité se sont fondés un peu partout dans le monde : il y en a actuellement 76 dans le monde entier. Marthe est morte le 6 février 1981 : c'est tout récent ! Depuis, beaucoup de gens pensent que c'est une sainte, et les responsables de l'Eglise réfléchissent avant de la reconnaître.

 

www.eveil-foi.net/Famille/Saints/html/Robin.htm


Mère Marie-Madeleine de l'Incarnation Sordini

 Béatification de Mère Marie-Madeleine de l'Incarnation Sordini

ROME, Mercredi 7 mai 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI souhaite la constitution de groupes d'adorateurs du Saint-Sacrement.

Le pape a souligné le charisme de la bienheureuse Marie-Madeleine Sordini (voir photo), béatifiée dimanche dernier, 3 mai, en la basilique Saint-Jean de Latran. Mère Marie-Madeleine de l'Incarnation Sordini est née le 16 avril 1770, et elle est « entrée dans la Vie » le 29 novembre 1824.

« Je salue les pèlerins de langue italienne, à la fin de l'audience du mercredi. En particulier, j'adresse une pensée cordiale au pèlerinage promu par les Adoratrices perpétuelles du très saint sacrement, à l'occasion de la béatification deMarie Madeleine de l'Incarnation, et je les encourage à promouvoir toujours plus l'amour de l'Eucharistie afin que surgissent, à côté de tout monastère de l'Ordre, des groupes "d'adorateurs". C'est ainsi que se réalisera l'aspiration de votre bienheureuse fondatrice qui aimait répéter : "Que Jésus soit connu de tous, aimé, adoré, et remercié à tout moment dans le très saint et très divin sacrement" ».

Le postulateur de la cause de béatification, le P. Ernesto Piacentini, a déclaré à Radio Vatican :

« Le charisme de la nouvelle bienheureuse a été de donner de l'importance dans sa vie et dans la vie des autres, à l'adoration perpétuelle de Jésus Sacrement. Depuis son enfance, elle sentait cet attachement, cette attention et ce transport pour Jésus. Il faut dire que ce charisme de mettre en relief l'adoration perpétuelle de Jésus Eucharistie est un charisme fondamental aussi dans l'Eglise parce que si l'Eglise catholique a une caractéristique fondamentale c'est bien la présence en Corps, Sang, Ame et divinità, de Jésus dans l'Eucharistie. Toutes les dévotions peuvent être importantes dans l'histoire de l'Eglise, mais aucune n'est aussi importante que celle de l'Adoration perpétuelle ».

Anita S. Bourdin

http://pere-walter-covens.skynetblogs.be

Padre Pio : Patron de notre Mouvement

Il est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans la région de Naples, 

Francesco Forgione, son nom , Il fut baptisé dès le lendemain de sa naissance dans la petite église Sainte-Marie-des-Anges qui se dresse tout près de sa maison natale. Francesco était le deuxième enfant d’une famille de cinq.

Deux enfants étaient morts avant sa naissance, l’une de ses petites soeurs deviendra religieuse Brigittine à Rome.

Son père Grazio Forgione devra partir travailler deux fois en Amérique pour payer les études de son fils et,
plus tard, les dépenses médicales occasionnées par la mauvaise santé du jeune prêtre.

  
Padre Pio aimait recevoir les enfants, il leur faisait un catéchisme plein d'humour
 

Dès l’âge de cinq ans, l’enfant jouissait de la vision de la Vierge Marie qu’il priait deux fois
par jour à l’église. C’était un garçon silencieux, tranquille et très obéissant. 

Il jouait rarement avec les enfants de son âge car il ne supportait pas les blasphèmes et les jurons que certains proféraient souvent.

Son meilleur ami était autre que son Ange Gardien.

À cinq ans à peine, il voulait de se donner tout entier à Dieu.

A six ans, à l'église du village  lui apparut le Sacré-Coeur de Jésus ;
Il lui fit signe d’approcher de l’autel et lui mit la main sur la tête.

Padre Pio  pris la décision de L’aimer et de se donner tout entier à Jésus
Le petit Francesco se plongea dans ses prières d’enfant.

Il acceptait les souffrances et s’imposait même, si jeune, des pénitences !

Un jour, sa maman le surprit , il n’avait à ce moment que huit  ans - derrière son lit, qui
se frappait avec une chaîne de fer. Elle le supplia de s’arrêter, mais il continuait de plus belle.
Elle lui demanda pourquoi il se frappait ainsi : « Je dois me battre comme les juifs ont battu
Jésus, répondit l’enfant, et lui ont fait jaillir le sang sur les épaules ! »
Le 27 septembre 1899, Padre Pio fut confirmé et fit sa première communion.

Il écrira plus tard : « Au souvenir de cette journée, je me sens tout entier dévoré par une flamme très vive
qui brûle et ne fait pas mal… » Ce qui laisse entendre qu’il reçut pleinement les Dons du
Saint-Esprit. Grâce aux visites d’un frère capucin, Francesco décida catégoriquement d’être
comme lui, un religieux « avec la barbe ».
 

Ce fut, pour le jeune capucin, une période de vie intérieure intense, de continuelle pénitence, et l’occasion d’une très rapide
progression dans les voies de la sainteté.

À vingt-trois ans, très malade et pensant à une mort prochaine, il demanda la faveur de l’ordination sacerdotale. Il fut donc ordonné le 10 août 1910 dans la cathédrale de Bénévent.

Le voilà prêtre pour l’éternité : « Comme j’étais
heureux, ce jour-là, écrit-il, mon coeur était brûlant d’amour pour Jésus… J’ai commencé à
goûter le paradis ! » Sur l’image souvenir de son ordination sacerdotale, il avait écrit son
programme de vie : « Jésus, mon souffle et ma vie, aujourd’hui que, tremblant, je t’élève dans
un mystère d’amour, qu’avec Toi, je sois pour le monde, voie, vérité, vie et pour Toi, Prêtre
saint, victime parfaite. »

Alors commence cette longue série de messes impressionnantes qu’il
célébrera jusqu’à sa mort. La dernière fois qu’il monta à l’autel, ce fut le 22 septembre 1968,
il mourut quelques heures plus tard, le 23 septembre, à 2 heures 30, au coeur de la nuit…

Padre Pio est marqué des plaies de la
crucifixion… Il les conservera cinquante années

http://pagesperso-orange.fr/sjladore/temoignages/Padre_Pio.pdf

Le Papa ( assis) et les deux nièces de Padre Pio

Père Georges Bellanger

Georges Bellanger est né le 24 Mai 1861 à Saint Omer dans le nord de la France.

Il était 8 enfants. Il perdit une soeur carmelite, morte en Belgique et un frère prêtre.

Georges, pendant  ses études au collège de Saint Omer fut atteint d'une grave infection à 15 ans, dont la Sainte Vierge le guérit miraculeusement.

Il devint prêtre chez les frères de Saint Vincent de Paul et mourût à 41 ans, le 16 août 1902, en murmurant : "Fiat...Marie...Ma Mère!"

"Je serais fort coupable, si je n'aimais pas la Sainte Vierge: je suis son miraculé. A l'âge de quinze ans, j'étais condamné à mort par les médecins; on allait bientôt clouer les quatres planches de mon cercueil, lorsque ma maman me dit : " Tous les médecins de la terre n'y peuvent rien, mais la Sainte Vierge est toute-puissante." On commença une neuvaine à Notre Dame du Sacré Coeur et ma maman priait ainsi : " ô Mère du ciel, guérissez notre petit Georges, seulement s'il doit devenir un saint prêtre"

Le 30 mai, avant dernier jour de la neuvaine, les deux médecins vinrent me voir et déclarèrent que la mort n'était plus qu'une question de temps. Le 31 mai, jour de Notre Dame de la Visitation,  j'avais éprouvé quelque chose de tout à fait extraordinaire, aussi attendais-je avec anxiété la visite du médecin qui venait tous les jours. Quand il arriva, il constata une amélioration ou plutôt une guérison complète du côté de la poitrine. De plus, une plaie, qui s'était formée depuis plusieurs semaines et par laquelle les forces s'en allaient tous les jours s'étaient cicatrisée pendant la nuit. Il avoua qu'il n'y comprenait rien. Quelques jours plus tard quand j'allai le remercier des bons soins qu'il m'avait prodigués, il me dit: " Mon cher ami, ce n'est pas moi qui vous ai guéri, c'est la Sainte Vierge, aussi n'ai-je qu'un désir, qu'une ambition, la faire connaître, la faire aimer, dire partout combien elle est bonne, répéter en tous lieux le mot de Saint Bernard: "On ne l'a jamais invoquée en vain"

Devenu prêtre, il faut un ardent apôtre de Saint Louis Marie Grignon de Montfort et attacha une grande importance à la consécration de sa personne à Marie : " Je suis l'esclave de Marie, je veux renouveler mon acte de donation chaque matin dans mon oraison, et le redire en abrégé au moins toute les heures et avant chaque action importante."

 La devise du Père Bellanger: " Je suis vôtre ô Marie"

Le Père Bellanger était l'apôtre du rosaire.

Le Père Bellanger par l'Abbaye Saint Joseph de Clairval

Bien cher Ami de l'Abbaye Saint-Joseph,
Un aumônier du cercle militaire d'Arras s'adresse, un jour de l'année 1886, à l'abbé Georges Bellanger pour demander son aide dans le ministère du sacrement de Pénitence. Ce jeune prêtre accepte, se rend au cercle et bientôt y découvre sa vocation au service des soldats. Il affirmera à celui qui l'avait invité: «C'est à vous que je dois ma vocation, car j'étais l'homme le moins fait pour être aumônier de soldats». En 1998, le Pape Jean-Paul II déclarera l'héroïcité des vertus du vénérable Georges Bellanger.

Né le 24 mai 1861, en la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, à Bourbourg, dans le nord de la France, Georges reçoit le baptême deux jours après. Dès que possible, sa mère le porte dans l'antique église de Notre-Dame des Miracles de Saint-Omer pour le consacrer à la Vierge. Son père meurt le 24 février 1865, à la suite d'un accident, laissant six enfants. Sa veuve demeure plusieurs heures comme anéantie. Se trouvant seule avec son petit Georges, près du lit funèbre, elle lui dit: «Mon enfant, tu es orphelin. Eh bien! n'oublie pas que saint Joseph sera désormais le père de notre foyer!» Confiante en ce puissant patronage, Madame Bellanger prend en main l'exploitation agricole familiale. Levée la première de grand matin, elle commence par une longue oraison, puis distribue les tâches aux ouvriers agricoles, et se rend si possible à l'église pour la Messe. Chaque jour, on récite en commun l'Angélus, le chapelet et la prière du soir.

 

Un enfant difficile

 

Pour l'aider dans l'éducation de ses enfants, Madame Bellanger reçoit chez elle la marraine de Georges qui est institutrice. De l'aveu de celle-ci, son filleul lui «donna beaucoup plus de mal que tous les autres». Georges manifeste, en effet, une forte tendance à l'entêtement, à la colère et au mensonge. À la moindre contrariété, on le voit blêmir et rougir tour à tour, se rouler par terre et crier. Lors d'une promenade, le jeune garçon, captivé par les fleurs, tombe dans l'eau. Son institutrice l'en retire. Arrivé à la maison, encore trempé de la tête aux pieds, Georges affirme ne pas s'être approché de l'eau, sans que personne ne puisse lui faire avouer le contraire! Comprenant que les corrections n'ont qu'une prise insuffisante sur le caractère entier et capricieux de son fils, Madame Bellanger se tourne vers Dieu et s'applique à former Georges par les données de la foi, tout en faisant appel à son coeur bon et délicat. Vers l'âge de sept ou huit ans, l'enfant se laisse aller à un gros mensonge. Sa mère le prend sur ses genoux et lui demande de ne plus jamais recommencer. «Tiens, ajoute-t-elle, j'aimerais mieux te voir mort!» Cette parole laisse une impression ineffaçable dans le coeur du garçon.

Une des occupations préférées de Georges est de mimer la célébration de la Messe. Il célèbre «sa messe» à heure fixe et il faut que ceux qui sont présents à la maison y assistent avec sérieux. Madame Bellanger s'appuie sur cet attrait de son fils pour le faire réfléchir lorsqu'il se met en colère: «Fi donc, dit-elle, le vilain qui se fâche et qui, après, dira la messe!... Le bon Jésus ne voudra même pas regarder ses fleurs!» Les soins maternels portent du fruit et les emportements de Georges se font plus rares et moins violents; ils sont suivis d'un réel repentir. Dès ce temps, il s'intéresse beaucoup aux récits tirés de l'Évangile et surtout à la place qu'y tient la Vierge Marie. Il prend plaisir à réciter des Je vous salue, Marie.

Au printemps de 1870, la famille Bellanger s'établit à Moulle. En septembre 1871, Georges entre au collège ecclésiastique Saint-Bertin de Saint-Omer. La séparation d'avec les siens lui est un dur sacrifice, mais il s'habitue vite au régime du pensionnat et sa plus grande joie est d'aller prier à la chapelle. En classe, il montre de la bonne volonté et beaucoup de sérieux, mais manque d'imagination et plus encore de mémoire. Le 1er juin 1873, il fait sa première Communion et, le 18 juillet suivant, reçoit le sacrement de la Confirmation. Pendant les vacances qui suivent, une de ses cousines remarque le changement de son caractère devenu raisonnable, docile, humble et prévenant. Au collège, sa conduite lui a valu d'être admis dans la congrégation de la Sainte Vierge, et l'année suivante, il reçoit la charge enviée de sacristain. En 1876, c'est un adolescent de quinze ans en pleine santé. Il éprouve cependant quelques peines intérieures. Ses examens de conscience, qu'on pourrait croire faciles après les journées réglées du pensionnat, lui sont un supplice. Ses confessions sont anxieuses. Heureusement, avec l'aide de son confesseur, il sort de cet état pénible.

Mais d'autres souffrances l'attendent. Au retour d'une promenade, il traîne la jambe. Bientôt celle-ci devient extrêmement douloureuse. Le médecin diagnostique une coxalgie (tuberculose de la hanche). Avec le temps, l'abcès caractéristique de cette maladie se déclare. Les ponctions pour le vider sont particulièrement douloureuses. Georges redoute surtout qu'on le change de position, mais dès qu'il tient son chapelet entre les mains, il se sent mieux. Le 30 mai 1876, deux médecins avouent à Madame Bellanger que la fin est proche. Dans un ardent élan de foi, celle-ci s'écrie: «Sainte Vierge, guérissez notre petit Georges, seulement s'il doit devenir un saint prêtre!» Le 31, Georges se sent complètement guéri. Néanmoins, il restera boiteux sa vie durant.

 

Trop austère

 

En octobre 1876, Georges retourne au collège Saint-Bertin. Son regard est empreint d'une certaine tristesse, mais la souffrance l'a fait mûrir. À l'automne de 1879, il entre au grand séminaire d'Arras. Son directeur lui fait remarquer sa mine trop austère. «Comment, lui dit-il, comprenez-vous donc le conseil de saint Paul, homme sérieux pourtant s'il en fut jamais: Réjouissez-vous dans le Seigneur, toujours. Je vous le dis, je vous le répète, réjouissez-vous... mais sans perdre la modestie? (cf. Ph 4, 4-5)». Georges saisit la leçon et écrit dans ses notes intimes: «Ne pas m'imaginer que pour être animé d'un zèle véritable, il faille toujours parler des choses de Dieu. Souvent, il faut prendre part gaiement à des conversations indifférentes, se taire d'autres fois et attendre le moment favorable pour dire quelques mots d'édification».

Malgré ses efforts de convivialité, Georges reste marqué par une certaine tristesse. De fortes migraines l'assaillent souvent, mais, sans se décourager, il cherche sa force dans l'adoration eucharistique et la proximité de Marie. À l'approche du jour de son ordination au sous-diaconat, il est à nouveau envahi de tentations. Son directeur use de toute son influence pour lui rendre la paix. Le 15 juillet 1883, l'abbé Bellanger reçoit le sous-diaconat, et à Noël, il est ordonné diacre. Trop jeune pour être ordonné prêtre en 1884, Georges est nommé professeur au petit séminaire d'Arras. Le 12 juillet 1885, il reçoit avec beaucoup de ferveur l'ordination sacerdotale, puis reprend ses fonctions de professeur. Invité à collaborer au cercle militaire, l'abbé Bellanger gagne rapidement les sympathies et les confiances. Beaucoup de jeunes militaires viennent de provinces éloignées et se sentent seuls et abandonnés; les plaisirs dangereux sont pour eux une tentation permanente. Avec l'abbé, ils se sentent en famille et les soirées passées au cercle les réconfortent. L'apostolat du jeune prêtre se résume en deux mots: un coeur pour aimer les soldats, surtout les plus délaissés, et la dévotion mariale. Il donne la première place aux moyens surnaturels, convaincu que le besoin le plus grand des soldats est celui de Dieu. Il ne néglige toutefois pas les saines distractions, payant même de sa personne en jouant du piano. Dès le début de son oeuvre, il fait réciter le chapelet et donne la place d'honneur à Marie. Plus tard, il placera dans le vestibule du cercle militaire une image de Notre-Dame du Bon Conseil avec un prie-Dieu et un écriteau invitant le visiteur à saluer d'un Je vous salue, Marie la «maîtresse de la maison». Lui-même s'est fait admettre dans le Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. Il se consacrera à Marie sous la forme préconisée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

Cependant, les hommes dont il s'occupe ne sont pas toujours dociles. Il connaît avec eux des heures amères, mais persévère contre vents et marées. «Nous avons essayé d'abord de conduire les soldats à la Très Sainte Vierge, écrira-t-il; nous leur avons mis en main un chapelet, ils l'ont récité, et Marie s'est empressée de les mener à son divin Fils en son Eucharistie». Il témoignera encore: «Chez nous, à l'oeuvre, nous avons presque tous les soirs de ces braves soldats qui vont dire le chapelet à genoux. J'en ai surpris plusieurs le disant les bras en croix... Mais ce qu'ils font presque tous, c'est de s'entretenir pour ainsi dire avec Elle pendant les longues heures de garde de jour et de nuit». L'abbé aménage une chapelle au cercle militaire et suscite chez ses soldats l'amour de l'adoration eucharistique et de la sainte Messe: «Assistons à la Messe très fidèlement, leur dit-il. C'est de beaucoup le plus grand acte de la semaine». Et il rapporte avec douleur cette remarque d'un jeune officier: «Ce qui me navre, ce qui est pour moi une énigme, c'est de voir avec quelle facilité des soldats chrétiens se passent du Saint-Sacrifice du dimanche».

 

«Sine dominico non possumus»

 

Telle n'était pas l'attitude des premiers Chrétiens: en l'an 304, l'empereur Dioclétien leur interdit, sous peine de mort, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie. À Abitène, petite localité de la Tunisie actuelle, 49 d'entre eux furent surpris un dimanche tandis qu'ils célébraient l'Eucharistie. Au proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre de l'empereur, l'un d'eux, Éméritus, répondit: «Sine dominico non possumus», ce qui signifie: sans l'assemblée du dimanche, où nous célébrons l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre. À cause de leur fidélité à la Messe dominicale, ils furent condamnés à mort. «C'est une expérience à laquelle nous devons réfléchir nous aussi, Chrétiens du XXIe siècle, disait le Pape Benoît XVI le 25 mai 2005« Nous avons besoin de ce pain (l'Eucharistie) pour affronter les fatigues et les lassitudes du voyage. Le dimanche, Jour du Seigneur, est l'occasion propice pour puiser la force en Lui, qui est le Seigneur de la vie. Le précepte de la fête n'est donc pas simplement un devoir imposé de l'extérieur. Participer à la célébration dominicale et se nourrir du Pain eucharistique est un besoin pour le Chrétien qui peut ainsi trouver l'énergie nécessaire pour le chemin à parcourir».

La relation de l'homme avec Dieu a besoin d'un temps explicite de prière. Le dimanche, qui commémore la Résurrection du Seigneur est, par excellence, le jour de la prière. Ce jour-là, on célèbre le sacrifice de la Messe, qui rend présent le mystère pascal. Ce mystère constitue la pleine révélation de celui de la création, le sommet de l'histoire du salut et l'anticipation de la vie éternelle.

À son sacrifice, le Christ unit celui de l'Église. Dans l'Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son Corps: la vie des fidèles, leur louange, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à sa totale offrande; ils acquièrent ainsi une valeur nouvelle.

Pour que la présence du Ressuscité au milieu des siens soit annoncée et vécue comme il convient, il ne suffit pas que les disciples du Christ prient individuellement... En effet, ceux qui ont reçu la grâce du baptême n'ont pas été sauvés seulement à titre individuel, mais comme membres du Corps mystique. Il est donc important qu'ils se réunissent pour exprimer pleinement l'identité même de l'Église.

 

Sanctification, joie, détente

 

En mémoire du repos de Dieu après la création: Au septième jour, Il chôma, après tout l'ouvrage qu'Il avait fait (Gn 2, 2), les Chrétiens font du dimanche un jour chômé; ils s'abstiennent des travaux et des affaires incompatibles avec la sanctification du jour du Seigneur, avec la joie qui lui est propre et avec la détente nécessaire. Le dimanche donne également aux fidèles l'occasion de consacrer du temps aux oeuvres de miséricorde, de charité et d'apostolat.

Dans la Lettre Dies Domini (Le jour du Seigneur) du 31 mai 1998, le Pape Jean-Paul II a souligné la richesse spirituelle et pastorale du dimanche:

«

Elle est en quelque sorte une synthèse de la vie chrétienne et une condition pour bien la vivre. On comprend donc pourquoi l'observance du jour du Seigneur tient particulièrement à coeur à l'Église, et pourquoi elle reste une véritable obligation dans le cadre de la discipline ecclésiale. Cette observance, avant même d'être un précepte, doit cependant être ressentie comme un besoin inscrit au plus profond de l'existence chrétienne. Il est d'une importance capitale que tout fidèle soit convaincu qu'il ne peut vivre sa foi dans la pleine participation à la vie de la communauté chrétienne sans prendre part régulièrement à l'assemblée eucharistique dominicale».

Le zèle pastoral de l'abbé Bellanger s'exerce aussi dans le ministère du sacrement de Pénitence. Un jour, un jeune aumônier militaire lui demande: «Comment décider les soldats à se confesser? – Voilà: vous avez lu dans l'Évangile l'épisode de la rencontre de Notre-Seigneur avec la Samaritaine: Jésus s'intéresse à cette femme, lui parle de sa vie, de ce qu'elle a fait; et c'est précisément ce qui la touche et ouvre son coeur... Eh bien, avec vos soldats, faites comme le Maître. Parlez-leur de leur famille, de leurs petites affaires, puis bien vite de leur âme, probablement malade. Vous aurez bientôt trouvé la porte du coeur». L'abbé Bellanger écrira: «Que le prêtre se rappelle que sans la Très Sainte Vierge il ne peut rien... Qu'il mette donc la Très Sainte Vierge dans ses papiers, par la médaille miraculeuse ou le scapulaire remis au pénitent avant la confession, par l'Ave Maria qu'il récitera avec son pénitent au moment de commencer les aveux». Lorsqu'il le peut, l'abbé visite les soldats malades à l'hôpital d'Arras. Il leur rend de nombreux services mais surtout prend soin de leurs âmes, les aidant, le cas échéant, à bien mourir.

Le 8 mars 1891, l'abbé Bellanger procède à la bénédiction d'une nouvelle chapelle, plus grande que la précédente, bâtie sur un terrain privé. Sa joie est immense. Mais à cette époque le gouvernement français s'en prend aux oeuvres catholiques et, le 23 avril, l'autorité militaire locale reçoit de Paris l'ordre de fermer cette chapelle. Le coup est très dur pour le prêtre qui attendait tant de grâces en ce lieu. Il ne perd cependant pas sa sérénité et conduit ses soldats dans les sanctuaires d'Arras. Un ami met à son service le salon de sa maison où sont organisées des nuits de prières. De plus, l'abbé aménage un petit oratoire près de son bureau. Les soldats aiment venir y passer des heures d'adoration.

 

Un noviciat éprouvant

 

L'abbé Bellanger pense à la vie religieuse. Il voudrait voir s'établir un groupement de prêtres qui, sous le patronage de la Sainte Vierge, unissant la contemplation à l'action, s'occuperaient spécialement des jeunes gens, des soldats, des pauvres, des abandonnés. Il cherche une oeuvre s'approchant de son idéal et découvre la Congrégation des Religieux de Saint-Vincent de Paul, fondée en 1845 par le serviteur de Dieu Jean-Léon Le Prévost († 1874). Ces Religieux desservent des patronages de jeunes ouvriers et d'enfants du peuple, et s'occupent de diverses actions caritatives en vue de rechristianiser la société et de donner une réponse chrétienne aux graves problèmes sociaux. Au début de février 1894, l'abbé Bellanger rend visite au Supérieur général. Deux ans plus tard, à la suite d'innombrables Je vous salue, Marie récités à son intention par les Clarisses d'Arras, il obtient enfin la permission de son évêque d'entrer chez les Religieux de Saint-Vincent de Paul, à condition qu'il puisse continuer son apostolat à Arras. Le 4 mai, il entre donc au noviciat de Paris. De caractère entier et indépendant, habitué à organiser lui-même sa vie en toutes choses, il lui faut maintenant se soumettre au contrôle permanent du Maître des Novices. Malgré sa bonne volonté, l'effort et la lutte se lisent parfois sur son visage.

Le 2 juillet 1898, l'abbé Bellanger prononce ses premiers voeux religieux, dans la paix et la joie. Il poursuit son apostolat à Arras et lance un pressant appel à tous les couvents de France, suscite la prière des enfants, des séminaristes de tout le pays et des prêtres auxquels il demande aussi la célébration de Messes, en faveur des soldats. Au cours de l'année 1899, il écrit: «Nos soldats auront encore cette année des milliers de Messes et des centaines de milliers de Rosaires dans tous les séminaires ou maisons religieuses d'éducation de France... Que Notre-Dame du Bon Conseil est bonne de m'avoir donné le moyen de faire prier toute la France sans avoir à quitter ma chaise!» Devant son ardeur apostolique, et malgré ses infirmités, ses Supérieurs l'autorisent à prêcher des sermons, des retraites et des neuvaines dans le diocèse d'Arras.

Sa grande dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil se manifeste par l'oeuvre d'art qu'il fait réaliser pour mettre en valeur le tableau de cette Vierge dans la chapelle de l'oeuvre militaire. La Madone y est considérée comme Reine, gardienne et Mère. La joie de l'aumônier est immense lorsque Rome autorise les Frères de Saint-Vincent de Paul à réciter l'office et célébrer la Messe de Notre-Dame du Bon Conseil, le jour de sa fête, 26 avril. C'est à la Très Sainte Vierge qu'il s'est donné tout entier afin que, par elle, l'hommage de tout son être et de toutes ses actions soit agréé de Jésus. C'est à Marie qu'il recourt à chaque instant, faisant de ses journées, par la récitation habituelle du saint Rosaire, une louange et une prière mariales presque ininterrompues. C'est encore sur elle qu'il compte pour assurer le triomphe de Jésus dans les âmes. Prêcher Marie pour gagner les âmes à Jésus, c'est sa grâce.

Une bonne partie de l'année 1899 se passe dans la souffrance de la maladie. Le Père Bellanger est obligé d'interrompre son activité apostolique pour se reposer et le médecin demande qu'il soit déchargé de l'oeuvre militaire. Le 25 mars 1900, il est nommé Maître des Novices, à Paris. Cette nomination l'affecte très douloureusement car il aurait préféré retrouver ses soldats; il accepte toutefois de l'assumer. Son premier acte est de remettre sa charge entre les mains de la Très Sainte Vierge. Sa méthode consiste surtout à donner l'exemple. Il dévoile à ses novices ce qui fait le fond de sa vie: la gloire de Dieu. Dieu «nous a créés d'abord pour le connaître et le servir, explique-t-il; notre salut ne doit être que la conséquence du règne et de la gloire de Dieu. Notre bonheur n'est inscrit que sur le verso du livre de vie; la gloire de Dieu en occupe le recto».

 

Un long regard d'amour

 

En 1901, la loi sur les Congrégations est votée par le gouvernement anticlérical de la France. Les Frères de Saint-Vincent de Paul décident de s'exiler plutôt que de solliciter l'autorisation d'exister qu'exige cette nouvelle loi, et qui leur sera probablement refusée. Au début d'octobre, le Père Bellanger et ses novices trouvent refuge à Tournai, en Belgique. Le Père passe par des épreuves spirituelles profondes: une terrible aridité envahit son âme. En outre, sa santé s'altère de nouveau. Il est atteint de phtisie (tuberculose pulmonaire). Le 12 avril 1902, le médecin conseille vivement de le reconduire dans sa famille pour qu'il se repose. Le Père comprend que ce départ est définitif. Son âme est dans une grande souffrance: «Je me laisse faire sans gaieté, avec tristesse, fait-il écrire à un ami. Ma pauvre âme ne mérite pas autre chose». La dernière semaine de juillet, le mal fait de nouveaux progrès. Immobile sur son lit, il tient d'une main son crucifix et, de l'autre, un petit tableau de Notre-Dame du Bon Conseil sur laquelle il fixe de temps en temps un long regard de détresse, d'abandon et d'amour. Le 16 août, au son de l'Angélus du soir, il rend son âme à Dieu. «Je fais le sacrifice de ma vie, avait-il dit à sa soeur, pour le bien de ma chère Congrégation... pour le noviciat... Je ne demande qu'une chose à mes novices: qu'ils n'oublient pas leur chapelet!... Fais graver sur ma petite croix de bois ces seuls mots: «Ave Maria»».

Que Notre-Dame du Bon Conseil nous obtienne la grâce de suivre les exemples du vénérable Georges Bellanger dans son zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes!

Dom Antoine Marie osb, abbé
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Pierre de Porcaro

  Prêtre du diocèse de Versailles, né le 10 août 1904, à Dinan, Côtes-d’Armor (France) et tué le 12 mars 1945, à Dachau, Bavière (Allemagne)
   

"Toute ta journée, offre la toute d'un coeur joyeux avec le maximum d'amour"
 

Pierre est né dans une vielle famille bretonne de tradition militaire mais il préfère entrer dans les ordres

 Il fut ordonné à Versailles en 1929 et fit son professorat d’histoire au petit séminaire aujourd'hui et depuis 1969, le Collège Notre Dame du Grandchamps. Après son ordination, Il y a été  professeur auprès des séminaristes.

A son entrée au Séminaire, il se consacra à la Vierge Marie pour laquelle, il eut toute sa vie une immense dévotion

 Il devint vicaire à Saint germain en laye en 1935. Il organisa beaucoup d'activités pour occuper les jeunes pendant la Guerre. Il aimait beaucoup jouer au Foot avec les enfants et les jeunes .En Novembre 1942, il fonda une chorale pour les jeunes

 
Le 16 avril 1943, encore vicaire à Saint Germain en Laye, son évêque Mgr Rolland-Gosselin, lui demande de devenir  aumônier clandestin des travailleurs français en Allemagne (Service du Travail Obligatoire plus connu sous les initiales STO), il accepte pour être plus prêt de ses frères dans la foi. Il sait que c'est très dangereux et qu'il risque sa vie car les nazis cherchent à supprimer le Christianisme de "L'Europe nouvelle" qu'ils veulent mettre en place. C'est pourquoi, les nazis arrêtent les scouts et les prêtres clandestins et les déportent dans des camps de concentration. " Je veux aider le Christ à porter sa croix .Mon départ n'a pas d'autres signification." dit-il.

Il travaille comme ouvrier dans une fabrique de cartons de Dresde. Et la nuit, il poursuit son apostolat (formation de séminariste le dimanche après midi, lecture de la bible auprès des ouvriers, formation théologique, il organisait des récollections et anime quinze cercle d'études ). L'abbé de Porcaro a un tel rayonnement qu'il se sait menacé et surveillé par la gestapo et la police Allemande. Le nazisme manifestait ainsi sa haine de Dieu.

Un grave accident l'oblige à revenir à Saint Germain en Laye le 10 décembre 1943.

Le 24 janvier 1944, il décide de repartir sachant les risques qui l'attendaient 

Sur une dénonciation écrite d'un Français, il est arrêté le 11 septembre 1944 comme prêtre catholique exerçant sa mission auprès des ouvriers du STO. Arrêté, il est longuement interrogé par la gestapo puis envoyé à Neuengam puis à Dachau le 14 janvier 1944 où il retrouve plusieurs centaines de prêtres catholique

Vers le 20 février, il commence à ressentir les premiers symptôme du typhus. 

Il meurt le 12 mars 1945 "pour le Christ et pour la France" après avoir sans cesse remonté le moral de ses camarades déportés

 

 Il fait l'objet de la Cause de Béatification collective des "Martyrs de l´Apostolat"
comme l´a été Marcel Callo ...

Sain Thomas d'Aquin

                                                                            

Thomas d'Aquin est né à la fin de l'année 1224 en Italie, dans une famille nombreuse: il avait 5 ou 6 frères et soeurs. Il vivait à l'époque où saint Louis était roi de France.

Il a été à l'école dans un monastère au Mont Cassin, près de Rome, et ensuite, de l'âge de 15 ans à 20 ans, il a étudié les Arts à Naples, dans le sud de L'Italie.

A 20 ans, il choisit de devenir moine dans l'ordre de Saint Dominique, les Dominicains, qui sont des frères prêcheurs, c'est à dire qui étudient et enseignent la Parole de Dieu, ils sont instituteurs, professeurs dans les écoles et les universités. Thomas a choisi lui-même cet ordre, et là, il a été guidé par l'Esprit Saint qui lui a donné ses dons, surtout l'intelligence et la science qui rendent capable et d'enseigner.

Sa famille n'est pas d'accord avec son choix et voudrait le voir accéder à une dignité plus importante comme Supérieur d'un monastère ou évêque. Il refuse d'abandonner les Dominicains. Ses frères vont jusqu'à l'enlever et le retenir enfermé dans sa chambre pendant deux ans pour le mettre à l'épreuve et le convaincre de renoncer à devenir moine chez les Dominicains.

Thomas trouve le secours de Dieu et de l'Esprit Saint pour résister aux épreuves et à sa famille qui finit par le laisser rejoindre son ordre. Je vous demande maintenant quel est le don que l'Esprit Saint a envoyé à Thomas pour résister pendant 2 ans enfermé dans sa chambre?

Thomas a vécu très longtemps à Paris, d'abord comme étudiant puis plus tard comme professeur de théologie, c'est à dire l'enseignement et l'apprentissage de Dieu, l'étude de la Parole de Dieu, de la Bible.

Quand il avait votre âge, à l'école, dans le monastère où il était, il posait déjà beaucoup de questions aux moines, même des questions difficiles. Un jour, il leur demanda: " qu'est ce que Dieu ?" Il ne demandait pas "Qui est Dieu ?" mais "Qu'est ce que Dieu ?" Toute sa vie, il cherchera à répondre à ces questions, il écrira, il enseignera, il expliquera Dieu et il fera avec son intelligence, son raisonnement autant qu'avec sa foi, ses prières et son amour de Dieu.

D'autre grands Saints, comme Saint Vincent de Paul, se souciait de la pauvreté et de la misère matérielle des hommes qui n'ont rien à manger ni maison pour dormir.

Saint Thomas était préoccupé de la pauvreté de l'Esprit de son prochain qu'il veut secourir et aider, comme Jésus Christ nous l'a dit : "l'homme n'a pas seulement besoin de pain, mais aussi de la Parole de Dieu"

Saint Thomas veut aider les hommes à comprendre la Parole de Dieu, et particulièrement ceux qui ne la connaissent pas bien encore, les jeunes, les débutants, pas seulement les autres professeurs, les théologiens, les moines, les prêtres, les évêques.

Il a beaucoup travaillé, beaucoup écrit de livres, beaucoup enseigné. Pour lui, l'étude était plus importante que tout le reste. Il a même refusé de devenir évêque, alors que le Pape le lui demandait. Un jour, il était invité à dîner avec le Roi Saint Louis et sa cour. Pendant tout le repas, il ne parla pas, ne répondit pas aux questions, resta muet, ce qui est très impoli. Au dessert, il s'écria, en tapant sur la table: " j'ai trouvé!!!!!!!!!". Il avait trouvé la réponse à une question à laquelle il réfléchissait sans se préoccuper du Roi et de ceux qui l'entouraient. Il demanda alors de quoi écrire immédiatement pour ne pas oublier ce qu'il avait trouvé.

Dans son travail, l'Esprit Saint lui a apporté le don du conseil, nombreux sont ceux qui faisaient appel à lui pour répondre à des questions difficiles sur la foi, la religion, Dieu; il donnait son avis, son conseil, à ceux qui le lui demandaient, y compris les Rois, les Papes et les évêques de son temps.

La vie de Saint Thomas doit vous montrer qu'aimer Dieu, aimer Jésus, c'est aussi chercher à mieux comprendre la Vérité que Dieu nous enseigne, c'est à dire pour vous, les enfants , aujourd'hui, bien apprendre pour bien former votre intelligence et votre esprit, travailler et quand vous serez grand , lire et relire la Parole de Dieu et ainsi utiliser votre intelligence pour être toujours plus proche de Dieu.

Saint Antoine-Marie Claret (France et Cuba)

 Antoine-Marie Claret (1807-1870)

www.notredamedesvictoires.com

      Né en 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antoine-Marie Claret apprend d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. Ses dons intellectuels facilitent son orientation vers le séminaire et le sacerdoce.

 

        Après un essai en chartreuse et chez les Jésuites, il exerce son ministère en région rurale, et là, constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lance dans les missions populaires et dans l'apostolat par la presse dont il est l'un des pionniers. Il crée pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires de Cœur Immaculé de Marie, ou Clarétins.

 

        Sa réussite exceptionnelle lui vaut d'être remarqué par Pie IX qui le fait ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba. Au delà de l'océan, il poursuit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à un attentat sanglant.

 

        Puis il est rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Là il montre comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique, jointe à cette « dévotion à la mère de Dieu » qui est dans cette vie si riche en contraste, « la douce lumière illuminant tout » (Pie XII).

 

        Banni par la Révolution de 1868, il vient finir ses jours à l'abbaye cistercienne de Fontfroide dans l'Aude, où il meurt le 24 octobre 1870.

Saint Benoit Labre


Benoit Joseph Labre est un modèle de pauvre tout attaché à Dieu.

On l'aurait pris pour un clochard, ses vêtements étaient usés et sales

Benoit-Joseph est né à Arras e, 1748. Assez travailleur, son oncle prêtre lui apprend le latin car il veut devenir moine

A 17 ans, il entre chez les Chartreux puis les Trappistes. A chaque fois, il tombe malade ou il est refusé: "Dieu vous attend ailleurs

Benoit Joseph Labre prend alors son bâton de pèlerin. Il part pour l'Italie, puis l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne, l'Italie puis Rome, dans les églises qu'il visite, il prie longuement. Il ne s'arrête jamais sauf quad il est trop fatigué

Pour ressembler davantage à Jésus, il ne veut rien posséder. Si quelqu'un lui donne du pain ou des fruits: il dit "Loué soient Jésus et Marie" et remercie

Il ne demande jamais rien, il attend tout de Dieu et refuse même une pièce quand elle lui semble trop importante. Un jour, on le roue de coups parce qu'il vient de donner à un pauvre la pièce qu'il a tout juste reçue. Il est content: il devient comme Jésus pendant sa passion.

Il donne souvent son repas aux pauvres qu'il croise.

C'est ainsi qu'il vit jusqu'à sa mort

Il trouve normal d'être pauvre et ne s'en plaît jamais, mais il regrette du fond du coeur de ne pas aimer Dieu suffisamment.

Cela le fait même pleurer

Il passe de longues heures devant le tabernacle et prie en silence

A Rome, tout le monde le connait , et le jour de sa mort, le 16 Avril 1783, les enfants de la ville courent en criant : " le saint est mort, le saint est mort"

C'était sa vocation de ressembler à Jésus pauvre. Celui qui a une âme de pauvre est détachés des richesses. Cela ne veut pas dire qu'il jette tout ce qu'il a. Cela veut dire que qu'importe ce qu'il a, le principal est d'aimer Dieu en toutes choses

 

 

(Missions Théresiennes : Les Béatitudes")

Saint Charles de Foucault

Saint Charles de Foucault   

Charles est né Le 15 Septembre 1858 à Strasbourg, il est orphelin de père et de mère à l'âge de 6ans

Après des études à Paris, il rentre à l'école de Saint Cyr

A 20 ans, il est sous -lieutenant à Saumur. Puis envoyé en Afrique.

Après une jeunesse orageuse, il aspire à trouver Dieu: "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse"

Il a 28 ans quand il se convertit. " Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui." C'est au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte que se précise sa vocation : l'imitation de la vie cachée de Jésus à Nazareth.

Il fait un essai de vie à Trappe, à Notre Dame des Neiges dans l'Ardèche puis en Syrie à Akbés;

Désireux d'être à la dernière place, il demande à remplir un emploi de domestique chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem

Ordonné prêtre à Paris le 9juin 1901, il retourne en Afrique dans le sud Algérien, puis à Tamanrasset à partir de 1905

Dans cet ermitage, dans le dessert du Hoggar, au milieu des Touareg, il incarne son idéal de vie cachée, faisant de la prière au long des jours et des nuits son occupation permanente, avec l'accueil de tous.

Frère universel, il souhaite des disciples, mais il mourra seul, assassiné le 1er décembre 1916

Et voici que des hommes et des femmes se lèvent à sa suite, se consacrant au Seigneur pour rendre le Christ présent dans les milieux déchristianisés

 

Saint Curé d'Ars

Jean Marie est né en 1786 d'une famille d'agriculteur

près de Lyon à Dardilly

Très jeune, il désire être prêtre.

A 20 ans, il acquiert avec bien des difficultés les bases pour entrer au Séminaire de Lyon, mais il s'en voit rejeté comme "debilissimus"

Il réussira pourtant à être ordonné prêtre à l'âge de 30ans

D'abord vicaire à Ecully, il est ensuite nommé curé d'Ars, petite paroisse d'environ 200 habitants et peu pratiquants.

C'est là qu'il reste pendant plus de 41 ans, joignant un zèle inlassable à une très grande austérité de vie.

On le trouvait très souvent en prière à genoux devant le Saint Sacrement.

Peu à peu, ses paroissiens changent à son contact et on vient de partout pour se confesser à lui, écouter son enseignement, le consulter.

 Il aurait souhaité être dans la solitude de la Trappe pour y" pleurer sa pauvre vie" et se préparer à la mort.

Très défiant de lui-même, il avait une conviction profonde de sa misère. Il meurt le 4aout 1859 à 73 ans. Il est le Patron des prêtres du monde entier

Le Saint Curé d'Ars disait: "oh! Que le prêtre est quelque chose de grand! S'il comprenait, il mourrait" !

"Si je rencontrais un prêtre et un ange, je saluerais le prêtre avant de saluer l'ange"

"Toutes les bonnes oeuvres réunies n'équivalent pas au sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les oeuves des hommes et la Sainte Messe est l'oeuvre de Dieu"

"Lorsque nous sommes en route et que nous apercevons un clocher, cette vue doit faire battre notre coeur comme la vue du toit où demeure son bien-aimé fait battre le coeur de l'épouse"

Saint François d'Assise

 

Saint François d'Assise

Les Franciscains Séculiers de l'Immaculée

 

proposent aux enfants une vidéo sur la vie de Saint François d'Assise  : www.youtube.com/watch

Saint François a rappelé que la paix est un don de Dieu, nous nous efforcerons d'en témoigner auprès des hommes et des femmes de notre temps.

Il faut laisser Dieu purifier notre coeur de toute forme d'orgueil, de méchanceté, de violence et l'emplir de son Esprit, source de Paix.

Saint Hilaire

 Saint Hilaire de Poitiers 

315  - 367

Né d'une famille païenne noble, doué de tous les dons de l'esprit, c'est un jeune homme cultivé et de bonne volonté cherchant la vérité dans l'étude des philosophes.

Il découvre le livre de Moïse et l'évangile de Saint Jean, et c'est l'éblouissement.

Il se convertit et approfondit l'étude de sa foi.

A la mort de l' évêque Maxence, vers 350, le peuple de Poitiers le choisit pour évêque.

Dés lors, il se consacre à lutter contre l'hérésie arienne condamnée en 325 par le concile de Nicée.

Arius, prêtre d'Alexandrie dont l'évêque était Saint Athanase, niait la divinité du Christ, qui n'était pour lui que la première et la plus parfaite des créatures. Dés lors, plus de  Trinité, plus d'Immaculée Conception, plus d'Incarnation, plus de Rédemption.

L'empereur Constance et l'évêque d'Arles, Saturnin soutiennent l'hérésie qui se répand dans la Gaule et dans l'Eglise. En 355, Saint Hilaire prend la tête de la résistance. Il est exilé en Turquie. Là, il écrit son traité "de la Trinité

Saint Hilaire meurt en 367

Il a passé sa vie à défendre l'Eglise, Mère et Maîtresse de Vérité.

Comme un enfant protège sa mère quand il la voit attaquée, ainsi Saint Hilaire a protégée l'Eglise

Saint Laurent

Saint Laurent

 

Saint Laurent était Diacre à Rome lorsque la persécution de l'église a commencé

Il travaillait avec le pape Sixte II.

Il aidait les pauvres à se nourrir et prenait soin d'elles

Un jour, le pape fut capturé par le gouvernement de Rome et condamné à mort pour sa foi.

Le mauvais gouverneur Romain pensa que l'église pouvait cacher un grand trésor, il ordonna donc à Laurent de le lui apporter

Laurent lui demanda de lui accorder 3 jours afin de tout  collecter

Trois jours plus tard, Laurent vint chez le gouverneur avec une foule de personnes, tous des pauvres, affamés, malades et souffrant. Laurent dit: "Voilà, Monsieur, le grand trésor de l'église!

Le gouverneur Romain était furieux. Il ordonna que Laurent soit grillé au-dessus du feu, jusqu'à ce qu'il meure

Mais Dieu donna à Laurent tellement de joie et de force, qu'il sentit à peine la chaleur. Il pria "Seigneur, faites que ce sacrifice convertisse Rome au Christianisme, afin que votre amour puisse se répandre dans tout le monde"!

Après avoir fait quelques plaisanteries: "vous pouvez me tourner maintenant, je suis à point de ce côté"! et "C'est assez cuit maintenant!"

Saint Laurent  partit rejoindre le pape Sixte et Jésus au ciel.

Jésus, aide-moi à aimer tous les membres de ma famille chaque jour afin que je puisse apporter de l'amour à ta famille l'église

Saint Louis, Roi de France

Saint Louis, Roi de France

Louis IX est né le 25 avril 1215 .Il est le fils du roi Louis VIII et de la Reine Blanche de Castille

La Reine Blanche l'éleva d'une façon très sainte.

Louis aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. Il n'a pas douze ans lorsque son père meurt, et il lui faudra batailler contre les grands vassaux pour imposer son pouvoir.

Louis apprend dès lors que la première chose, c'est d'être prêt à faire face à tout: s'assurer sur Dieu et ne jamais craindre l'homme.

Mais dès le début de son règne , les Français sont avec lui; Tant qu'il put, il choisit de faire la paix, et il fut l'homme qui  travailla le plus pour elle.

Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ.

Il se fit aimer par son grand amour de la justice. On le verra souvent sous le chêne de Vincennes, laissant approcher tous ceux qui lui demandaient de leur faire droit.

Il est le roi: pasteur du peuple et père. De même que le père a un pouvoir sanctificateur à exercer dans la famille, lui, le roi, en a un à exercer dans le royaume. Le suzerain se doit de former les coeurs de ses gens. Il s'attacha surtout à former ses propres enfants. Le soir, il se les faisait amener dans sa chambre, et il leur enseignait à réciter le petit office de Notre Dame.

Il les accoutumait à la pénitence (le vendredi, il ne supportait pas de leur voir un ornement sur la tête, parce qu'en ce jour Notre Seigneur a été couronné d'épines)

Le roi Saint Louis eut cinq garçons et cinq filles et les aimaient énormément, comme il aima sa femme, la Reine Marguerite de Provence

Chaque jour, il entendait deux messes. A minuit, il se réveillait pour les matines et commençait sa journée par l'office de Prime. Il portait ordinairement un cilice de crin sous sa belle robe fleurdelisée, et quand il le quittait, il donnait quarante écus d'aumône. Le vendredi, il jeûnait, se donnait la disipline avec de petites chaînes de fer et servait les pauvres de ses propres mains.

Mais sa piété, ne l'empêcha jamais de donner la plus grande partie de son temps aux affaires du Royaume.

A la suite d'une maladie, il fit voeu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins

Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les chrétiens.

Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la Sainte Couronne d'épines et de l'important morceau de la vraie Croix que lui avait offertes Baudoin II, empereur de Constantinople.

Il portait sans cesse la Croix, pour marquer que son voeu restait à accomplir.

Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui même. Les bras en Croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur la Croix.

Il avait 55 ans.

La veille de sa mort, on l'entendait répéter: "Nous irons à Jérusalem"

C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu des adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois

 

Saint Michel

 

Saint Michel est le chef des armées célestes, composées des saints anges qui sont très nombreux et qui défendent les droits de Dieu contre satan.

Beaucoup de ces anges sont nos anges gardiens. Les anges sont des esprits comme le sont nos âmes et n'ont pas de corps.

Nous connaissons les noms de 3 d'entre eux: saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël

Les artistes les représentent tantôt avec de longues tunique, tantôt avec de belles armures, mais toujours revêtues avec des ailes pour symboliser leur rapidité à obéir aux ordres de Dieu.

Saint Michel n'est donc pas, comme les autres saints, né et mort à des dates connues et en un lieu de la terre. On ne peut pas raconter sa vie puisqu'il est dans le ciel.

Par contre, on parle de Saint Michel:

  • dans l'ancien testament: où il aide Daniel en marchant devant le peuple d'Israël dont il est le protecteur pour combattre le roi de Perse
  • dans l'apocalypse de saint Jean : saint Michel et ses anges livrent un grand combat face aux démons.. saint Michel lutta longuement contre un dragon effrayant de couleur rouge et composé de 7 têtes . Les démons furent vaincus et chassés du ciel. Une voix retentit alors dans les cieux et dit: "Malheur à vous, la terre et la mer, car Satan est descendu chez vous, frémissant de colère"

dans la vie de saint Jeanne d'Arc qui affirma avoir vu Saint Michel et les anges.

Saint Michel veille sur l'église et la défend contre les attaques de satan

Il a demandé à Saint Auber que l'on fasse construire un lieu de prières portant son nom: Abbaye du Mont  Saint Michel

Saint Michel, dans le combat, défendez-nous contre la malice du Démon,

Soyez notre secours que Dieu lui commande
Et vous, Prince de la Milice Céleste par la vertu divine, 

Repoussez en Enfer satan et les autres esprits mauvais  qui errent dans le monde pour perdre les âmes

                       

Saint Nicolas

               Saint Nicolas                      

Il est fêté le 6 décembre. En grec il veut dire "Celui qui appartient à un peuple victorieux"

Nicolas fut évêque au 4ème siècle à Myre en Turquie

Il est très honoré par les Chrétiens d'Orient

Il est le patron des enfants car il en a sauvé trois de la Mort

Saint Nicolas de Turquie

Saint Nicolas est le patron des écoliers et protecteur des petits enfants

 

Il est le patron de la Lorraine et de la Russie. 

Saint Nicolas est fêté tous les 6 décembre, surtout dans l'est de la France et dans le nord ainsi que dans de nombreux pays d'Europe. 

La légende du Père Noel  a été crée à partir de Saint Nicolas. C'est en quelque sorte l'ancêtre du Père Noël

Saint Nicolas de Myrte est né à Patara en Asie Mineure entre 250 et 270 après J-C.  

Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myrte en Asie Mineure. 
C'est l'un des saints les plus connu en Gréce et dans l'Eglise Latine. 
Il fût Evêque de Myre au 4ème siècle. 

Ses reliques furent volées au moyen-âge par les italiens de Bari, soi-disant pour les protéger des musulmans.

 Durant sa vie, il accomplit de nombreux miracles : ( Raconté par l'école de Kuntzig)

  Apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles, Nicolas jette de l'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sècher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois jeunes filles.

 Il ressuscite aussi trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher.

C'est la légende la plus connue des petits enfants lorrains ! Saint Nicolas est fêté principalement dans l'est de la France (Lorraine et Alsace), le nord, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Hollande, l'Autriche et les Pays Bas.

À la Saint Nicolas, la tradition veut que les enfants qui furent sages durant toute l'année reçoivent du pain d'épice. Et que ceux qui n'auront pas fait figure d'enfants sages reçoivent des coups de martinet par le père fouettard.

Le Père Fouettard, qui accompagne Saint Nicolas, serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.

La ville de Saint-Nicolas de Port en Lorraine abrite une relique du Saint depuis 1090 : sa phalange "dextre bénissante".

 Il sauve également de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myrte.

 Pour découvrir d'autres légendes : le site fait par les enfants de l'école de Kuntzig

 source image:http://www.seek-blog.com

Saint Paul

Saint Paul

 

Il s'appelait Saul.

Il fut au début l'un de sa vie l'un des plus grands ennemis de l'église .Il ne croyait pas du tout en Jésus et tentait par tous les moyens de persécuter les premiers chrétiens

Il a même gardé les vêtements de Saint Etienne qui fut tué à coup de pierre à cause de sa foi

. Saint Etienne était un des premiers martyrs de Paul.

Jésus dit un jour sur le chemin de Damas: "Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Va dans la ville et là on te dira ce que tu dois faire"

Paul se convertit et devint un grand apôtre, annonçant la Bonne Nouvelle avec beaucoup d'enthousiasme et de courage

Sa grande persévérance et sa force ont aidé beaucoup de communautés chrétiennes à se former

Saint Paul a écrit 13 lettres que nous pouvons lire dans la bible

 

 

 

 
 L'Histoire de Saint Paul raconté aussi par le Chapelet des Enfants de la Paroisse de Plabennec en cliquant sur :

http://chapenfants.chez-alice.fr/frame30.html

Saint Paul Chen L'enfant de Chine

 

 Paul CHEN (Chen Changpin) est né le 11 avril 1838 à Sintchen dans la province chinoise du Kouy-tcheou (Guizhou). Sa famille n’est pas chrétienne. Il est instruit grâce à la Sainte-Enfance et est admis au petit séminaire en 1853 où il est baptisé et confirmé le jour de Noël de cette même année. Il fait sa première communion en 1854. Doux et paisible de caractère, il travaille assidûment 

En 1857 son père lui demande de rentrer chez lui mais il refuse énergiquement car sa vocation est solide. 
En 1860 il entre au grand séminaire de Tsin-gay, c’est ici qu’il est arrêté et qu’il est décapité le 29 juillet 1861 avec un autre séminariste Joseph Tchang, un chrétien Jean-Baptiste Lô et Marthe Wang, la cuisinière du séminaire. Le séminaire est détruit par les soldats.

Ces quatre martyrs sont déclarés vénérables en 1879 puis béatifiés le 2 mai 1909 par le pape Pie X. Aujourd’hui canonisés, les 120 martyrs de Chine sont fêtés le 9 juillet.

 

Paul Chen (1838 - 1861) est l'un des enfants scolarisés par l'Oeuvre de la Sainte-Enfance, aujourd'hui appelée Enfance Missionnaire.

Il aime la prière, les jeux, les chants, et a appris l'Évangile par coeur.

Il reçoit le baptême et décide de devenir missionnaire comme le père Louis Faurie, son maître de catéchisme.

Il est admis au Séminaire, apprend le métier de menuisier, étudie avec passion le latin et la théologie et rêve de devenir prêtre. La persécution contre les catholiques brise son rêve le 29 juillet 1861. Paul est exécuté avec d'autres catholiques, il n'a que 23 ans. Paul Chen est le premier enfant chinois à devenir séminariste, martyr  et saint. Il est béatifié en 1909. Ses reliques sont amenées à Paris et déposées en la cathédrale Notre-Dame en 1920. Il est canonisé par le pape Jean-Paul II en 2000.

 

Source: http://www.notredamedeparis.fr/Saint-Paul-TCHEN  et http://www.mission.catholique.fr/enfants-jeunes

Saint Romain

Saint Romain

Il est fêté le 28 février. En Latin Romanus signifie "Habitant de Rome"

Romain naît en l'an 400.

A  35 ans, il part dans le Jura où il passe ses journée à prier et travailler la terre

Il passe ses journées à prier et à travailler la terre.

Il est rejoint par son Frére Lupicin et d'autres hommes avec lesquels il fonde deux monastères.

 

Saint Vincent de Paul

                                

"Le serviteur des pauvres "est né en 1595 dans une famille de laboureur des Landes, de 6 enfants

Vincent était un enfant coléreux mais généreux.

Il entre jeune dans un collège de séminariste, par décision de ces parents

A 14 ans, il entre dans un collége dans lequel les enfants sont souvent nobles ou bourgeois .Il a honte de sa famille de paysans

Un jour, on vient le chercher: "Vincent, un paysan qui se dit être ton père, te demande"

Vincent, humilié répond: "cela doit être une erreur, renvoyez-le !"Vincent regrette  d'avoir renié son père et veut courir après lui. Trop tard!

Alors Vincent se promet de ne plus recommencer

Jeune prêtre, Vincent monte sur un navire marchand. Mais celui-ci est capturé par des prêtres turcs, qui le vendent à un maître qui n'aime pas les chrétiens. Il prie. L'Esprit Saint l'utilise pour convertir un ancien chrétien qui a renié le Christ.

Après de multiples aventures et après avoir connu la misère, il se retrouve aumônier à la cour de la Reine Margot.

Il côtoie de grands seigneurs et de grands prélats. Il aurait pu devenir un prêtre riche. Mais il rencontre Monseigneur de Bérule qui l'envoie  comme curé de la paroisse pauvre de Clichy. Cela le rend heureux.

Mais Dieu a un autre projet pour Vincent: Mgr de Bérule l'envoie comme précepteur des enfants de M de Gandi, responsable des galères .Famille très riche et pratiquantes. Mais Vincent aurait préféré servir les pauvres.

Il devient curé d'une petite paroisse prés de Lyon, dans un église abandonnée par ses fidèles et même ses prêtres.

1618 : année terrible: guerre en Europe, famine, misère.

Vincent fonde des "Confrérie de la charité" il s'agit d'organiser la charité avec des volontaires.

Il revient voir le comte de Gondi et lui demande de visiter les galériens. Il menace le comte s'il ne change pas l'injustice imposée aux galériens. Le comte l'écoute et le nomme aumônier des galères. Le travail devient énorme.

La comtesse de Gondi finance les confréries de Vincent qui firent tant de biens à tant de gens, tant de conversions.

Vincent rencontre Saint François de Sales à Genève, dont il envie la douceur et l'humilité.

A Paris, la confrérie de la charité recruta dans toute la noblesse de France, mais un après un élan de charité, elles envoyèrent leurs servantes à leur place. Il rencontre Sainte Louise de Mariallac et Marguerite Nasau, premières" filles de la charité" soigner les plus malades, les plus souffrants.

Vincent leur dit : " votre cloître, c'est la rue

                                votre clôture, l'obéissance,

                                vos grilles, la Crainte du Seigneur

                                 votre voile, l'humilité

Vincent n'hésite pas à aller voir la Reine à Paris pour se plaindre de la misère et lui fait dire qu'elle a trop de bijoux

Un jour, il trouve un enfant abandonné: il crée l'hospice des enfants trouvés"

De Louis XIII, Vincent dira qu'il est mort très chrétien.

Vincent meurt à 80 ans

Arrivé au ciel, Jésus a pu lui dire : "Viens à Moi, béni de mon Père car j'étais nu et tu m'as habillé, j'avais faim et tu m'as donné à manger, j'étais en prison et tu m'as visité" !

Saint Yves

Saint Yves est un breton. Il est né dans une famille chrétienne. Un jour, il demande à sa maman comment il peut lui faire plaisir. "Vivez de telle sorte, mon fils que vous deveniez un saint" lui répond-elle avec douceur. Il apprend donc ses leçons le mieux possible. Comme il est capable et veut apprendre sérieusement le droit, il part à Paris. Là les étudiants ne sont pas toujours sérieux; Yves prie beaucoup. Il veut ressembler à Jésus et devenir un saint

Après avoir réussi ses examens de droits, il revient en Bretagne. Il est ordonné prêtre

Il rend la justice à Rennes. Tout le monde vient le voir pour régler ses affaires. Yves accepte de recevoir les pauvres et les riches car il veut toujours que les querelleurs se réconcilient. Il sait que deux personnes unies sont agréables à Dieu et que deux personnes qui se disputent ne peuvent pas penser à Dieu pendant la bagarre. Il rend donc la justice le plus vite possible pour que Dieu soit à nouveau aimé

La prière est son secret

Un jour, deux hommes viennent le voir pour une dispute d'argent. "Attendez moi ici dans la cathédrale jusqu'à ce que je revienne; je vais dire la messe du Saint ESPRIT et je prierai Dieu qu'il m'accorde le pouvoir de ramener l'union entre vous. A mesure que la messe avance, les deux querelleurs sentent leur coeur se transformer. Quand Yves revient, la colère a disparu et Yves peut rendre un bon jugement qui réconcilie les deux hommes.

Comme il est prêtre, Yves a une paroisse prés de Tréguier, sa ville natale, jusqu'à sa mort en 1303.

Il s'occupe beaucoup des pauvres, il est bon avec ses paroissiens car son seul souci est de faire aimer Jésus

Saint Yves a été un affamé et un assoiffé de justice pendant toute sa vie. C'est pourquoi c'est le patron des avocats

 

Missions Thérésiennes: les Béatitudes

 

Sainte Philomène

 

Sainte Philomène :  

 

Le tombeau de cette vierge et martyre, inconnue jusqu'aux premières années du siècle dernier, fut providentiellement découvert aux catacombes, l'an 1802. Dieu a rendu célèbre par tant de miracles la découverte du corps de sainte Philomène que le culte de cette jeune Sainte s'est répandu dans tout l'univers avec une rapidité si merveilleuse; elle a reçu et reçoit de toutes parts des hommages si exceptionnels, qu'elle mérite d'être placée au premier rang parmi les vierges et martyres que vénère l'Église.

Le saint curé d'Ars l'appelait sa chère petite Sainte et faisait des merveilles par son invocation.

D'après les études fort sérieuses des savants, sainte Philomène aurait été une enfant du peuple, immolée au Ier siècle pour Jésus-Christ, à l'âge de douze ou treize ans. L'examen de ses ossements a permis d'apprécier son âge; la fiole de sang desséché trouvée dans sa tombe indique clairement son martyre; les instruments de supplice peints sur la plaque de terre cuite qui fermait le tombeau, les flèches, l'ancre, la torche, nous montrent quels genres de tortures elle a souffert; l'inscription: La paix soit avec toi, Philomène, nous fait connaître son nom vénéré.

Sainte Philomène a été appelée la Thaumaturge du XIXe siècle. Aucun Saint peut-être, dans ce siècle, n'a opéré tant de prodiges. On l'invoque dans tous les besoins; mais elle semble s'être déclarée surtout l'amie et la protectrice des petits enfants. De tous les miracles qu'elle a faits, le plus grand est l'explosion de confiance et d'amour qu'elle a excitée en toute l'Église.

Châsse de Sainte Philomène dans l'Eglise de Eggewaartskapelle en Belgique

 www.sainte-philomene.info/belgique.htm

Sainte Catherine Labouré

 

Les Soeurs de Fille de la Charité, Soeur Clara, qui animent l’équipe de la «rue du Bac» offrent aux enfants cette BD sur Saint Catherine Labouré

Née à Fain-les-Moutiers le 2 mai 1806, Catherine entre chez les Filles de la Charité en 1830. Quelques mois plus tard, elle reçoit les apparitions de la Sainte Vierge dans la chapelle de la rue du Bac. Elle passe ensuite 46 ans au service des vieillards et des pauvres à Reuilly, où l’on peut se recueillir devant son cœur, à la chapelle.

Cliquez sur l'image pour ouvrir la BD:

 

Sainte Emilie

Sainte Emilie

Elle est fêtée le 19 septembre. Ce prénom vient d'une famille Romaine

  Sainte Émilie de Rodat est née le 6 septembre 1787 au château de  Druelle  à Villefranche de Rouergue au XVIII ème siècle dans le sud de la France

Elle ouvre, dans sa chambre, une classe pour 40 pauvres. Puis elle fonde les soeurs de la Sainte Famille, pour éduquer les enfants

Sainte Estelle, Patronne de la Jeunesse Chrétienne

 Eustelle de Saintes ou Estelle de Saintes

Estelle est née et à vécu à Saintes

Elle est une sainte catholique et orthodoxe qui subit le martyre au IIIe siècle.

Elle est fêtée le 11 mai (Occident) et le 30 avril (avec saint Eutrope, Église orthodoxe).

Son père était un Romain de haute naissance et légat de la ville de Saintes.

Sa mère descendait d'une antique famille de druides.

Ayant entendu les enseignements de Saint Eutrope, premier évêque de la région, elle se fit baptiser et alla vivre auprès de lui comme disciple.

Refusant d'obéir à son père qui lui demandait de renier sa foi, son père la fit mettre à mort dans les arènes de Saintes.

Son corps fut enseveli dans le tombeau même de saint Eutrope, dont son père avait fait trancher la tête à la hache.

Son nom était à l'origine Eustelle, elle fut pendant longtemps la patronne de la jeunesse chrétienne.

 Estelle veut dire étoile .

 

 Source de l'image: http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com/2009/07/acathiste-la-sainte-martyre-estelle-de.html

 

Sainte Geneviève

Sainte Geneviève, Patronne de Paris                       

 

Geneviève nait dans le petit bourg de Nanterre, en 422

Un jour, sur le passage de Saint Germain, Geneviève fut remarqué par l'évêque qui appela ses parents et leur s dit:" Vous avez raison de bénir le jour qui vous donna une telle fille, les anges se sont réjouit à sa naissance, ses vertus la rendront précieuse aux yeux de Dieu, et elle accomplira si parfaitement la résolution qu'elle a déjà prise de le servir, que les hommes les plus parfaits se la proposeront un jour comme modèle."

Géneviève demande alors à Saint Germain, de la bénir afin de consacrer son voeu de virginité. Ce moment marque pour ell , le début d'une existance consacrée à Dieu.

Elle a 11ans, sa joie est de courir prier à l'église. Sa mère, l'ayant frappé durement parce qu'elle institait pour venir avec elle à la messe, devient aveugle. Sa maman resta dans cet état pendant 21 mois. Puis se rappelant les paroles de Saint Germain demande à sa fille une cruche d'eau. Sa mère se lava trois fois les yeux et recouvre ainsi la vue. Les parents de Geneviève comprennent enfin que Dieu a choisi leur fille et qu'ils ne doivent pas s'interposer.

C'est donc vers 435 que Geneviève reçoit le voile, symbole de la virginité, des mains de Saint Felix, évêque de Chartres. Ses parents étant morts, elle vient habiter Paris, où sa vie ne tarde pas à devenir un exemple. Elle ne mange que deux fois par semaines, le Dimanche et le jeudi.

Elle est bientôt élevée à la charge de directrice et intendante des jeunes filles faisant voeu de virginité. Elle s'en acquitte avec amour et dignité.

Mais un jour, Attila, Roi des Huns, s'avance sur Paris. Les habitants songent à quitter Paris malgré les efforts de Geneviève pour les retenir. Quelques femmes l'écoutent et viennent, nuit et jour, prier dans une église pour écarter ce fléau.

Dieu veillant sur Sainte Geneviève et Attila laissa Paris.

Sainte Jeanne Jugan

Sainte Jeanne Jugan

 

Jeanne naît à la fin du 19 ème siècle en face du Mont Saint Michel. Son papa meurt en mer quand elle a 4 ans.

Elle grandit en gardant des vaches, en tricotant, en disant son chapelet. Plus tard, elle devient employée de cuisine et elle est demandée en mariage. Mais elle refuse car elle sent que Dieu l'appelle à un autre destin.

Elle part à Saint Servain où elle travaille dans un hôpital ; Là elle découvre la pauvreté et la vieillesse et peu à peu elle se rapproche de la vie religieuse en se consacrant aux plus pauvres et aux personnes âgées.

Elle tombe malade, mais à 43 ans, elle se remet à travailler et achète une première maison " La Mansarde" pour accueillir les personnes âgées dont personne ne veut plus s'occuper.

Beaucoup de monde afflue, et elle fait donc appel à la providence pour subvenir aux besoins de tous.

Dés lors, elle ne cesse de quêter de maison en maison et sans relâche elle récolte de l'argent: elle devient la première petite soeur des pauvres.

Elle devient de plus en plus connue, elle reçoit un prix.

En 1851, elle a déjà crée 15 maisons.

Elle meurt à l'âge de 83 ans après avoir enseigné pendant 27 ans à ses novices la manière d'aimer les personnes âgées dans la bonne humeur et dans les petites attentions quotidiennes.

"Soyez une belle rose de Charité!

N'oubliez jamais que le pauvre, c'est Notre Seigneur. 

Lorsque vous serez près des pauvres, donnez-vous à plein coeur.

Lorsque vous serez en maison, soyez bonnes avec les vieillards, surtout à l'égard des infirmes..Aimez-les bien!

Regardez le pauvre avec compassion, et Jésus vous regardera avec bonté.

Il faut toujours être de bonne humeur, nos vieillards n'aiment pas les figures tristes. 

Frappez, frappez à la porte du ciel pour les âmes. "



Jeanne Jugan

Sainte Louise de Marillac

Sainte Monique

 

 

Monique naît en332 dans une jolie ville de l'Afrique du Nord de l'empire Romain.

Ses parents sont très chrétiens. Monique est une enfant pieuse, vive, sachant ce qu'elle veut.

Très jeune, ses parents la marient à Patricius qui est païen ; Patricius est un homme bon . Il respecte la religion de son épouse.

Cependant il a de violente colère.

Monique continue de rester patiente et silencieuse

Son amour pour Dieu est tellement grand qu'elle supporte tout

Elle a eu trois enfants qui sont sa joie

Augustin est très intelligent. Il a une grande soif d'apprendre. Monique et Patricius fondent de grands espoirs sur son avenir. Mais ses amis, étudiants comme lui, commencent à l'éloigner de Dieu. Monique souffre. Elle est troublée et apprend avec tristesse que son fils n'est plus chrétien . Dans son désarroi, elle va demander conseil à l'évêque saint Ambroise.

Saint Ambroise lui dit: "votre fils est instruit et intelligent; lui même en étudiant, en lisant, ne tardera pas à découvrir ses erreurs et son impiété. Priez Madame, priez,  il est impossible qu'un enfant de tant de larmes soit perdu".

Cette douleur va continuer pendant quinze ans. Monique ne cesse pas un instant ses supplications.

Elle reste une mère attentive, ne songeant qu'à la conversion de son fils. Après bien des années, Augustin se laisse toucher pas l'amour de Dieu et redevient un vrai chrétien.

"Ô mon Dieu, si vous ne m'avez pas abandonné, c'est parce que ma mère pleurait alors jour et nuit et qu'elle versait pour moi, en sacrifice, tout le sang de son coeur"

"Maintenant, dit Monique, je peux mourir puisque tu es sauvé"

Il y a aujourd'hui des mères qui pleurent parce que leurs enfants n'aiment plus Jésus. Demande à Sainte Monique qui est au ciel de changer le coeur de leurs enfants et de donner à ces mères la force de prier toujours

 

 

Les missions théresiennes: "les Béatitudes"

 

Sainte Salsa

Sainte Salsa

Salsa a vécu en Algérie à Tipasa

Par M-D Poinsenet

Extrait du livre les sept voiles de mon bateau, éd. DDB

 

A Tipasa, en Afrique du Nord, sur le territoire de l’Algérie actuelle, les habitants, adoraient autrefois, un énorme dragon qu’ils pre­nnaient pour un dieu. Ils avaient fait de ce dragon une statue horrible et magnifique, avec de l’or, de l’argent, et même des diamants qui figuraient ses yeux. Et, pour lui, ils avaient bâti, en haut de la falaise, sur le bord de la mer, un temple d’une grande richesse.

Chaque année, au mois de mai, les gens de Tipasa faisaient en son honneur une fête extraordinaire, avec des danses, des proces­sions, et toutes sortes de réjouissances où l’on mangeait beaucoup, où l’on buvait encore davantage.

Ces fêtes, la petite Salsa les avait en horreur. C’est qu’elle était chrétienne ! Aussi, de voir qu’on adorait une idole ridicule au lieu d’adorer Dieu qui est notre Père, cela lui causait un immense chagrin.

Salsa n’était pas bien grande : elle avait tout juste quatorze ans, mais elle aimait trop le bon Dieu pour ne pas essayer, quand même, de faire quelque chose.

Un des soirs de la fête du dieu-dragon, elle se glisse donc, fur­tivement, vers le temple au bord de la falaise.

Tous les gardiens, qui se sont enivrés, sont étendus dehors et dorment profondément. C’est une chance pour Salsa. Personne ne la verra.

Vite, elle entre dans le temple, tourne autour de l’idole, cherche à voir si elle est fixée ou non sur son piédestal, et bientôt s’aperçoit que la statue est faite en deux morceaux : la tête est sim­plement vissée sur le corps. Voilà qui va faciliter son travail ! Doucement, pour ne pas faire de bruit, elle fait tourner la tête : hop ! hop ! hop ! Au bout d’un moment, l’horrible figure est dévissée. Une grande fenêtre, tout près, va permettre à l’enfant de la jeter dans la mer. Plouf ! la tête a disparu.

Et personne ne s’est réveillé.

Mais Salsa n’est pas tout à fait satisfaite. Il reste le corps. Et il est bien trop lourd pour qu’elle puisse le pousser dehors toute seule. A moins qu’elle ne trouve une grosse barre de fer qui lui servira de levier.

Dans la nuit, tout à fait venue, maintenant, Salsa s’est glissée à nouveau dans le temple. D’un geste sûr, poussant sous la statue la barre solide qu’elle a su trouver, l’enfant fait basculer par la fenêtre le corps monstrueux de l’idole. Il rebondit à grand fracas sur les rochers de la falaise, et dégringole à son tour dans la mer.

Mais cette fois, le bruit a donné l’éveil. Les gardes sont là, debout, près de Salsa, qui ne peut plus leur échapper. Ils vont la tuer, c’est sûr. Ça ne fait rien ! L’idole n’existe plus : alors, Salsa veut bien mourir.

 

La petite Salsa a été jetée à son tour du haut de la falaise. Un miracle a permis que l’on retrouvât, trois jours après, son corps intact, sous un bateau qui arrivait de Gaule. L’Église l’appelle à présent SAINTE SALSA et attire de nombreux pèlerinages encore aujourd'hui

 

C’est le don de Piété qui a conduit Salsa jusqu’à l’héroïsme du martyre. C’est le don de Piété qui lui a fait comprendre qu’on ne peut adorer que Dieu, parce que lui seul est infiniment parfait, parce que lui seul a créé de rien le Ciel et la terre.

Sainte Thérese de l'Enfant Jésus

Thérèse Martin est née à Alençon en Normandie, d'un papa Horloger-bijoutier et sa maman etait dentellière

Thérèse Martin était la plus jeune de 4 soeurs : Marie, Pauline, Léonie,Céline. Quatre enfants étaient morts en bas âge avant elle.

Elle ne les a jamais connus.

Elle aura toujours une mauvaise santé mais ne se plaint jamais et reste gai et souriante. Elle est très heureuse avec sa famille. Elle est très gâtée par la grande affection de ses parents.

Mais un jour, sa maman tombe malade et meure. Thérèse n'a que 4ans et demi. Elle choisit sa soeur Pauline pour remplacer sa maman.

Une nouvelle vie commence pour Thérèse et le départ de sa maman vers le ciel la laisse désemparée : "L'hiver entre dans son âme."

Cependant son père décide de déménager la famille pour Lisieux où habitent ses cousins;

Dans cette grande et agréable maison chacun se répartit le travail.

La vie des Martin retrouve joie et sérénité. Son papa s'occupe beaucoup de Thérèse.

Cependant, une nouvelle épreuve pour Thérèse: sa soeur Pauline va quitter la maison et entrer au Carmel. La séparation est au dessus des forces de Thérèse.

Quelques mois aprés,Thérèse tombe malade .Toute la famille est inquiète. Près du lit de Thérese , on place une statue de la Sainte Vierge qui accueille les prières de chacun. "Tout à coup, la Sainte Vierge me parut belle, si belle que je n'avais jamais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffables, mais ce qui me pénétra jusqu'au fond de l'âme, ce fut le ravissant sourire de la Sainte Vierge" Alors...deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c'était des larmes d'une joie sans mélange...Ah ! Pensais-je, la Sainte Vierge m'a souri, que je suis heureuse...mais jamais je ne le dirais à personne, car alors mon bonheur disparaitrait."

Thérèse était guérie!

C'est Marie qui remplaça Pauline.

Thérèse a maintenant quinze ans et elle est de plus en plus animée d'un désir de charité. Elle prie beaucoup pour sauver les pêcheurs. Ses rêves se précisent et désir ardemment entrer à la suite de ses soeurs au Carmel.

Elle en parle à son père qui se contenta de lui dire qu'elle était trop jeune.

Thérèse va donc à Rome rencontrer le Saint Père qui lui répond : "Vous entrerez si le Bon Dieu le veut ".

Enfin l'évêque de Bayeux donne son accord. Thérese a Quinze ans. Elle prend l'habit le 10 janvier 1889.

Mais Thérèse retombe malade et le 30 septembre 1897 à 24 ans Thérèse meurt.

Sa vie fut courte mais c'est une vie qui porte encore beaucoup de fruits.

Le 17 juillet, un mois avant sa mort, elle écrivait" Je sens que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le Bon Dieu comme je l'aime de donner ma petite voix aux âmes. Si le Bon Dieu exauce mes désirs, mon Ciel se passera à faire du bien sur la terre jusqu'à la fin du monde. Oui, je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre"

Thérèse ne propose pas de grande chose : elle nous apprend à faire tout, toutes les petites choses avec et par amour.

Voilà la petite voie de Sainte Thérèse

 

 Sainte Thérèse est proclamé Sainte le 17 Mai 1925 devant 60000 personnes

Elle est nommée patronne de tous les missionnaires et Patronne avec Sainte Jeanne d'Arc de La France

Sainte Véronique

SAINTE VERONIQUE

Signifie : Vraie Icône
4 février 1821              

                                                                            

Sainte Véronique est la femme compatissante et courage qui, bravant les soldats, avance jusqu'à Jésus et de son voile essuie son visage ensanglanté, sur le chemin du calvaire à Jérusalem.

Reconnaissant, le Sauveur laisse l'emprinte de son visage sur le tissus. Par son geste Véronique a contribué au développement du culte de la sainte Face. Le voile qui porte encore gravée l'image de la Sainte Face de Jésus est à Rome, dans la basilique du Vatican. Il est enfermé dans trois cadres d'argent et protégé par un cristal et un voile.

Plus tard, lors de la dispersion des apôtres, Véronique serait allée évangéliser l'Aquitaine. Ses reliques sont vénérées dans la Basilique Notre Dame de la Fin des Terres à Soulac jusqu'au 19 ème siècle, puis dans l'église saint Seurin à Bordeaux. En Normandie Veronique est honorée sous le nom de sainte VENISSE

 Sainte Véronique, donnez nous le courage d'essuyer le visage de nos Frères qui souffrent.

 

Le nom de Véronique était Séraphia. Elle était fille d'un frère de Zacharie d'Hébron. Elle avait en outre des rapports de parenté avec le vieux Siméon et connaissait les fils de celui-ci, lesquels tenaient de leur père une inclination pour le Messie qui restait toujours un secret entre eux. Véronique n'était plus une enfant lorsque Jésus, à l'âge de douze ans, resta dans le temple à Jérusalem : toutefois elle n'était pas encore mariée. Les parents de l'enfant Jésus le cherchèrent pendant deux jours parmi leurs proches et leurs amis : il était resté à Jérusalem avec quatre jeunes gens plus âgés que lui, et quand il n'était pas au temple, il se tenait dans cette maison située devant la porte de Bethléhem, où Marie, avant la purification, avait passé avec lui un jour et deux nuits chez de vieilles gens. Je vis Véronique lui faire porter là à manger. Cette petite hôtellerie était une espèce de fondation : elle se trouvait à l'est de la montagne des Oliviers. Jésus et les disciples y trouvaient souvent un asile. Je vis que Jésus, lorsqu'il enseigna dans le temple pendant les jours qui précédèrent sa Passion, y fut souvent nourri en secret par Véronique : cette maison était habitée par d'autres personnes.

Le mari de Véronique s'appelait Sirach et descendait de la chaste Suzanne. Au commencement il était opposé aux chrétiens et enfermait souvent Véronique lorsqu'il s'apercevait des soins qu'elle se donnait pour leur venir en aide. Ils avaient trois enfants dont deux furent du nombre des disciples. Sirach fut converti par Joseph d'Arimathie.

Quant au saint suaire, j'ai vu que c'était un de ces linges comme on en portait autour du cou et comme on en avait souvent un second sur les épaules. Véronique en avait un sur les épaules lorsque Jésus passa portant sa croix. On présentait un de ces linges à quelqu'un pour lui témoigner sa sympathie, la part qu'on prenait à son affliction. Lorsque Véronique vit le Seigneur si défiguré et sa face ensanglantée, elle courut à lui en toute hâte et lui essuya je visage qui s'imprima sur un côté du linge avec les marques sanglantes des plaies qui couvraient son front et tout son visage. Véronique n'est jamais allée à Rome. Le suaire resta en la possession des saintes femmes ; lorsque Marthe et Madeleine furent bannies de la Palestine, il passa e litre les mains de la mère de Dieu, puis il fut porté à Rome par les apôtres. Pendant cette persécution qu'eurent a subir Lazare et ses soeurs, Véronique qui était une grande femme de belle apparence, eut aussi beaucoup à souffrir. Ils prirent la fuite, mais on se saisit d'eux, et Véronique mourut de faim en prison. Le Greco

D'apres   Anne Catherine Emmerich

Soeur Emmanuelle du Caire

 

 J'aurais pu mieux faire, j'aurais pu mieux faire.!   Mais j'ai fait ce que mon coeur et Dieu me dictaient.!

 

 Une jeune fille coquette: 

Soeur Emmanuelle est née à Bruxelles le 6 Novembre 1908.

A 6 ans, elle perd son père qui se noie sous ses yeux.

Jeune fille, elle est coquette, mais elle renonce aux plaisirs et devient religieuse, certaines que c'est en suivant le Christ qu'elle pourra changer le sort des enfants malheureux.

Son diplôme en sciences philosophiques et religieuses en poche, elle part en Turquie où elle enseigne jusqu'à 62 ans.

Tout au long de ses années, elle s'attache à faire comprendre à ses élèves, souvent riches, les difficultés des populations démunies.

"Dans ma jeunesse, je ne pensais qu'à m'amuser, danser, voir des films, aller au théâtre. C'était le monde des années vingt, qu'on a nommé les Années Folles. J'habitais Bruxelles, mais j'allais à Paris, où vivaient mes tantes. Pff...J'étais à Paris, je voulais aller à Bruxelles; j'étais à Bruxelles, je voulais aller à Paris. Ou encore Londres, où nous avions vécu pendant la guerre."

Une retraite hyperactive:

Une fois à la retraite, elle décide de vivre pour et avec les pauvres.

A 62 ans, elle a un "coup de foudre" pour l'Egypte et s'installe au Caire avec les chiffonniers d'un bidonville.

Pendant près de 20 ans, elle améliore leurs conditions de vie en créant dispensaires, maternités et écoles.

Elle reçoit la nationalité égyptienne. En 1980, elle crée l'Asmae-association, pour soutenir toute personne en difficulté, quelle que soient sa culture et sa religion. 

Asmae étend ses activités, entre autres, en Egypte, au Sénégal, au Liban, au Burkina Faso et au Soudan.

A la demande de ses supérieurs, elle rentre en France en 1993 et décide que son association doit y être également présente.

" Le soir de mon arrivée, j'ai posé mes affaires dans une cabane que m'avait donnée un chiffonnier et je me suis interrogée: que faire? Entendre ceux qui m'avaient parlé de ce bidonville auparavant, il n'était peuplé que de voleur, de tueurs, de brigands.

Bon, j'étais venue, et je n'allais pas reculer. D'autant que j'avais pris le Christ avec moi et prié.

Alors, je suis sortie pour aller jusqu'à la plus proche cabane. Dans ce coin, elles étaient très serrées les unes contre les autres.

Un homme était assis par terre, bien sûr, il n'y avait pas de chaises. Je lui ai tendu la main, en me penchant un peu vers lui, et je lui ai simplement demandé comment il allait.

Je m'étais un peu penchée pour qu'il comprenne que mon regard était amical. Il m'a aussitôt tendu la main, lui aussi. On s'est serré les mains et j'ai compris qu'il fallait m'asseoir prés de lui. Alors: "Veux tu un verre de thé? j'ai accepté avec joie. Le thé est arrivé, des voisins aussi. On a fait le cercle, tous assis par terre."

Un merveilleux rendez-vous avec Dieu:

Quand soeur Emmanuelle est morte, elle avait presque 100 ans. Pour elle, la mort était un "merveilleux rendez-vous" avec Dieu qu'elle aimait.

Elle disait se moquer de savoir si elle fêterait son centenaire car ce qui comptait pour elle, c'est que les gens continuent à faire des dons pour son association.

Souvent, elle s'écriait: Yalla! Ce mot arabe signifie "allez, va de l'avant! "

Toujours énergique et naturelle, elle affirmait son goût pour le ballon rond: " J'aime le foot, ça me prend les tripes. "

"Je sens maintenant ma barque s'éloigner peu à peu du rivage. Et je ne crains pas pour moi, je l'ai déjà dit. Mais pour la suite de cette action. L'Association, qui a été un peu de mon âme, a en charge 70 000 enfants dans le monde, dans les pays les plus pauvres. Si bien que, lorsqu'on me demande si je regrette de ne pas avoir eu d'enfants à moi, je réponds que j'en ai 70 000. "

 

" J'aurais pu mieux faire, j'aurais pu mieux faire.!

Mais j'ai fait ce que mon coeur et Dieu me dictaient.!

Soeur Faustine

Soeur Faustine est née en Pologne en 1905 dans une famille d'agriculteur.

Pauvre, elle a été peu à l'école mais vit dans une famille où Dieu a la première place.

A vingt ans, elle rentre chez les soeurs de Notre Dame de la Miséricorde.

Un jour Jésus lui apparait: "vêtu de blanc, la main levée comme pour bénir et l'autre main sur la poitrine. De son coeur sortent deux flots de rayons, l'un rouge, l'autre blanc. Jésus dit à soeur Faustine: "Peins une image pareille à ce modèle et écris:" Jésus, j'ai toute confiance en toi".

Je désire que cette image soit vénérée dans le monde entier.

La pauvre soeur Faustine ne comprend pas. Elle ne sait pas dessiner et à peur de ce que l'on va dire d'elle.

Trois ans plus tard, après beaucoup de difficultés et avec son Père spirituel, l'icône de Jésus miséricordieux est finie.

Pendant ce temps Elle fait ses voeux et dit à Dieu: " Fais de moi ce qu'il te plaira et je me livre à ton bon plaisir".

Le jeudi saint 1934, Jésus répond : "Je veux que tu te livres pour les pécheurs et plus particulièrement pour ceux qui ont perdu toute espérance en la miséricorde de Dieu".

Soeur Fausine, avec l'aide de son confesseur, promet à Jésus de tout accepter et de tout offrir pour les pécheurs : "Jésus, je veux ainsi payer pour les âmes qui manquent de confiance en ta bonté,...Jésus, je ne compte pas sur mes forces mais sur les tiennes".

Pour ressembler à Jésus et lui prouver son amour, soeur Faustine décide d'être "toujours et partout" miséricordieux à l'egard des autres.

"Nous ressemblons le plus à Dieu, lorsque nous pardonnons à nos prochains".

Jésus l'encourage: "Ma fille, aime ardemment ceux qui te font souffrir, fais du bien à ceux qui te font souffrir, fais du bien à ceux qui te haïssent. Si tu pries pour ceux qui te font souffrir et si tu veux du bien, tu sauras que tu les aimes"".

Un an avant sa mort, soeur Faustine entend Jésus lui dire: "Ma fille, donne moi ce qui est vraiment à toi, donne moi ta misère".

"Aussitôt, je me blottis sur le coeur de Jésus avec tant de confiance que même si j'avais sur la conscience tous les péchés des damnés, je ne douterais pas de la miséricorde de Dieu. Seigneur Jésus! Je sais que tu ne me rejetterais pas mais que tu me pardonnerais par ton prêtre"

Soeur Rosalie Rendu

" Il faut qu'une fille de la Charité soit comme une borne qui est au coin d'une rue et sur laquelle tous ceux qui passent puissent se reposer et déposer les fardeaux dont ils sont chargés" Rosalie.

Soeur Rosalie est née en 1786 à Confort dans le Jura.

Avec ses parents et ses trois petites soeurs, elle mène une vie modeste.

Mais pendant la Révolution de 1789, de nombreux prêtres fidèles à l'église refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé et doivent se cacher.

Nombre d'entre eux trouvèrent refuge dans la maison de famille des Rendu.

C'est dans ce contexte de foi et de persécution chrétienne que se forge le caractère de Soeur Rosalie.

En 1796, son père et une de ses soeurs décèdent.

La famille est bouleversée.

Quelques années plus tard, soeur Rosalie est envoyée chez les religieuse Ursulines, à Gex, pour étudier. Au cour d'une promenade, elle découvre un hôpital où travaille des filles de la Charité.

Elle n'a alors plus qu'un désir; les rejoindre.

En 1802, elle entre au noviciat à Paris. Mais après quelques mois, elle tombe malade. On l'envoie alors en convalescence à la maison des filles de la Charité du quartier Mouffetard. Elle y restera 54 ans, au service des pauvres, guerrière de la charité !

 Il faut imaginer le quartier Mouffetard à Paris en ce début du XIXéme siècle.

L'essor du libéralisme pousse de nombreux paysans à rejoindre les villes. A Paris, de 1802 à 1856, la population passe de 550 000 à près de 1 200 000 habitants! Et si l'on construit de nouveaux quartiers, les quartiers plus anciens comme celui de la rue Mouffetard sont totalement laissés à l'abandon.

Les pauvres s'y entassent, victimes de la misère et de son cortège de vices: vols, prostitution, alcoolisme...tout un univers qu'ont décrit Balzac et d'autres auteurs.

A ce sujet, Louis Mercier écrit: "C'est le quartier où habitait la populace la plus pauvre, la plus remuante et la plus indisciplinée. Une famille occupait une seule chambre, où les gravats étaient sans rideaux, où les ustensiles de cuisine roulaient avec les vases de nuit.

Les meubles en totalité ne valaient pas vingt écus, et tous les trois mois, les habitants changeaient de trou, parce qu'on les chassait, faute de payement de louer. Ce peuple était, dans ce faubourg, plus méchant, plus inflammable, plus querelleur et plus disposé à la mutinerie que dans les autres quartiers.

La police craignait de pousser à bout cette populace; on la ménageait  parce qu'elle était capable de se porter aux grands excès".

C'est donc là, en accompagnant les soeurs dans la visite des malades et des pauvres, que soeur Rosalie va faire ses armes. En 1807, soeur Rosalie fait ses voeux.

En 1815, lors de l'occupation étrangère de Paris, après la chute de Napoléon, elle est nommée Supérieur de la Maison de Bienfaisance, rue de l'Epée de Bois, dans le quartier de la rue Mouffetard.

Elle envoie ses soeurs vers les pauvres pour apporter des vivres, vêtements, des soins, une parole réconfortante.

Mais elle pressent qu'il faut donner aux personnes les moyens de subvenir à leurs propres besoins. Elle va donc lutter contre l'illettrisme.

Soeur Rosalie ouvre alors une école gratuite? Puis, un dispensaire, une crèche, un orphelinat, un patronage pour les filles, une maison pour les vieillards....Sans compter toutes les oeuvres qu'elle a soutenues, comme les Conférences de Saint Vincent de Paul initiées par Frédéric Ozanam et ses amis. Soeur Rosalie donne, donne et donne encore. "Aimez, si vous voulez qu'on vous aime, disait-elle ; Et si vous n'avez rien à donnez, donnez, donnez-vous vous même."

Des petites histoires racontées: " Un grand jour, comme on cherchait partout ses souliers pour les nettoyer, elle fut obligée d'avouer en rougissant qu'elle les avait données le matin même à une pauvre femme entrée chez elle pieds nus"

Très vite, Soeur Rosalie est en odeur de sainteté. Le tout Paris ne parle que d'elle et lui prête main forte.

De plus, les dons affluent car elle sait s'entourer d'aristocrates et de bourgeois en recherche de sanctification. "Il faut toujours avoir une main ouverte pour donner, afin de beaucoup recevoir" dit-elle.

En 1832 et en 1846, les épidémies de choléra frappent Paris de plein fouet.

Là encore, Soeur Rosalie fait preuve d'un remarquable courage. On l'a voit ramasser, elle même, les corps abandonnées dans la rue.

En 1852, Napoléon III la fait Chevalier de la Légion d'Honneur, distinction qu'elle reçoit que par obéissance. Armand de Melun précisa qu'elle ne la porta jamais et son humilité en souffrit telle muent que, pendant plusieurs jours, elle fut malade" Elle était péniblement affectée toutes les fois qu'on faisait la moindre allusion à cette faveur, qu'elle regardait comme une des plus grandes épreuves de sa vie

Le courage de soeur Rosalie est à toute épreuve. Durant les journée d'émeutes sanglantes de juillet 1830 et de février 1848, nous retrouvons notre "cornette blanche" sur les barricades, courant d'un camp à l'autre pour secourir les blessés.

Elle porte également secours à ceux qui manquent de se faire tuer. "Des émeutiers poursuivaient un officier de la Garde mobile pour le tuer. Dans sa course folle pour sauver sa vie, il se réfugia dans la maison des soeurs. Les poursuivants surexcités forcèrent l'entrée afin de récuper leur proie. Au milieu des soeurs affolées, la supérieur, Soeur Rosalie s'avança, s'interposa entre l'officier et ses ennemis, et, d'une voie forte: " On ne tue pas ici! Mais les assaillants ne voulurent rien entendre: "Laissez-nous le prendre, nous ne le tuerons pas ici mais dans la rue! " Prières, supplications ne virent pas à bout de leur résolution, de leur soif de meurtre. Alors, se jetant à genoux, Soeur Rosalie implora: " Voilà 50 ans que je vous ai consacré ma vie. Pour tout le bien que je vous ai fait, à vous, à vos femmes, à vos enfants, je vous demande la vie de cet homme!" .Et elle l'obtint.

La maison devint alors un refuge pour tous ceux qui étaient pourchassés ainsi qu'un hôpital d'urgence pour les blessés des deux camps"

Soeur Rosalie, de santé fragile, surmonte ses fièvres et ses fatigues. Mais l'absence de repos, l'âge, l'accumulation des tâches finissent par venir à bout de sa résistance physique et de sa volonté de fer. Dans les deux dernières années de sa vie, elle devient progressivement aveugle et meurt le 7 février 1856 des suites d'une courte maladie.

Paris la pleure, tous les journaux lui rendent hommage et prés de 50 000  personnes assistent à ses funérailles!

 

 

Source: Paris Notre Dame n° 1015

Dieu me connait par mon nom

 "Je t'ai appelé par ton nom, dit Dieu,

Tu comptes beaucoup à mes yeux,

Tu es précieux pour moi car je t'aime.

Je t'aime tant, tu as du prix à mes yeux.

Je t'ai gravé sur la paume de mes mains.

Ne crains pas car je suis avec toi le jour et la nuit, tout au long de ta vie."

Dieu me connait, Il m'aime, Il m'attend

 

 

 "Je t'ai appelé par ton nom,

Tu comptes beaucoup à mes yeux,

Tu es précieux pour moi car je t'aime.

Je t'aime tant, tu as du prix à mes yeux.

Je t'ai gravé sur la paume de mes mains.

Ne crains pas car je suis avec toi le jour, la nuit,

Tout au long de ta vie."

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Être Chrétien, c'est:

 Source: Fiches du Dimanche. Edition Fleurus Mane

C'est aller à la Messe

 C'est aller à la Messe

La Messe est la plus grande prière des chrétiens.

Pendant la messe, nous sommes réunis en famille autour de Dieu, notre Père.

Pendant la messe, nous écoutons la Parole de Dieu.

Nous rappelons la mort et la résurrection de Jésus.

Nous partageons le pain et le vin . 

Nous recevons le sacrement de l'Eucharistie.

On ne va pas à la messe parce que l'on est obligé!

On ne va pas à la messe comme on va au théâtre, en spectateur.

Si on va à la messe, c'est pour y participer de tout son coeur.

On va à la messe pour rencontrer Dieu.

Dieu nous invite à l'aimer.

On vient à la messe pour apprendre à vivre comme Jésus.

On vient à la messe car on n'est pas chrétien tout seul.

On a besoin de l'aide et de la prière des autres.

Et puis surtout, on va à la messe pour recevoir Jésus.

Sa présence en nous est une grande force.

C'est avoir confiance en Dieu

 C'est avoir confiance en Dieu

Avoir confiance en Dieu, c'est avoir croire en Lui.

Avoir confiance en Dieu, c'est l'aimer.

Quand on a vraiment confiance en quelqu'un, on peut tout lui dire.

On sait qu'il ne nous laissera pas seul.

On sait qu'Il est toujours là quand on est triste, qu'Il est toujours là pour partager une grande joie.

Avoir confiance en Dieu, c'est exactement la même chose.

C'est être certain que Jésus ne nous laissera pas tomber, quoi qu'il arrive dans notre vie.

Si nous croyons en Dieu nous n'avons plus avoir peur.

Il est là, il nous écoute, il ne nous décevra jamais.

Quand on a confiance en Dieu, on peut décider de le suivre, de marcher à ses côtés, de grandir dans son amour.

C'est avoir des goûts simples

 C'est avoir des goûts simples

Un jour Jésus se trouvait chez des amies, Marthe et Marie.

Et Marthe lui prépare un bon repas, elle "s'affairait dans la cuisine", nous dit l'évangliste

Jésus lui dit: "Marthe, tu t'inquiète pour me faire plaisir, mais une seule chose suffit"

Comme Jésus, un chrétien a des goûts simples.

Il ne refuse pas ce qui est beau. Mais, il n'est pas sans cesse à se dire tristement: "Je n'ai pas envie de ceci ou de cela"

Il n'a pas toujours envie d'avoir plus de choses pour lui.

Son esprit de pauvreté le pousse à chercher ce qui rend heureux plutôt que ce qui fait devenir riche.

Le chrétien bénéficie du progrès, mais il place sa joie dans le fait d'aimer et d'être aimé, non dans le fait d'avoir plus.

C'est avoir envie de faire connaître Jésus Christ

C'est avoir envie de faire connaître Jésus Christ

Pour avoir envie de faire connaître quelqu'un, il faut éprouver pour lui une grande admiration.

C'est notre attitude qui donnera aux autres envie de croire.

Il faut trouver les bonnes phrases au bon moment.

Mais qu'elle joie lorsque quelqu'un, grâce à vous découvre Jésus.

Quand on aime vraiment Jésus, on est heureux.

Cela se voit et ceux qui nous entourent peuvent vouloir, eux aussi, rencontrer Jésus qui nous donne tant de joie.

 

C'est avoir le désir de grandir

 C'est avoir le désir de grandir

En général, on présente l'ambition comme un mal.

Et c'est vrai que si être ambitieux, c'est monter sur les pieds des autres pour être plus haut, pour dominer on ne peut pas considérer cela comme une bonne chose!

Mais l'ambition peut être vue autrement: comme le désir de grandir, de ne pas se contenter du point où l'on est arrivé (en connaissances, en compétences).

Ne pas avoir cette ambition-là, ce serait non seulement être paresseux, mais ce serait décevoir Dieu!

Car Dieu nous veut grands, il nous appelle à grandir, comme le soleil "appelle" la plante.

Est-ce que les autres diminuent quand nous grandissons?

S'il en est ainsi dans notre esprit, si nous croyons cela, alors notre désir de grandir serait mauvais.

Mais si nous voulons nous développer pour mieux servir, alors nous sommes comme Jésus à notre âge, qui "grandissait devant Dieu et devant les hommes"

C'est chercher à être vrai

 C'est chercher à être vrai

"Que votre oui soit oui, que votre non soit non" disait Jésus.

C'est une formule très claire.

Elle nous demande de ne pas tricher, de ne pas dire des mots que nous ne pensons pas.

Il faut être vrai, limpide comme de l'eau de source.

C'est cela la transparence, cette clarté qu'on demande à des amis, parce que justement on ne veut pas être trahi!

Devenir transparent, c'est un effort de toute une vie.

C'est être pacifique et pacifiant

 C'est être pacifique et pacifiant

"La voix du bonheur, c'est être un artisan de paix" a dit Jésus

Cela suppose qu'on ne choisisse pas la violence à la première difficulté!

Vouloir régler les questions par la force, c'est à dire en faisant d'abord usage de sa force, ce n'est pas digne d'un homme.

Celui qui est pacifique ne se laisse pas injustement "marcher sur les pieds" mais cherche à faire valoir son droit sans violence.

Le chrétien est invité à être "artisan de la paix" c'est à dire à mettre la paix où elle n'existe pas.

En famille, à l'école, dans nos pays...partout !

C'est être un bon camarade, ne pas dire du mal

 C'est être un bon camarade, ne pas dire du mal

Dans un groupe, il arrive qu'un sème des disputes.

Par exemple, en racontant à l'un que l'autre a dit du mal de lui....

Être chrétien, c'est être bon camarade, avoir le souci de la fraternité dans le groupe.

Ne pas répéter le mal que quelqu'un a dit, inviter des camarades qui s'ignorent pour qu'ils fassent connaissance...

C'est ainsi que l'on favorise la bonne entente, et donc le bonheur de tous.

Il faudrait chercher les deux qualités principales de chacun de ceux qui nous entourent, au lieu de ne voir que son défaut majeur: voilà un bon exercice à faire, même par écrit!

C'est louer Dieu

 C'est louer Dieu

Louer Dieu, c'est le remercier pour tout ce qu'il y a de beau sur notre terre.

Il y en a des choses belles, dans ta vie: tes parents, tes frères et soeurs, tes amis, tes jeux, tes joies.

Et puis, te souviens-tu d'avoir été émerveillé par un beau paysage ? Un coucher de soleil sur la mer, une nuit d'été étoilée...

Ou par les merveilles de la création: un papillon, un torrent ou une fleur des champs.

Chaque jour, Dieu nous envoie des milliers de petites joies.

Essayons de les voir.

Ne fermons pas notre coeur.

Gardons toujours un coeur d'enfant qui sait s'émerveiller.

Les chrétiens n'oublient pas de remercier.

Ils chantent les merveilles de Dieu.

Ils tapent dans leurs mains.

Beaucoup de psaumes louent les merveilles du Seigneur: " Par tout ce qui vit et respire louange au Seigneur!

Alléluia!"

C'est savoir demander un service

 C'est savoir demander un service

"On a sa fierté"!

Et à cause de cela, on n'ose pas demander un service, un coup de main.

Pourquoi se croire capable de tout, tout seul ?

Pourquoi ne pas compter sur les autres?

Pourquoi même ne pas aider les autres à donner le meilleur d'eux même?

Réfléchis: lorsque quelqu'un te demande un service, si tu peux le lui rendre, n'y a-t-il pas une joie en toi?

On a eu besoin de toi, on a vu que tu étais capable

Dieu a voulu avoir besoin des hommes.

Il aurait pu se passer de nous.

Il aurait pu nous sauver sans rien attendre de nous.

Au contraire, il compte sur nous, il s'en remet à nous, il nous fait confiance!

C'est savoir pardonner et demander pardon

 C'est savoir pardonner et demander pardon

Dans la prière du "Notre Père", nous disons: "Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés".

Quand Jésus nous enseigne ces mots, il fait preuve d'humour!

Car si Dieu doit fixer son attitude sur la nôtre ( pardonner comme nous pardonnons) nous risquons de ne pas aimés beaucoup par lui!

Mais chacun comprend que Jésus nous demande de ne pas tenir compte des méchancetés dont nous sommes victimes.

Il dit encore: "C'est par la même mesure qui vous sert à mesurer les autres que vous serez mesurés vous même par mon Père des Cieux."

Un chrétien pardonne donc.

Mais il sait aussi demander pardon.

Car ce n'est pas toujours lui la victime, l'offensé.

Il est aussi parfois l'offenseur, celui qui blesse les autres.

Oser demander pardon, c'est un acte qui nous fait grandir.

C'est vouloir rendre d'autres heureux

 C'est vouloir rendre d'autres heureux

Nous avons tous envie d'être heureux.

On dit que nous sommes faits pour le bonheur.

Mais les chrétiens ne peuvent pas être heureux au milieu de gens qui ne le sont pas.

Si à côté de toi, des enfants souffrent de la faim tous les jours, tu ne peux pas te goinfrer en les ignorants!

C'est ensemble qu'il nous faut trouver le bonheur.

Mais quelques fois, des gens sont tristes autour de toi.

Et tu ne peux rien faire: on peut  toujours changer les choses.

Si tu as de la joie dans ton coeur, tu la communiqueras à tes proches.

Si tu vois que tu peux faire quelque chose pour quelqu'un tu le ferras.

Même si tu es triste, en te mettant au service des autres, tu leur apportes du réconfort, et ta tristesse peut se changer en joie.

Jésus nous a dit: "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir"

Être Missionnaire, c'est aimer

 de l'Histoire d'une âme de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus :

"La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que, si l'Eglise avait un corps composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous les organes ne lui manquait pas. Je compris qu'elle avait un coeur, et que ce coeur était brûlant d'amour. Je comprs que l'amour seul faisait agir ses membres, que , si l'amour venait à s'éteindre, les apôtres n'annonceraient plus l'Evangile, les martyrs refuseraient de verser leur sang. 

Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux, parce qu'il est éternel !

Alors, dans l'excés de ma joie délirantes, je me suis écriée: " Ô Jésus, mon amour ! ma vocation, enfin je l'ai trouvé ! ma vocation, c'est l'amour ! Oui j'ai trouvé ma place au sein de l'Eglise et cette place, Ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée : dans le coeur de l'Eglise ma Mère, je serais l'amour! ......Ainsi, je serais tout, ainsi mon rêve sera réalisé !"

Pourquoi parler de joie délirante ? Non, cette expression n'est pas juste, c 'est plutôt la paix qui devint mon partage, la paix calme et sereine du navigateur apercevant le phare qui lui indique le port.

Ô phare lumineux de l'amour ! je sais comment arriver jusqu'à toi, j'ai trouvé le secret de m'approprier tes flammes !

Je ne suis qu'une enfant impuissante et faible, cependant, c'est ma faiblesse même qui me donne l'audace de m'offrir en victime à votre amour, ô Jésus !

O mon Dieu je le sais, l'amour ne se paie que par l'amour. Aussi j'ai cherché, j'ai trouvé le moyen de soulager mon coeur en vous rendant amour pour amour.

Charles de Foucault

 " Tout Chrétien doit être apôtre, ce n'est pas un conseil, c'est un commandement, le commandement de la Charité "

Charlier

 "Si je vois bien quelques hommes qui professent des idées justes, je n'en vois guère qui ont le goût de les vivre, et de les suivre jusqu'au bout, quoiqu'il puisse arriver "

Livre de Lézard

 "Et s'il devait arriver une fois que tu n'aies pas la force d'exprimer la vérité avec des mots, garde le silence.

Plutôt que de mentir, serre les lèvres et ne dis rien . Ton silence parlera pour toi "

Monseigneur Freppel

 "Le plus grand service qu'un homme puisse rendre à ses semblables aux époques de défaillances et d'obscurantismes, c'est d'affirmer la Vérité sans crainte, alors même qu'on ne l'écouterait pas "

Père d'Elbée

 " Soyez des âmes d'amour pour devenir apôtre et, chose très belle, à la banque d'amour, plus on donne, plus on s'enrichit "

Père Monier

 "Notre apostolat ne consiste pas à exposer de grandes idées mais à donner aux hommes le goût de Jésus-Christ, de Dieu lui-même.

Il s'agit "d'être" , si tu vis de la lumière, tu seras lumineux"

Pie XII

 " Ne soyez pas une jeunesse molle, soyez plutôt une jeunesse enflammée, une jeunesse ardente, allumez et faites répandre le feu que Jésus vint apporter dans le monde."

Saint Jean

 "Celui qui n'aime pas son prochain qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? "

Saint Jean de la Croix

 "Toute âme qui s'élève, élève le monde. 

Toute âme qui s'abaisse, abaisse le monde "

Fête du Coeur Immaculée de Marie

 

Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à Son Coeur Immaculé pour le salut du monde.  

Elle demanda aux chrétiens de Communier chaque premier samedi du mois et la récitation du chapelet.

Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII  à la radio, consacra le monde au Coeur Immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel.

Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942.

En 1944, en pleine guerre mondiale, Pie XII consacrait encore tout le genre humain au Coeur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection.

Il décréta que l'Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Coeur Immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, «la paix des nations, la liberté de l'Eglise, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus.» 

 

"Ô ma Souveraine, Ô ma Mère, je m'offre tout à vous. Et pour vous prouver mon dévouement je vous donne aujourd'hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, tout ce que je suis et tout ce que je possède. Et puisque je vous appartiens, Ô ma bonne Mère, gardez-moi, protégez-moi comme votre bien et votre propriété . Amen

Histoire de la Bible

 

David et Goliath

 David et Goliath

Israël est attaqué par les Philistins, des guerriers puissants.

Chacun des deux peuples choisit son champion. Du côté des Philistins, c'est Goliath, un terrible géant. Pour Israël, ce sera David, un jeune berger au coeur pur.

Qui va triompher ?

Face aux Philistins, seul, un jeune garçon au coeur pur, ne se décourage pas et se propose pour affronter Goliath.

Le roi Saül convoque David qui lui explique que Dieu lui a toujours donné force et courage. Il n'a pas peur. Alors Saül l'autorise à combattre Goliath. Il veut lui prêter son casque et sa cuirasse de roi mais David n'arrive même pas à marcher avec!

C'est donc tête nue, son bâton à la main, avec une fronde et cinq cailloux dans sa sacoche de berger qu'il ira se mesurer à Goliath! 

Voyant cela, Goliath se moque de lui: "Tu oses t'avancer sur moi avec ton bâton, comme pour attaquer un chien ? Approche, que je te réduise en bouillie" 

Mais David ne se laisse pas démonter: "Aujourd'hui Dieu va te faire périr par ma main. La terre entière saura que Dieu défend Israël, et ce n'est pas une épée ou une lance qui nous rendront vainqueurs"

Dès que Goliath s'avance, David court à sa rencontre et le vise avec sa fronde et atteint le géant au front qui tombe face contre terre.

C'est ainsi que sans épée, David tue Goliath.

Les Philistins voyant leur géant mort, s'enfuirent.

Leçon du texte: Toi aussi, même petit, tu peux t'armer de courage quand tu es dans la vérité. Si tu dois faire quelque chose de bien tu seras fort!

David se sent protégé par Dieu. Grâce à sa foi, il fait confiance à Dieu

Jésus et les enfants

 Jésus et les enfants

(Marc 10, Matthieu 19, Luc 18) : Un jour, Jésus, en route vers la Galilée, des gens se précipitent à sa rencontre. Ils ont besoin de son aide, de ses conseils.

Tous, veulent le voir, le toucher, recevoir sa bénédiction.

Ce jour-là des mamans sont venues avec leurs enfants. Les disciples, voulant bien faire, les renvoient. 

Pourquoi déranger Jésus qui a déjà tant à faire, avec des enfants?

Mais Jésus n'est pas content  et dit: "Laissez venir à moi les petits enfants"

Pourquoi ? D'abord parce que les enfants ont le droit aussi de le voir. Et puis parce qu'Il pense que les enfants ont le coeur pur, bien plus que les adultes.

Il ajoute: "Le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme les enfants. Pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut accueillir l'amour de Dieu comme les enfants".

Les adultes doivent avoir le coeur d'un enfant, la confiance et la pureté d'un enfant.

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